# Marseille, Roubaix… ces salafistes qui veulent imposer la charia

https://www.youtube.com/watch?v=RVigIIlxDA8

[00:00] Musique.
[00:01] Roubet, 98000 habitants, est la ville du multiculturalisme.
[00:06] Il y a 12 églises, un temple protestant et sep mosquées.
[00:12] Environ 40 % des habitants sont musulmans.
[00:16] Ici, tout le monde cohabite.
[00:19] Mais un rapport du gouvernement daté de 2019 pointe un repli communautaire dans certains quartiers de Roubet.
[00:29] Les femmes voilées sont de plus en plus nombreuses.
[00:31] Les jilbab, ces longues robes couvrant le corps, ont fait leur apparition, signe d'un islam plus radical.
[00:40] Amine Elb est né à Roubet.
[00:43] Ce juriste en droit public de 25 ans s'inquiète d'un communautarisme qui basculerait doucement vers l'intégrisme.
[00:49] En l'espace de 5 ans, il a vu certaines rues de sa ville se transformer.
[00:55] Là, on va au niveau de la rue La Noire Roubet.
[00:56] C'est l'une des plus grandes rues euh puisque elle amène vers le centre-ville sur 500 m.
[01:00] Vous avez cin.
[01:03] Six boucheries à l'ail dans la même rue.
[01:05] Vous avez bon ici le le Hamam oriental, la boulangerie, pâtisserie orientale par ailleurs.
[01:11] Voà mais vous avez mieux que ça.
[01:13] Vous avez des librairies islamiques et vous avez tr tr tr tr trois librairies à à l'intervalle de 100 m 200 m où on vend par ailleurs le voile intégral, le nicab.
[01:21] C'est aussi d'une certaine façon un appel à s'exclure de la communauté nationale et à adhérer à une pratique plus rigoriste de l'islam.
[01:31] Tout est fait pour ne pas vous mélanger dans la société.
[01:33] Ce communautarisme, il fait mal à la société française parce que ça nourrit d'une certaine façon l'islamisme radical.
[01:42] Et pourquoi ?
[01:45] Parce que on appelle des jeunes à s'exclure de la société française.
[01:49] Amine en veut pour preuve les jouets vendus dans ses boutiques.
[01:51] Des jouets d'un genre très particulier qui dès le plus jeune âge tendent à façonner l'esprit des enfants.
[01:59] Ici, on propose des poupées qui ont toutes le même point commun.
[02:01] Elles.
[02:03] N'ont pas de visage.
[02:06] Les yeux, la bouche et le nez ne sont pas dessinés.
[02:10] Parce que j'avais jamais vu ça sans visage ?
[02:12] Ah ouais.
[02:15] Ça fait oui oui oui oui.
[02:15] Et pourquoi ils ont pas d'yeux ?
[02:18] Ils ont pas de visage.
[02:21] Parce que normalement islamiquement parlant on ne reproduit pas le visage.
[02:23] C'est Allah qui crée en fait.
[02:25] Donc euh donc c'est comme ça.
[02:29] Les enfants, ça leur plaît à votre avis ?
[02:30] Ils aiment bien.
[02:30] Ouais.
[02:32] Alors moi au début je pensais que ça allait être bizarre et en fait les enfants bah ils sont tellement bizarres que je pense que ils s'imaginent eux-mêmes les expressions s'adaptent.
[02:40] Tu poses pas de question.
[02:41] Ah non, ma fille elle prenait l'autre la grande elle la prenait à la crèche et cetera.
[02:46] D'ailleurs, je me dis elle est marrante cette poupée tendu madame l'original sans rentrer dans les détails mais non les enfants ça les perturbe pas du tout.
[02:55] Merci beaucoup.
[03:01] Selon les courants de l'islam radical, toute représentation humaine est.
[03:05] Interdite.
[03:08] D'ailleurs, dans la librairie d'à côté, les personnages des livres pour enfants ont eux aussi leur trait complètement effacé.
[03:14] Mais le jouet qui a le plus de succès, c'est cette ourse blanc.
[03:19] Sur la boîte, un argument marketing, la peluche préférée des enfants musulmans.
[03:25] Moi j'essaie de favoriser les trucs sur les yeux quoi.
[03:27] C'est quand même mieux aussi.
[03:29] C'est après pour on vous les montres enfant que c'est mieux parfois de représentation, de dessin et cetera.
[03:34] C'est quand même plus judicieux.
[03:38] Ces commerces n'ont rien d'illégal mais révèlent l'influence d'un courant très rigoriste à Roubet.
[03:45] C'est la thèse du sociologue Bernard Rougier, spécialiste de l'islam radical.
[03:50] C'est une manière de montrer que euh dès l'âge, dès l'enfance, on va être meilleur musulmans que les autres et sous-entendus, les autres ne sont pas des bons ni des vrais musulmans.
[04:00] Et donc, c'est l'introduction d'un principe idéologique dans le monde de l'enfance.
[04:04] Et en ce sens-là, c'est assez.
[04:05] Inquiétant.
[04:07] Et il y a plus alarmant.
[04:10] Dans les rayons de certaines librairies islamiques de Roubet, à côté d'auteurs modérés, des livres sulfureux comme ce recueil de savants saoudiens fatoi concernant les femmes qui valident la lapidation ou celui-ci la voix du musulman qui prône le djihad.
[04:29] Il est considéré comme une sorte de mode d'emploi de l'islam radical.
[04:34] [Musique]
[04:35] En ce qui concerne les règles de la vie conjugale, un vendeur nous propose son bestseller.
[04:40] C'est un livre qui est vraiment pas mal.
[04:41] C'est un livre que les gens ils offrent énormément avant les mariages et cetera.
[04:46] Parce qu'en fait dedans dans ce livre là, il vous explique en fait les droits et devoirs mari et femme en fait.
[04:51] Vous voyez ?
[04:53] C'est-à-dire qu'en fait ben la femme elle voit les devoirs qu'elle a et les droits qu'elle a vis-à-vis de son mari et inverse.
[04:57] Et c'est vraiment quelque chose de complet parce que c'est tiré du Coran, la Sunna, vous avez énormément de hadith et tout dedans.
[05:02] C'est quelque chose qui est vraiment complet.
[05:06] Dans ce petit livre de 130 pages, les femmes ont plus de devoirs que de droit comme par exemple l'interdiction de mettre son mari en colère, de se refuser à son époux ou encore de demander le divorce.
[05:21] Et ça marche bien en ce moment.
[05:22] Non mais ça ça marche tout le temps ça et franchement c'est un grand classique.
[05:25] Il faut savoir que le chir qui a fait ça c'est un savant algérien.
[05:28] Il est vraiment au courant du hal de ce qui se passe en France et cetera.
[05:32] Euh les mentalités c'est plus ou moins les mêmes donc ils ont l'habitude.
[05:36] À Roubet des commerces s'adaptent à cette demande d'un islam rigoriste.
[05:39] Certains restaurants ne font pas exception.
[05:43] De l'extérieur celui-ci semble ordinaire.
[05:49] Mais une fois passé la porte d'entrée, nous découvrons une salle spécialement aménagée.
[05:53] Ici, les femmes voilées ont leur place réservée.
[05:58] On est deux et on aimerait bien un box pour dîner sans avoir apporté le voile.
[06:05] Il suffit pour cela de tirer le.
[06:11] [Musique]
[06:13] Rideau.
[06:13] Depuis son ouverture il y a 3 ans, le restaurant ne désemplit pas.
[06:19] [Musique]
[06:22] C'est le seul resto ici qui fait ça.
[06:25] Après, je conseille à mes clients qui veulent plus de triter de venir le weekend.
[06:28] Ah le mieux c'est de venir en semaine calme poser tout seul.
[06:33] C'est bien quand on est deux femmes voilées.
[06:35] Ouais.
[06:37] Pourant ça a été fait.
[06:42] Soirée à vous mesdames.
[06:48] Il y a 5 ans les gens se mélangaient et ce changement, cette bascule dans la société, elle est imminente.
[06:59] Elle est imminente que si on ne fait rien là c'est perdu.
[07:04] Amine Elb en sait quelque chose.
[07:07] Sa sœur aînée s'est radicalisée en 2014, puis elle a rejoint l'État.
[07:11] Islamique.
[07:13] Aujourd'hui, elle est emprisonnée dans un camp en Syrie.
[07:17] Je mène une vraie bataille contre l'islam radical parce que je suis touché personnellement par la radicalisation.
[07:24] J'ai l'une de mes grandes sœurs hein qui elle-même s'est radicalisée ici à Roubet et puis aussi parce que j'estime que c'est un vrai sujet de société et soyons cru.
[07:34] Ça peut pas être uniquement le français blanc qui doit parler du sujet.
[07:38] Il faut aussi que les musulmans de ce pays se réveillent, prennent la parole et disent nous l'islamisme c'est pas possible chez nous.
[07:48] [Musique]
[07:50] À Roubet, Amine Elb a engagé la bataille.
[07:53] Il a mise au jour un scandale qui mèle argent et islamisme.
[07:59] Après un an d'enquête, il révèle que la mairie finance une association qui ferait du prosélitisme religieux auprès de jeunes enfants.
[08:10] On est devant les locaux de.
[08:12] L'association AI.
[08:15] J'ai signalé cette association qui sous prétexte de cours de soutien scolaire effectue en réalité des cours coranique à des gamins âgés de 3 ans.
[08:26] Et là, c'est une association qui est gérée avec des fonds publics, avec de l'argent public dans des locaux qui appartiennent à la ville de Roubé.
[08:36] Donc c'est ça qui me gêne.
[08:39] Les cours de religion sont autorisés mais en aucun cas ils ne peuvent être financés par de l'argent public.
[08:45] L'association AI, ambition et initiative pour la réussite est un géant des cours de soutien à Roubet.
[08:51] Depuis 2013, elle accueille 300 élèves du CP à la terminale.
[08:59] Ses très bons résultats au brevet et au baccalauréat font la fierté de la mairie qui la soutient financièrement et publiquement.
[09:07] Le maire de Roubé s'est affiché de nombreuses fois dans les locaux de cette.
[09:13] Association.
[09:15] Vous avez des associations, notamment une association qui s'appelle la qui fait du soutien scolaire depuis des années qu'on aide à grandir.
[09:22] Au fil des années et discrètement, l'association Aurait ajouté à ses activités des cours d'arabes qui se seraient transformé en cours de religion.
[09:33] Le maire et les élus étaient-ils au courant ?
[09:35] On peut se poser la question.
[09:37] Amine a retrouvé des documents qui étaient distribués aux enfants.
[09:44] Par exemple, ça c'est assez parlant, un calendrier avec ici, vous pouvez le voir avec les horaires de prière.
[09:52] Et puis on vous propose aussi dans ce calendrier, ben comment bien faire la prière.
[09:57] Donc c'est à la fois l'apprentissage des gestes et puis en même temps vous avez évidemment les sorates adéquates qui doivent être euh dictées.
[10:05] On a le parfait guide pratique pour suivre la prière.
[10:13] Les livres d'Abes font aussi référence à.
[10:15] La religion, tout comme les devoirs.
[10:21] Sur les cahiers de textes des élèves, on peut lire réviser sourate Almassad ou encore apprendre sourate Alfatiha.
[10:28] Des enseignements clairement religieux.
[10:33] Donc évidemment, c'est pas des cours de langue arabe.
[10:35] On peut parfaitement apprendre l'arabe sans apprendre à des enfants de 3 ans le Coran.
[10:42] Alors, qui est le fondateur de cette association ?
[10:44] Nous avons cherché à le rencontrer, mais il a refusé toutes nos demandes d'interview.
[10:52] Nous sommes allés le retrouver sur son lieu de travail.
[10:54] Il est professeur dans un lycée public de Roubet.
[11:00] Bonjour, je fais un reportage de l'association à que moi je trouvais très important de vous donner un droit de réponse.
[11:06] Il y a eu un mélange des genres entre cours d'arabe et cours de religion refuser.
[11:12] Vous voulez pas du tout vous exprimer ?
[11:16] Est-ce que vous vous donnez de cours de religion ?
[11:21] Pour se défendre, il ne s'est exprimé qu'une seule fois dans le quotidien régional, la voix du nord.
[11:28] Et si notre objectif était d'enseigner le Coran, est-ce qu'on serait venu s'installer dans un endroit aussi peu discret ?
[11:33] Notre objectif, c'est d'aider gamins en souffrance scolaire, pas de se substituer aux mosquées.
[11:41] Et pourtant, quand nous sommes allés à l'association en profitant d'une journée d'inscription, c'est un tout autre discours que nous avons entendu.
[11:51] Pour ne pas éveiller les soupçons, nous nous sommes fait passer pour des parents d'élèves.
[11:57] C'est la directrice adjointe qui nous accueille.
[11:59] Salam.
[12:01] Euh je des renseignements pour les cours d'arabes.
[12:04] Vous êtes du coup la directrice, c'est ça ?
[12:06] Oui.
[12:08] Une responsable.
[12:08] D'accord.
[12:08] Très bien.
[12:10] Et une dame elle m'a dit il y avait les cours ou non ?
[12:12] Non, on fait que la langue arabe.
[12:14] D'accord.
[12:14] OK.
[12:14] Et pourquoi on fait
[12:16] Plus pardon ?
[12:20] Les employés semblent avoir reçu des consignes de discrétion.
[12:25] À la sortie, un groupe de femmes nous avoue que depuis cette année, l'association est obligée de se montrer prudente avec les cours de Coran.
[12:33] Excusez-moi, j'ai j'ai une question.
[12:36] Je voulais inscrire mon fils de vos enfants.
[12:38] Oui.
[12:40] Moi je travaille ici, je suis enseignant.
[12:42] D'accord.
[12:42] OK.
[12:42] Ouais.
[12:44] On fait pas trop, on fait pas Malheureusement, on fait pas on est surveillé.
[12:46] D'accord.
[12:48] Tu sais qu'on est surveillé par rapport à la l'état, c'est l'état.
[12:50] Avant il y avait deux séances par semaine.
[12:52] Moi je suis parent des lèves.
[12:54] Il y avait deux séances par semaine, une séance isque et l'autre courant.
[12:59] Ma fille, elle avait 3 ans.
[13:04] Il faisait le Coran, il faisait la religion, il faisait les et tout ça.
[13:08] Et moi j'ai demandé à la direct, je lui dis pourquoi vous avez raté cette année.
[13:11] Elle m'a dit on attend que ça se calme, on a peur qu'on nous ferme l'association.
[13:14] Je pense que ça va reprendre parce que c'est ce qu'elle m'a dit.
[13:18] Ah, elle vous a dit que ça allait reprendre.
[13:19] Au revoir.
[13:22] Sous couvert de cours de soutien, l'association AR aurait bien donné des cours de religion et pas n'importe quel, ceux d'un islam rigoriste.
[13:33] [Musique]
[13:35] [Applaudissements]
[13:38] Et pour cause, le directeur d'A a dirigé pendant 6 ans une école coranique dans une mosquée intégriste de Roubaix.
[13:47] [Musique]
[13:50] Bruno Renoule est journaliste à la Voix du Nord.
[13:54] Il a enquêté plus d'un an sur l'association AI.
[13:59] [Musique]
[14:02] Ici, c'est la mosquée Abou Baker qui est une mosquée de tendance salafiste à Roubaix.
[14:06] Salafisme, c'est un courant qui vise à pratiquer l'islam tel que le pratiquaient les compagnons du prophète Mahomet.
[14:12] Donc avec des rites et des pratiques qui existaient au premier temps de l'Islam.
[14:16] Donc au 7e siècle.
[14:20] Il nous explique qu'en 2013, le directeur décide de quitter l'école coranique de la mosquée pour en créer une nouvelle qui fera du soutien scolaire et en plus sera laïque.
[14:32] Il aurait eu un but bien précis en tête.
[14:36] En fait, il a continué la même activité qu'auparavant.
[14:40] D'ailleurs, il y a plein de parents pour qui c'était toujours une école coranique en fait.
[14:43] Euh alors que lui, le discours officiel qui tenait auprès des institutions, c'est non, on donne des cours de soutien scolaire, c'est-à-dire qu'une partie de l'activité a été cachée euh aux autorités pour pouvoir toucher des subventions.
[14:56] Le fondateur aurait touché des dizaines de milliers d'euros de subvention.
[15:01] Rien qu'en 2020, la mairie de Roubaix a versé 64 640 € et la préfecture 6 000 €.
[15:12] [Musique]
[15:15] Quand Amine Elb découvre l'affaire, il envoie des mails d'alerte à la mairie, mais ils restent tous sans réponse.
[15:22] Réponse, contrairement à ceux envoyés à la préfecture.
[15:31] Johanna Buchter, la sous-préfète, lance immédiatement une enquête qui révèle que AI a bien des activités contraires à la laïcité et aux valeurs de la République.
[15:46] La loi de 1905 dispose qu'aucun culte ne bénéficie de subvention publique.
[15:51] Donc, tous ces éléments sont suffisants pour l'État pour prendre cette décision, d'une part de ne pas renouveler sa confiance à cette association et aussi pour exiger le remboursement des subventions qui ont été versées et qui vraisemblablement n'ont pas eu un usage conforme à ce qui était accordé au départ.
[16:05] Combien vous demandez de remboursement ?
[16:07] Le montant total dépasse 50 000 €.
[16:11] Et ce n'est pas fini.
[16:14] Même le conseil régional, qui avait donné 1 500 € en 2018, a lui aussi demandé le remboursement de la.
[16:23] Somme.
[16:26] Quant à la mairie de Roubet, elle ne demande aucune restitution d'argent et elle reste étrangement silencieuse.
[16:33] Le maire Guillaume Delb d'hivers droite ici en veste bleue a refusé toutes nos demandes d'interview.
[16:39] Nous sommes donc allés l'interpeller lors d'une sortie officielle à un vernissage.
[16:48] En fait, monsieur Mar, j'essaie de vous joindre depuis très longtemps parce que je voudrais savoir si vous avez demandé le remboursement des 75640 € à l'association R.
[16:57] Je laissequ se faire.
[16:59] C'est ça.
[17:01] Mais vous, est-ce que vous pensez qu'il y a confusion des genres et qu'entre cours d'arabe et cours de religion ?
[17:04] Je n'en sais rien.
[17:06] Je laisse l'enquête parce que c'est très important que vous nous répondiez.
[17:07] Est-ce que il y a il y a quelque chose qui va contre les valeurs de la République ?
[17:14] Quelques minutes plus tard, le maire se ravise et revient vers nous.
[17:17] Il ne sait pas qu'il est filmé.
[17:20] Cet assaut, je suis allé 15 fois les voir.
[17:25] Pour un travail remarquable de scolaire et j'ai pas vu le début marque de prosélitisme.
[17:29] Et vous, vous vous dites que si c'était avéré, ça vous gêne ou pas ?
[17:33] Le directeur de l'association qui m'a dit que c'était pas le cas.
[17:38] D'accord.
[17:38] Mais c'était à la mosquée à Aboubakar, c'est ça ?
[17:41] Bah l'association était historiquement liée et puis elle s'est séparée.
[17:44] Donc moi il m'a il m'a dit oui, il y a une période de transition.
[17:49] Mais la l'enquête de la préfecture alors elle n'est pas valable à votre avis ?
[17:54] Non, j'attends d'avoir des éléments prob.
[17:55] Pourquoi An ça veut pas dire djihad et tout ?
[17:58] Guillaume Delbar semblerait au courant mais minimise le problème.
[18:03] Le journaliste de la Voix du Nord, Bruno Renoule, pense savoir pourquoi l'homme politique aurait pu fermer les yeux pour des raisons électorales.
[18:13] Al effectivement, moi j'ai parlé de politique de l'autruche sur le sujet parce que Guillaume Delbar, c'est pas la première fois qu'en fait il est très gêné en fait pour s'expliquer quand il y a une polémique liée à l'islam.
[18:23] Et donc là sur ce sujet, est-ce ?
[18:25] Qu'on peut parler de clientélisme ?
[18:27] C'est ce serait une accusation un petit peu forte.
[18:28] Mais en tout cas, euh, je pense que le maire de Roubaix a très peur de se mettre à dos, euh, une certaine partie de l'opinion musulmane.
[18:35] Il doit penser qu'il y a un électorat musulman à Roubaix et donc, euh, il préfère le plus souvent se taire pour pas prendre de risque.
[18:47] Depuis notre tournage, l'association a hier fermé ses portes.
[18:53] Son directeur et deux autres responsables ont été placés en garde à vue par la brigade financière de Lille qui a ouvert une enquête pour abus de confiance.
[19:02] Leur procès aura lieu dans quelques jours.
[19:08] Quant au maire de Roubaix, il sera également jugé pour détournement de fonds publics par négligence.
[19:15] La justice lui reproche sa réaction très tardive dans cette affaire.
[19:24] Pour Amine Elbahi, cette histoire qu'il a...
[19:27] Contribué à dénoncer est révélatrice de l'aveuglement de certains hommes politiques, d'un déni face à l'emprise islamiste.
[19:39] Le silence de la mairie sur cette affaire, ça m'a rappelé le fait que de nombreuses familles qui avaient signalé la radicalisation d'un de leurs proches n'ont pas été prises au sérieux.
[19:56] Lorsque j'avais signalé la radicalisation de ma propre sœur, j'avais l'impression de parler à un mur.
[20:05] Les autorités publiques ne comprenaient pas.
[20:10] Mon signalement n'a pas été pris au sérieux et malgré nos signalements dans la procédure, elle a quand même pu partir en Syrie.
[20:20] Et donc moi, je lance ce message d'alerte.
[20:25] Si vous n'agissez pas dès aujourd'hui.
[20:27] contre le
[20:29] communautarisme, vous allez voir à
[20:32] quoi vous allez être confronté dans
[20:35] quelques
[20:36] années. Ce sujet, c'est une bombe à
[20:39] retardement.
[20:41] Si vous luttez pas maintenant contre
[20:42] l'islamisme, si vous ne sortez pas
[20:44] immédiatement du déni, vous allez le
[20:48] payer très cher.
[20:52] Selon un rapport du Sénat, sur les 4,1
[20:55] millions de musulmans que compte la
[20:57] France, environ 90000 sont
[21:00] fondamentalistes et 8000 sont considérés
[21:03] comme engagés dans un processus de
[21:06] radicalisation et étroitement surveillé
[21:08] par les services de police.
[21:15] Ouais, c'est pris.
[21:17] Cette mission revient essentiellement au
[21:19] renseignements
[21:21] territoriaux. Dans les bouches du Rône,
[21:24] une vingtaine de policiers suit les
[21:26] déplacements d'islamistes considérés
[21:27] comme potentiellement
[21:31] [Musique]
[21:34] dangereux. Ce jour-là, Max surveille un
[21:37] délinquant qui se déplace en
[21:39] scooter. Il s'est radicalisé après un
[21:42] séjour en prison pour vol et agression.
[21:47] Pourquoi vous surveillez cette personne
[21:48] ? Le profil qui nous a été transmis par
[21:51] les services pénitentiaires, c'est un
[21:52] individu particulièrement hostile avec
[21:56] comportement agressif qui se portait
[21:58] aussi au niveau religion et intégrisme
[22:01] et salafisme quelque chose de peu
[22:03] avancé.
[22:04] Après terroriste, c'est pas écrit sur le
[22:06] frontin. Donc c'est de voir
[22:08] effectivement quelles vont être ses
[22:09] relations, quelles vont être ses
[22:11] habitudes de vie, savoir qui il
[22:13] rencontre, à quelle heure, où est-ce
[22:15] qu'il suit de manière drastique les
[22:17] prières auxquelles il doit assister.
[22:19] Tout ça, ça va corroborer un profil
[22:21] islamiste ou pas ?
[22:24] En clair, ils cherchent à déterminer son
[22:26] niveau de dangerosité et surtout quel
[22:29] réseau il fréquente.
[22:31] Ça va descendre. Ça va descendre. Ouais,
[22:32] c'est pris pour
[22:34] cage qui arrive. Allez en
[22:40] approche. Descend.
[22:44] Vous savez combien de temps vous allez
[22:45] le surveiller celui-ci ? Aucune idée.
[22:47] Aucune idée. Ça va être, je vous dis, en
[22:50] fonction de ce qu'on va pouvoir
[22:51] recueillir, apporter aux analystes et et
[22:54] c'est eux qui décideront si on continue
[22:57] à à le surveiller ou pas.
[23:02] Il monte sur le scout. C'est un départ.
[23:05] C'est un départ pour le target. OK.
[23:09] La filature peut durer des mois et
[23:11] mobiliser une dizaine
[23:15] d'agents. Le travail de fourmis des
[23:17] renseignements territoriaux et des
[23:18] autres services aurait permis de déjouer
[23:21] 37 attentats islamistes en France depuis
[23:24] 2017.
[23:28] Toutes les personnes radicalisées ne
[23:30] basculent pas dans le
[23:31] terrorisme. En revanche, elle diffuse
[23:34] des idées contraires aux valeurs de la
[23:37] République, c'est-à-dire qu'elles font
[23:39] passer la religion au-dessus des
[23:42] lois. La stratégie des islamistes est
[23:45] souvent la même : prendre le contrôle
[23:47] des lieux de vie.
[23:49] Depuis
[23:51] 2019, le patron des renseignements
[23:53] territoriaux de Marseille a signalé une
[23:55] vingtaine d'établissements tenus par des
[23:58] fondamentalistes. 11 ont été fermés.
[24:01] On surveille les écoles, certaines
[24:03] salles de prière, des associations, ça
[24:05] peut être des commerces. Il n'y a pas un
[24:07] endroit où on véhicule des idées
[24:09] rigoristes. Il y a plusieurs domaines
[24:12] qui méritent une attention.
[24:14] Comme ce bâtiment qui a été fermé cette
[24:16] année, l'association qui le louait
[24:19] entraînait au foot les enfants du
[24:21] quartier. Puis elle avait ouvert une
[24:23] mosquée salafiste et une école coranique
[24:26] où étaiit prononcé des discours
[24:27] antirépublicains.
[24:29] Et c'est ça le danger aujourd'hui. C'est
[24:31] pas tellement le fait que il puissent se
[24:32] commettre des attentats, mais le fait
[24:34] d'entretenir des salles où on a un
[24:37] discours qui est particulièrement
[24:39] marqué. C'est ce qu'on essaie de
[24:40] détecter après que les gens soient plus
[24:43] croyants, plus pratiquants ou ce genre
[24:44] de choses. C'est pas notre problème à
[24:46] nous, c'est pas notre problématique. Par
[24:47] contre, la personnalité des gens qui
[24:50] amènent un groupe à se radicaliser, ça
[24:53] par contre, ça nous intéresse parce que
[24:55] lorsque vous laissez s'installer un
[24:57] foyer fondamentaliste antirépublicain,
[25:00] ça se transmet et cela peut toucher
[25:02] petit à petit toute la communauté,
[25:05] notamment les enfants très facilement
[25:08] influençables. Pour diffuser leur
[25:11] idéologie, les islamistes ouvrent des
[25:13] associations sportives de soutien
[25:16] scolaire. ou encore des écoles dont
[25:19] certaines sont
[25:20] [Musique]
[25:21] clandestines comme celle-ci repérée par
[25:24] les renseignements
[25:26] territoriaux. Il y a 3 ans, elle
[25:28] accueillait une vingtaine d'enfants.
[25:31] Structure clandestine non déclarée, sous
[25:34] couvert d'une structure associative au
[25:36] départ et qui grandissait chaque jour.
[25:39] Elle a attiré très peu l'attention si ce
[25:41] n'est aux heures d'arrivée des enfants
[25:42] et aux heures de départ. C'est le seul
[25:44] moment où on pouvait détecter la
[25:45] présence d'une école tournée vers la
[25:47] religion musulmane.
[25:49] Depuis 2019, deux écoles clandestines
[25:52] ont été fermées à Marseille.
[25:55] [Musique]
[25:58] À côté de ces écoles cachées et non
[26:00] déclarées, d'autres établissements sont
[26:03] aujourd'hui dans le viseur des
[26:04] autorités. Les écoles privées hors
[26:07] contrat. Elles ne touchent aucune
[26:10] subvention et ne sont pas obligées
[26:11] d'engager des professeurs
[26:14] diplômés. En France, sur un total de
[26:17] 60000 écoles, il existe 1831
[26:20] établissements hors contrat. 71 %
[26:23] laïques et 29 % sont
[26:26] confessionnels. 217 sont catholiques, 50
[26:30] sont juifs et 63 sont
[26:34] musulmans. Si la majorité ne pose pas de
[26:37] problème, certains sont soupçonnés de
[26:39] dérives
[26:40] religieuses comme cette école
[26:42] musulmane située dans les quartiers nord
[26:44] de Marseille.
[26:48] Les renseignements territoriaux ont
[26:49] repéré que des islamistes auraient
[26:51] inscrit leurs
[26:53] enfants. Les policiers vont contrôler
[26:55] l'établissement avec d'autres services
[26:57] de l'État.
[27:02] Tout le monde est là ? Oui. Bon, alors
[27:04] ce matin, on contrôle une école hors
[27:07] contrat. Cette école, elle a ouvert il y
[27:09] a 9 ans. Il y aurait 143 élèves
[27:12] inscrits, donc neuf classes. Donc
[27:14] maternel et primaire, ça va de la très
[27:16] petite section au CM2 et une douzaine
[27:19] d'enseignants ou personnel. Donc le but
[27:22] du contrôle, c'est de s'assurer que les
[27:23] enfants étaient accueillis dans de
[27:24] bonnes conditions et de vérifier les
[27:27] diplômes des
[27:28] enseignants. Au côté des renseignements
[27:31] territoriaux, une quarantaine de
[27:33] fonctionnaires, éducation nationale,
[27:36] service d'hygiène, Ursaf, FIS,
[27:40] police. On y va. À eux tous, ils forment
[27:43] la
[27:45] CLI, la cellule de lutte contre
[27:48] l'islamisme et le repli communautaire.
[27:52] Cette cellule existe depuis 2019. Il y
[27:55] en a une dans toutes les préfectures de
[27:57] France.
[27:59] Il y a encore peu, chaque service
[28:01] intervenait de son côté avec une
[28:03] efficacité plus limitée.
[28:08] Bonjour éducation nationale, nous venons
[28:10] pour un contrôle de l'école, s'il vous
[28:11] plaît. Aujourd'hui, ils unissent leurs
[28:14] compétences pour lutter contre la
[28:16] radicalisation religieuse.
[28:20] Bonjour monsieur. Éducation nationale,
[28:22] nous venons pour un contrôle de l'école.
[28:24] plus voilà l'ordre de mission de
[28:27] monsieur le recteur. Le directeur n'a
[28:29] pas été prévenu de cette inspection.
[28:31] sont les trois inspecteurs de
[28:32] l'éducation nationale qui vont faire le
[28:34] contrôle associés aux autres services de
[28:36] la préfecture
[28:40] ce qui est responsable au moins
[28:41] préfecture de police
[28:43] [Musique]
[28:45] 143 enfants sont inscrits dans cette
[28:47] école hors contrat
[28:50] musulman une chose frappe tout de suite
[28:52] les inspecteurs de l'éducation
[28:56] national dès l'âge de 9 ans, les filles
[28:59] sont voilées
[29:01] et séparer des
[29:02] garçons. Signe d'un islam
[29:08] rigoriste. Cette enseignante l'assume
[29:11] totalement.
[29:13] Ils sont là. Oui. Et là, ils sont
[29:16] séparés garçon fillés. Exactement. Le
[29:18] but, bon, les filles voi les garçons,
[29:20] les garçons voient les filles. Donc
[29:21] finalement, c'est apprendre à vivre
[29:22] ensemble sans forcément avoir besoin de
[29:24] d'avoir ce contact là, d'aller parler à
[29:26] un homme et cetera. Mais du coup ils ils
[29:29] apprennent à vivre sans aller voir le le
[29:33] genre reposé même en CP même à 5 6 ans.
[29:37] C'est quoi le danger plus pour plus tard
[29:39] ? Voilà lorsqu'on on nous donne des
[29:42] convictions, des valeurs et cetera, des
[29:43] principes dès l'enfance finalement on
[29:45] grandit avec et c'est compliqué pour
[29:48] nous d'emprindre quelque chose qui est
[29:49] inné en fait finalement chez nous. C'est
[29:51] des convictions que nous avons et c'est
[29:53] la politique également de l'école.
[29:55] D'accord. Voilà. Exactement.
[29:59] Cours de sport, cantine et même lors des
[30:02] récréations, les enfants ne se mélangent
[30:05] pas. Cette petite fille aimerait aller
[30:07] du côté des garçons, mais la
[30:09] surveillante l'en
[30:12] empêche. Et quand nous posons la
[30:14] question au directeur, il se justifie
[30:16] d'une façon étonnante. Cette règle
[30:18] n'aurait rien à voir avec la religion.
[30:21] C'est pas dans la religion. Donc la
[30:22] religion n'oblige pas donc à mais euh
[30:25] pédagogiquement parlant, quand on est
[30:26] dans la cour de récréation,
[30:29] instinctivement, vous verrez que les
[30:30] garçons jouent avec les garçons et les
[30:31] filles avec les filles. On peut pas
[30:33] forcer une fille à vouloir être ami avec
[30:35] un garçon ou un garçon avec une fille.
[30:37] Donc on a trouvé cette facilité. Donc à
[30:39] partir de ce moment-là, quand une chose
[30:42] elle marche, bah pourquoi s'en priver ?
[30:45] Ça c'est pas la réalité de la vie en
[30:46] France. On n'est pas séparé. C'est pas
[30:48] la réalité actuelle.
[30:52] Des fillettes voilées, des enseignantes
[30:54] entièrement couvertes,
[30:56] des règles de non mixité très strict.
[30:59] Les inspecteurs de l'éducation nationale
[31:01] n'avaient jamais vu cela ailleurs.
[31:04] On a fait d'autres écoles de même
[31:06] confession où les enfants sont mélangés.
[31:09] Ça montre un petit peu le finalement
[31:11] comment il voit la pratique de la
[31:13] religion. Ça montre certains éléments.
[31:15] Effectivement, c'est pas illégal. Non,
[31:17] c'est pas illégal. Non, non, c'est pas
[31:19] illégal. Là, ça fait partie de leur
[31:20] organisation. Donc, on peut peut pas
[31:22] dire, vous avez pas le droit de le
[31:23] faire. Par contre, pour nous, ça fait
[31:25] partie des des signes des signes
[31:27] faibles. On appelle ça des signes
[31:29] faibles en disant bon, il y a peut-être
[31:30] une vigilance à avoir par rapport à ce
[31:32] qu'ils peuvent prenner et
[31:37] et notamment dans les cours qui leur
[31:38] sont donnés.
[31:40] Bonjour madame, bonjour les enfants. Car
[31:43] dans les écoles intégristes, certains
[31:45] enseignements sont volontairement
[31:47] occultés comme la théorie de
[31:49] l'évolution, les sciences naturelles ou
[31:54] l'art. Les inspecteurs de l'éducation
[31:56] nationale cherchent aussi à savoir si la
[31:59] religion ne prend pas plus de place que
[32:01] le programme scolaire.
[32:03] Regarde si les enseignements respectent
[32:05] bien le gouvernement de choix de
[32:06] connaissance.
[32:08] C'est-à-dire qui vient de qui est le
[32:11] français qui soit soit bien respecté.
[32:14] C'est surtout ça que je regarde de la
[32:16] maternelle au CM2. L'arabe est enseigné
[32:19] tous les matins. Reste maintenant à
[32:21] connaître le contenu des
[32:25] cours. Après, nous allons faire traduire
[32:28] pour avoir une idée un petit peu de ce
[32:29] qui est fait. Voilà, puisque nous nous
[32:31] ne maîtrisons pas la langue arabe. Donc
[32:36] [Musique]
[32:39] l'inspectrice veut poser des questions à
[32:41] la professeure
[32:42] d'Abel manuel elle utilise.
[32:48] Là, on a les cet d'écriture. Très bien.
[32:50] Qu'est-ce que vous avez fait ce matin ?
[32:52] Donc, on a d'abord constat rituel, le
[32:54] Coran, l'arabe. En langage, on a fait le
[32:58] 1.
[32:59] D'accord. Vous appuyez sur quel ouvrage
[33:01] pour les maternels ? Euh en fait c'est
[33:04] juste alors c'est juste un support en
[33:07] fait parce que c'est beaucoup de
[33:09] parcours. D'accord. Pas de manuel
[33:12] scolaire en arabe uniquement le Coran.
[33:15] Ça ne ressemble pas à un cours de langue
[33:16] vivante mais plutôt à un cours
[33:18] d'enseignement religieux. Ils apprennent
[33:20] ben là ils apprennent des sourates. Donc
[33:23] voyez il y a récitation des sourates. À
[33:26] quel âge ? Bah à 2 ans. Donc il commence
[33:28] à apprendre les sourates. Euh on les
[33:31] voit là. Euh voilà, ça ce n'est pas
[33:33] habituel. C'est la première fois
[33:35] effectivement que moi je vois des
[33:36] enfants si jeunes qui apprennent des
[33:38] sourates tous les matins.
[33:41] Comme l'avait signalé les renseignements
[33:43] territoriaux, la religion est
[33:45] omniprésente et elle le serait au
[33:47] détriment de l'enseignement général.
[33:50] Voilà, ce n'est pas la seule dérive
[33:52] constatée.
[33:55] Bonjour madame. Bonjour de Oui. Les
[33:58] agents de l'URSAF découvrent ce qui
[34:00] ressemble à une fraude. La majeure
[34:02] partie des personnels de l'école, des
[34:04] professeurs, aux agents d'entretien
[34:06] n'est pas déclaré comme salarié mais en
[34:08] tant que bénévole. Il ne touche donc pas
[34:11] de salaire mais un dédommagement de
[34:13] quelques centaines d'euros par mois.
[34:15] Bonjour, je juste avoir deux petites
[34:17] questions à vous poser. Ici, vous faites
[34:19] quoi dans l'école ? Vous êtes
[34:20] enseignante ou vous êtes comme tata ?
[34:22] D'accord. Vous vous êtes à temps complet
[34:23] ou à temps partiel ? Donc bénévole donc
[34:27] vous percevez des remboursements de
[34:28] frais, vous avez une unité for vous
[34:30] c'est 500 € alors c'est ça fin de mois.
[34:32] D'accord. Chran merci.
[34:37] Bonjour, c'est
[34:39] Lursof. Vous êtes bénévole ou vous êtes
[34:41] salarié ? Non, je suis bénévole.
[34:43] Bénévole ? Ouais.
[34:45] Du lundi au vendredi. Ouais. 500 € à fin
[34:47] de mois. Ouais. Pour être très clair, si
[34:50] on n'est pas du bénévola. Non, non, on a
[34:54] Pourquoi ? Parce que vous avez une
[34:55] prestation réalisée à temps complet qui
[34:58] en plus donne lieu à une rémunération
[35:00] forfaitaire qui est de 500 €. C'est du
[35:02] travail dissimulé. Ouais, c'est une
[35:04] dissimulation d'emploi salarié.
[35:07] Sur 12 employés, neuf sont déclarés
[35:10] comme
[35:11] bénévoles. Le directeur éviterait ainsi
[35:14] de payer les charges sociales.
[35:17] [Musique]
[35:18] Ce fait beaucoup d'argent. Bah si on
[35:20] considère que les frais de scolarité,
[35:22] c'est 200 € par mois par élève et qu'on
[35:24] environ 200 élèves, ça fait 40000 € de
[35:27] rentrée chaque mois. Donc après, il
[35:29] faudra examiner comment les comptes de
[35:31] l'association pour voir l'usage qui est
[35:33] fait de de ces sommes là. Quelle dépense
[35:35] ? Ah bah des voyages, des restaurants,
[35:37] des choses comme ça quoi. Ça perhabit
[35:39] bien sociaux. Ouais. Ça ça peut jouer
[35:41] pour fermer l'école ou pas ? Ça peut oui
[35:43] de toute façon après c'est madame la
[35:44] préfète qui décidera hein.
[35:48] 2h30 de contrôle plus tard les
[35:51] différents services repartent les bras
[35:53] chargés de documents
[35:55] comptables, de cahiers de cours, de
[35:57] bulletins de paix qu'ils vont devoir
[35:59] analyser.
[36:05] Mais le premier compte-rendu qu'il
[36:07] transmet à la préfete de police des
[36:08] bouches du Rône, Frédéric
[36:11] Camileri, est déjà
[36:15] alarmant. Nous avons constaté un certain
[36:18] nombre de carences. Je vous donne
[36:20] quelques exemples. Il n'y avait pas de
[36:22] livres dans les salles de classe. Pas de
[36:24] livres d'enseignement ou très
[36:26] peu. Les seuls livres qui étaient
[36:28] présents, par exemple pour
[36:29] l'enseignement de la langue arabe,
[36:31] c'était le Coran. Sur la question de la
[36:34] culture, tout un pan du socle commun qui
[36:37] n'est pas enseigné manifestement dans
[36:39] cette école sur un certain nombre de de
[36:42] concepts de biologie. La reproduction,
[36:44] c'était pas enseigné. C'est également
[36:46] des problèmes d'encadrement avec des des
[36:48] personnes présentes, des adultes qui
[36:50] n'ont pas forcément les les diplômes
[36:51] requis pour encadrer et enseigner aux
[36:53] élèves et donc euh si elle ne se met pas
[36:56] en conformité, elle sera
[36:58] fermée. De son côté, le directeur de
[37:02] l'école ne comprend pas ce que l'État
[37:03] lui
[37:05] reproche. Il se présente comme un homme
[37:07] d'affaires qui gère un abattoir et une
[37:09] exploitation agricole en plus de son
[37:11] groupe scolaire.
[37:13] Pour lui, cela s'apparente à de la
[37:15] persécution contre la communauté
[37:19] musulmane. Vous vous avez l'impression
[37:21] que vous êtes pris pour cible un peu les
[37:23] écoles. C'est pas une impression se
[37:25] mentir. C'est pas une impression, c'est
[37:26] une réalité ça. En fait, c'est la
[37:28] satisation au bout d'un moment, c'est un
[37:30] constat. Non, aujourd'hui, on le ressent
[37:32] plus, on le sait. C'est-à-dire qu'on on
[37:34] est obligé de se justifier pour toute
[37:35] chose. Euh en quelque sorte nous euh une
[37:38] petite erreur, on n'y a pas droit. En
[37:40] fait laï, j'en ai entend parler depuis 5
[37:42] 6 ans, c'est récent, c'est nouvelle
[37:44] religion entre guillemets. C'est vrai.
[37:46] Avant on avait jamais entendu parler de
[37:48] ça. Et selon le directeur, apprendre
[37:51] l'arabe uniquement dans le Coran n'est
[37:53] pas un problème. Il faut appeler un
[37:55] chat. Un chat, il mémorise des versets
[37:57] du voilà. Si maintenant vous dites que
[38:00] ça c'est de la c'est l'enseignement de
[38:01] la religion, je sais pas. Moi, pour moi,
[38:03] c'est comme la poésie en fait, parce que
[38:05] quand ce qu'ils apprennent pour pouvoir
[38:07] euh faire la prière, essayer de point la
[38:09] ligne. Vous n'avez pas peur pour vous
[38:10] faire l'école ? Non, j'ai pas peur parce
[38:12] que on a rien à cacher.
[38:14] Rien à cacher, pas si
[38:17] sûr. Nous avons découvert que le
[38:19] directeur dissimulerait une autre
[38:22] activité. Il accueillerait dans ses
[38:24] locaux une école clandestine qui
[38:26] échapperait à tout contrôle.
[38:31] Tout commence quand nous avons décidé
[38:32] d'assister à une réunion de parents
[38:34] d'élèves avec comme prétexte d'inscrire
[38:37] un enfant à l'école primaire.
[38:45] Bonjour, je viens pour la réunion
[38:48] d'information. Vous ouvrir. Merci.
[38:51] [Musique]
[38:58] Arrivé dans la salle de réunion, hommes
[39:00] et femmes se séparent naturellement.
[39:03] Chacun s'assoit d'un côté de la
[39:06] classe. Le directeur arrive et ouvre la
[39:09] réunion par une prière.
[39:24] Les vacances scolaires sont exactement
[39:25] les mêmes que du national. Par contre,
[39:29] nous avons encore jour férier. Jour
[39:31] férier comme je sais pas c'est un truc
[39:33] et cetera. Nous on fait.
[39:35] Et par rapport à la prière, est-ce
[39:37] qu'elle est inculquée ou
[39:40] [Musique]
[39:42] est-ce on leur apprend bien évidemment à
[39:44] monter les abusions et cetera et cetera.
[39:47] D'ailleurs ce titre systématiquement le
[39:49] matin il faut une de
[39:51] bonouverture le cours avant d'entrer aux
[39:54] toilettes avant de manger à la cine en
[39:56] surfant.
[39:58] Une fois la présentation de l'école
[40:00] officielle
[40:01] terminée, le directeur s'adresse aux
[40:03] parents qui sont sur liste d'attente.
[40:06] Les élèves qui sont sur liste
[40:09] d'attente pourront donc s'inscrire à une
[40:11] association.
[40:13] L'association serait en fait une école
[40:16] clandestine située au premier étage de
[40:19] ce
[40:21] [Musique]
[40:23] bâtiment. Elle est dirigée par ce
[40:25] couple.
[40:27] Voici ce qu'il proposent aux parents.
[40:29] [Musique]
[40:31] On est à Marseille, il y a environ
[40:34] 300000 musulmans et seulement trois
[40:36] écoles. Ce qui fait que ces écoles se
[40:38] retrouvent très vite submergé par des
[40:41] demandes. Donc beaucoup de parents se
[40:43] retrouvent donc sans réponse de vouloir
[40:46] scolariser leur enfant dans une école
[40:48] musulmane. Donc, je venu l'idée de
[40:51] proposer aux parents une alternative qui
[40:55] correspond aux valeurs et à l'éducation
[40:58] que l'on peut retrouver dans l'école
[40:59] médicale. Tous les niveaux sont pris en
[41:01] charge. Donc l'enfant en fait, on
[41:03] récupère, on lui fait exactement ce
[41:04] qu'il ferait dans la salle de classe
[41:06] avec les autres élèves, sauf qu'il est
[41:07] avec nous et d'autres élèves. Il aura
[41:10] les récréations en même temps que les
[41:11] autres élèves, la cantine en même temps
[41:13] que les autres élèves, les sorties
[41:15] scolaires tout tout en même temps que
[41:17] les autres élèves. Sauf que vous la
[41:18] classe son cour dans l'association c'est
[41:21] toujours dans les mêmes locaux mais
[41:22] c'est l'association qui prend charge et
[41:24] pas à
[41:26] l'école. Nous avons montré ces images au
[41:28] recteur de l'Académie des Bouches du
[41:30] Rône Bernard Beiger. Il n'en revient
[41:34] pas. Pour lui il n'y a aucun doute
[41:36] possible.
[41:39] Ça c'est justement la marque potentielle
[41:42] d'une école clandestine dans l'école en
[41:45] contre.
[41:46] Donc ça ce n'est pas autorisé. Ah non,
[41:48] c'est de l'instruction en association si
[41:50] vous me permettez cette formule. Donc on
[41:52] contourne la loi et c'est inadmissible
[41:55] et c'est même quelque chose de pervers
[41:58] parce que c'est détourné purement et
[42:00] simplement l'acte éducatif. Quand vous
[42:02] voyez ça, vous vous dites il faut ah il
[42:04] faut regarder. Il faut fermer peut-être
[42:06] on sait pas. Alors on sait pas. Il faut
[42:08] fermer après avoir fait une inspection
[42:11] qui est une véritable enquête. Bonjour
[42:13] madame. Quelques mois plus tard, la
[42:16] Clire effectue son deuxième contrôle et
[42:19] elle tombe effectivement sur l'école
[42:22] clandestine. Au premier étage, les
[42:25] inspecteurs découvrent une classe avec
[42:27] une dizaine
[42:28] d'enfants. Une enseignante bénévole est
[42:31] présente.
[42:34] Les garçons, vous avez terminé ? Oui,
[42:37] mais aussi la directrice de
[42:38] l'association que nous avions filmé avec
[42:41] son mari en caméra
[42:44] cachée. Tous les deux expliquaient aux
[42:46] parents qu'il venait d'ouvrir une autre
[42:48] école au sein de l'école officielle pour
[42:50] les enfants qui n'avaient pas de
[42:53] place. Mais devant les inspecteurs, elle
[42:56] raconte une autre histoire. Elle ne
[42:58] donnerait que des cours de soutien
[43:00] scolaire.
[43:02] Ils sont tous inscrits à l'école et eux
[43:04] font partie des élèves qui ont des
[43:06] difficultés qui sont envoyés par leur
[43:07] enseignement et moi je les renvoie une
[43:09] fois que le soutien scolaire fait. Ah
[43:13] oui, c'est pas une autre école. Ah non,
[43:14] pas du tout. Non non non pas du tout. Ah
[43:17] non non non mais il y a rien d'autre.
[43:19] des arguments qui ne semblent pas avoir
[43:22] convaincu. Pour avoir abrité une école
[43:25] clandestine, le directeur risque de voir
[43:27] son établissement
[43:29] fermé. Et ce n'est pas tout.
[43:32] La préfecture de police lui reproche des
[43:34] manquements dans l'enseignement, des
[43:37] contrats de travail
[43:38] illégaux et l'emploi de professeurs non
[43:42] diplômés, mais également la diffusion
[43:44] d'une idéologie séparatiste dangereuse
[43:47] pour les
[43:48] [Musique]
[43:51] enfants. Je pense qu'il faut lutter
[43:54] contre ce type d'école qui enseigne à de
[43:58] très jeunes élèves une vision qui n'est
[44:01] pas celle que l'on veut avoir dans ce
[44:03] pays de vivre ensemble, d'égalité entre
[44:06] les femmes et les hommes. Il faut tout
[44:08] faire pour éviter qu'il ne soit très
[44:10] jeune pris dans ces engrenages là et
[44:13] qu'il deviennent ensuite des adolescents
[44:14] ou des adultes qui n'ont qu'une vision
[44:16] très étriqué de ce que peut être la vie
[44:19] en société et une vision très étriquée
[44:22] d'ailleurs de l'islam.
[44:25] Depuis 2019, les cellules de lutte
[44:28] contre l'islamisme et le repli
[44:30] communautaire, je suis obligé de
[44:32] demander la fermeture au ont contrôlé
[44:34] 24000 structures, des restaurants, des
[44:38] librairies, des clubs sportifs, des
[44:40] établissements scolaires et des lieux de
[44:42] culte. 672 ont été fermés dont une
[44:45] vingtaine d'écoles et sur les 2623
[44:48] mosquées et salles de prière que compte
[44:50] la France, 99 ont dû être contrôlés,
[44:53] soit moins de 4 % 22 ont été fermés.
[44:59] Mais certaines font de la résistance et
[45:02] refusent de se plier aux lois de la
[45:04] République.
[45:08] À Marseille, les policiers des
[45:09] renseignements territoriaux ont dans le
[45:11] collimateur une mosquée salafiste
[45:14] officiellement fermée depuis 5 ans.
[45:19] On voit sur la salle de pay la mosquée
[45:21] de Consola qui est plantée dans les
[45:23] quartiers nord de Marseille et qui
[45:25] depuis maintenant plusieurs années a été
[45:27] frappé de fermeture d'arrêtés
[45:30] administratifs qui n'ont jamais été
[45:31] respectés.
[45:34] La mosquée se trouve à l'intérieur d'une
[45:36] cité sensible au pied d'un immeuble.
[45:40] Le but c'est quand même d'être discret
[45:42] même si on peut être opéré parce que bon
[45:45] pas se leurer. Vous êtes allz arriver
[45:46] dans un quartier où il y a non seulement
[45:50] la la thématique de de la religion mais
[45:53] vous avez aussi toutes les
[45:54] problématiques liées au trafic des
[45:55] stupéfiants. Donc
[45:57] forcément c'est surveillé.
[46:00] Ce jour-là, la mosquée semble
[46:03] fermée. En tout cas, en
[46:06] apparence, les policiers vont se mettre
[46:08] en
[46:10] planque. stratégie, c'est de pas avoir
[46:13] beaucoup de monde sur place, de pas
[46:16] avoir des gens qui prient à l'extérieur
[46:19] et maintenir ouvert sur des créneaux
[46:22] horaires, on va dire un plus faible à
[46:27] et effectivement vers 16h, c'est-à-dire
[46:30] la fin de la trè prière de la
[46:33] journée, la mosquée s'anime.
[46:35] [Musique]
[46:36] Attention, ça sort à gauche. Vas-y,
[46:38] vas-y, sors.
[46:42] Bon là, on va y aller. Par contre, on
[46:44] traîne
[46:46] [Musique]
[46:48] pas. Donc là, on vient d'observer
[46:51] qu'effectivement, malgré les différents
[46:53] arrêtés qui ont été pris, et bien le
[46:56] lieu de culte est toujours ouvert,
[46:58] toujours fait. Donc que ça soit fermé ou
[47:00] pas officiellement, ça les décourage
[47:02] pas.
[47:03] C'est ce sont des adoptes d'un d'un
[47:05] islam rigoriste. C'est leur lieu de
[47:06] culte donc forcément il continue à à
[47:10] prier dans ce lieu de culte fermé ou
[47:12] pas. Sorte de résistance quand même à la
[47:15] loi là. Fondamentalement le travail
[47:17] n'est jamais fini. Jamais.
[47:20] Les renseignements territoriaux
[47:23] appellent cela le fondamentalisme de
[47:25] résistance.
[47:26] [Musique]
[47:29] pour les faire plier. Le 4 juin dernier,
[47:33] le tribunal correctionnel de Marseille a
[47:34] condamné l'association de la mosquée à
[47:36] 15000 € d'amende ainsi que 3700 € pour
[47:39] son gérant. avec ordre de fermer une
[47:42] bonne fois pour
[47:45] [Musique]
[47:47] toutes.
[47:50] Seulement quand nous y retournons 4 mois
[47:52] plus
[47:54] tard, nous constatons que la mosquée est
[47:57] toujours ouverte.
[48:04] Une vingtaine de fidèles sont
[48:18] présents. Pour échapper à la
[48:20] surveillance des renseignements
[48:22] territoriaux, un des fidèles nous
[48:24] explique la stratégie qu'ils ont mise en
[48:26] place.
[48:30] Moi je je suis OK. Ouais ouais très
[48:33] bien. Officiellement parle doucement.
[48:36] Officiellement c'est fermé. Mais ils
[48:39] vous prennent pas la tête quand vous
[48:39] ouvre ça reste un truc ou tu peux venir
[48:42] là une petite spring qui tu peux venir
[48:46] ok d'accord. Les deux autres prières il
[48:49] les ferment pour éviter administratif
[48:52] et ils vous prennent pas la tête ici la
[48:54] police à Marseille c'est particulier.
[48:56] Marseille, c'est une zone où elle est
[48:58] comme toute la France. Ouais. Tu as trop
[49:00] parlé. Moi, je te déconseille de
[49:01] trouble. OK.
[49:04] Le cas de cette mosquée n'est pas unique
[49:06] en France. Il est même emblématique de
[49:09] ce bras de fer permanent entre les
[49:11] islamistes et les autorités.
[49:16] Au ministère de l'intérieur, le
[49:18] directeur adjoint du service central du
[49:20] renseignement
[49:21] territorial reste très attentif à cette
[49:23] volonté de rupture avec la République.
[49:26] [Musique]
[49:28] Le danger de ce séparatisme, c'est
[49:30] finalement à travers un repli
[49:33] communautaire la volonté de faire primer
[49:35] une loi religieuse sur les lois de la
[49:38] République. cette coupure qui va
[49:39] s'opérer entre certaines populations et
[49:42] le pays dans lequel elles vivent, ce
[49:45] n'est pas un risque de bascule
[49:46] systématique vers de la radicalisation,
[49:48] mais un individu qui baigne finalement
[49:50] dans cette logique séparatisme, qui peut
[49:52] être en perte de repère peut lui sembrer
[49:54] dans une radicalisation veillante qui là
[49:56] devient un vrai problème de sécurité.
[49:59] Les mosquées et les associations ne sont
[50:01] pas les seuls canaux de diffusion de
[50:03] l'idéologie
[50:05] islamiste. Internet regorge de sites
[50:07] fondamentalistes et de prédicateurs
[50:09] salafistes. Nous appartenons à Allah gré
[50:13] malgré. Bien. Tous cherchent à diffuser
[50:16] leur message. Dans cette vidéo de 2013,
[50:19] ce propagandiste islamiste connu des
[50:21] services de renseignement et toujours
[50:23] actif aujourd'hui appelle clairement au
[50:25] séparatisme. Un jour, faudra penser
[50:29] grand. Un jour, faudra penser même à
[50:32] avoir nos
[50:34] banques, notre monnaie locale. Les
[50:37] écoles doivent devenir une priorité pour
[50:40] nous tous. Aujourd'hui, nous devons nous
[50:42] dire le projet d'école et les projets de
[50:45] mosquée, c'est deux choses qui vont
[50:46] ensemble.
[50:48] Et justement, depuis 3 ans, un nouveau
[50:51] phénomène inquiète les policiers du
[50:52] service des
[50:53] renseignements. Les écoles salafistes en
[50:56] ligne. Nous avons découvert neuf sites.
[51:00] Tous disent suivre le programme de
[51:02] l'éducation
[51:03] nationale. Leur cible, les enfants
[51:06] musulmans qui font l'école à la maison.
[51:09] L'éducation vous offre la possibilité de
[51:12] faire cours à votre enfant à la maison
[51:14] sans intervention directe d'un
[51:16] professeur. Au premier abord, rien
[51:19] n'indique leur ancrage
[51:21] salafiste. Le journaliste Jacques Duplé
[51:24] a enquêté sur ses écoles. Il sait en
[51:26] décoder les signes. On voit par exemple
[51:29] la présentation des professeurs. Il n'y
[51:31] a pas un seul visage. Les corps sont
[51:33] coupés. le cadre de la photo, on voit
[51:34] pas le
[51:35] visage. L'enfant a la tête dans les
[51:38] mains ou alors il est
[51:40] masqué ou c'est pris de
[51:43] dos et sur les dessins, il n'y a pas la
[51:45] bouche ni les yeux, il y a juste la
[51:48] forme. Et ça c'est clairement un
[51:51] marqueur d'un islam
[51:53] salafiste. Ce qu'on voit aussi, c'est
[51:56] que il y a une terminale
[51:58] fille et puis une terminale garçon avec
[52:02] des spécialité au soi qui sont pas les
[52:04] mêmes. Alors, il y aura les sciences
[52:06] économiques et sociales, la littérature
[52:08] et la culture pour les filles et les
[52:11] sciences économiques et sociales et les
[52:12] maths pour les garçons. Bon, donc les
[52:15] filles n'ont pas accès au math et les
[52:18] garçons n'ont pas accès à la littérature
[52:19] et culture
[52:23] étrangère. Pour éviter d'être fermé par
[52:25] les autorités françaises, la majorité de
[52:28] ces sites internet sont basés à
[52:30] l'étranger, aux Émirats arabes unis et
[52:32] en Arabie
[52:34] Saoudite. Mais ce n'est pas la seule
[52:36] raison.
[52:37] Code pays 966 et l'Arabie
[52:40] Saoudite. L'enseignement religieux, ils
[52:43] le disent clairement, s'appuie
[52:44] essentiellement sur les programmes du
[52:46] ministère des affaires religieuses et de
[52:48] l'éducation nationale
[52:50] saoudienne. Le choix de l'Arabie
[52:51] Saoudite, évidemment, c'est pas nôtre.
[52:53] On sait bien que l'islam il prome
[52:55] l'islamite qui est un islam rigoriste
[52:57] qui cherche à exporter. Euh, ils ont
[53:00] vraiment un modèle qui cherchent à
[53:01] exporter en finançant des mosquées, en
[53:03] ouvrant des écoles et partout dans le
[53:05] monde.
[53:07] Les frais de scolarité de ces écoles
[53:09] salafistes varient entre 700 et 2000 €
[53:12] par
[53:14] an. Nous avons contacté l'une d'elles
[53:16] sous prétexte d'une inscription.
[53:19] Notre interlocutrice exprime clairement
[53:21] son rejet de l'école
[53:22] [Musique]
[53:25] républicaine. La majorité des mamans qui
[53:27] ont décidé de faire l'école à la maison,
[53:29] ben c'est celles qui ont retiré leurs
[53:31] enfants l'école publique pour leur
[53:33] éviter bah les programmes français
[53:35] d'éducation nationale qui sont de pire
[53:36] en pire. C'est une catastrophe. Ça
[53:38] touche notre religion de plus en plus.
[53:41] par exemple qui est mythologie grecque,
[53:43] nous al hamdillah on est des Muslims.
[53:45] L'enseignante fera un cours de sorte à
[53:47] en même temps faire un rappel et de dire
[53:49] que nous voilà on apprend ça parce que
[53:51] c'est dans le programme mais bien sûr
[53:53] nous il y a qu'un dieu et nous il y a
[53:55] pas d'autres dieux et cetera. Vous
[53:56] comprenez ? D'accord. Oui oui oui.
[54:00] Une autre école nous invite à tromper
[54:01] les inspecteurs de l'éducation nationale
[54:03] en cas de contrôle à
[54:07] domicile. Il y a des choses par exemple
[54:09] vous vous allez être inspecté sur la
[54:10] musique. Nous on a la vie juridique
[54:13] religieuse que la musique voilà on n pas
[54:14] le droit de l'enseigner mais je sais
[54:16] qu'avec les nouvelles réformes en France
[54:17] faudra faire attention. Moi j'ai eu des
[54:19] maman ils sont ça s'est pas très bien
[54:21] passé à cause de ça voyez. D'accord.
[54:23] C'est-à-dire ça s'est pas très bien
[54:25] passé.
[54:26] l'inspecteur, il en a posé de la
[54:27] question sur la musique, pourquoi fait
[54:29] pas de cours de musique ? C'est pour ça
[54:30] que les mamans n'hésitez pas si vous
[54:32] trouvez des cours sur la musique mettre
[54:34] dans le classeur de le faire glisser
[54:35] quoi. D'accord. Donc il y a des plein
[54:37] d'astuces ou par exemple, on va vous
[54:38] poser la question est-ce que votre
[54:39] enfant écoute de la musique ? Bah dans
[54:41] les centres commerciaux, il y a de la
[54:42] musique. Donc lui, elle écoute la
[54:43] musique. Donc vous voyez, c'est je vois.
[54:46] Oui, je vois. Hamdillah. Nous, on va
[54:49] vraiment dans le sens que l'enfant soit
[54:50] épanoui et que on avance ensemble. Et
[54:52] voilà.
[54:54] Ces écoles salafistes en ligne restent
[54:55] très
[54:56] minoritaires, mais le risque est qu'elle
[54:59] formate les jeunes esprits dans le rejet
[55:01] de la
[55:03] République. Comme Iness 16 ans, cette
[55:07] franco-tunisienne a fait le choix de
[55:09] l'école à distance pour garder son voile
[55:11] et ne pas se mélanger aux autres
[55:13] adolescents.
[55:16] Moi aujourd'hui qui suis voilé, pour
[55:18] moi, je me sens à l'aise parce que
[55:20] justement ça concorde avec mes valeurs
[55:22] religieuses et je me sens libre de faire
[55:24] des choses que je ne pourrais pas faire
[55:25] dans une école laïque comme par exemple
[55:26] porter le voile ou dire des termes tels
[55:29] que inchallah, maschallah parce que pour
[55:32] moi ça sert naturellement alors que si
[55:33] je le fais dans une école laïque, bon
[55:35] peut-être la remarque ou peut-être je me
[55:36] prendra une heure de col.
[55:38] Elle voulait aussi éviter certains
[55:41] cours. Quand on écoute très souvent de
[55:44] la musique, on a plus forcément de
[55:45] classe dans le cœur pour le Coran. Le
[55:46] cœur, il choisit soit la musique, soit
[55:48] le Coran. Hier, il m'est arrivé
[55:50] d'écouter une musique avec une amie et
[55:53] je vous assure que c'est vrai, elle est
[55:54] restée tournée en boucle dans ma tête
[55:56] jusqu'à aujourd'hui encore. Euh donc
[55:59] oui, c'est surtout pour ça, pour mieux
[56:00] se concentrer sur la religion, sur le
[56:02] Coran et cetera parce que bien
[56:04] évidemment le Coran est une place plus
[56:05] importante que la musique. Si on
[56:07] m'oblige à aller à l'école publique ou
[56:09] privée française, là je devrais
[56:11] m'adapter d'autres valeurs qui sont pas
[56:13] forcément les miennes. Islam, chaque
[56:16] cheveux qu'un homme étranger voit, on
[56:18] prend des péchés pour nous. Vous
[56:19] imaginez le nombre de cheveux que c'est
[56:20] sur la tête ? Tous les péchés que je
[56:23] prends. Dans quelques années, Iness ira
[56:26] sans doute à l'université.
[56:30] À ce moment-là, elle pourra garder son
[56:31] voile car les signes religieux y sont
[56:35] autorisés. Les étudiants sont majeurs et
[56:38] ont leur liberté de conscience.
[56:42] Youssef Shiheb est professeur en
[56:44] politique de la ville à l'université de
[56:47] Bobini. Ce spécialiste de l'islam
[56:49] radical a vu en 20 ans ses salles de
[56:51] cours changer de
[56:53] visage. Au fil des années, les jeunes
[56:56] filles voilées se sont faites plus
[56:57] nombreuses et les Jilbab, ces longues
[57:00] robes couvrant le corps, ont fait leur
[57:02] apparition.
[57:03] signe d'une pratique intégriste,
[57:07] de voir une jeune demoiselle qui a 18
[57:10] ans, 19 ans, 20 ans, 21 ans porter cette
[57:14] négation même de sa féminité, moi je
[57:17] trouve que c'est très très alarmant et
[57:19] c'est très choquant. Maintenant, ça
[57:20] devient encore plus inquiétant parce que
[57:24] ce n'est plus la contrainte du père, du
[57:27] mari, du quartier, mais queil vous dise,
[57:29] c'est par conviction, monsieur, que je
[57:30] le porte. personne ne me contrat à faire
[57:33] ça. Je le porte et je le revendique.
[57:36] Alors je lui dis mais pourquoi vous le
[57:38] vous allez jusqu'à la revendication ? Et
[57:40] là bah vous vous avez la réponse qui
[57:42] vous fait froid au dos. Je suis dans un
[57:45] combat pour faire valoir des idées et
[57:49] des droits. Ce n'est plus une pratique
[57:52] religieuse mais c'est une revendication
[57:55] politique. L'islam marqueur identitaire.
[57:57] C'est le terro de l'islam radical.
[58:00] Pour avoir dénoncé l'extrémisme
[58:02] religieux, Youssef Shib a déjà été
[58:04] menacé de mort. Mais le professeur
[58:06] continue d'alerter sur les dérives qui
[58:08] ont lieu au sein de son
[58:12] université. Alors que c'est interdit, il
[58:15] a déjà surpris des étudiants en train de
[58:17] prier dans les salles de la
[58:19] faculté. Nous sommes donc allés dans son
[58:21] université à Bobini en caméra discrète.
[58:28] vu j'espère avoir le même et il ne nous
[58:31] a pas fallu longtemps pour tomber sur
[58:33] une jeune femme en train de prier sous
[58:35] cet escalier.
[58:47] À la fin de sa prière, elle nous
[58:48] explique qu'elle vient ici très
[58:50] régulièrement.
[58:54] temps en temps je par que bien faire les
[58:57] coures des gens les techniques ouais ils
[59:01] vont pas aller regarder les vigiles des
[59:04] fois ils passent très
[59:06] rarement il y avait des vigiles qui
[59:07] étaient venus pendant que j'étais en
[59:08] train de faire ma prière mais ils s'en
[59:10] foutent tu peux tranqu
[59:15] un peu plus loin une étudiante nous
[59:17] raconte qu'il existe d'autres endroits
[59:19] pour prier mais elle nous mett en gard
[59:23] Excuse-moi, je sais pas s'il y a un
[59:25] endroit où je pourrais me mettre
[59:26] tranquille pour faire la prière.
[59:29] Juste avant l'ascenseur, il y a un
[59:31] espace et tu tournes derrière
[59:32] l'ascenseur.
[59:34] Euh, ça t'embête pas ? Non, c'est qu'on
[59:38] passe la prochaine parce qu'il y a des
[59:40] sœurs qui se sont fait attraper. Ils les
[59:42] ont menacé de les virer. Avant, je sais
[59:45] qu'on pouvait prier dans l'université
[59:48] mais depuis euh tout ce qui s'est passé
[59:51] avec l'histoire du voile, la cité tout
[59:53] ça. Ouais. Et ben ils ont allé ils ont
[59:56] [Musique]
[01:00:00] Ah, ça c'est une caméra. D'accord. Et tu
[01:00:03] penses qu'il regarde souvent et il
[01:00:05] surveille ?
[01:00:09] Ah c'est ici ou je Ah d'accord.
[01:00:15] Ouais je te c'est danser sur Bah ouais
[01:00:19] toi c'est là tu pries d'habitude. Oui.
[01:00:21] OK façon là il y a jamais personne qui
[01:00:24] passe ici non donc oui. OK bah écoute
[01:00:28] merci.
[01:00:32] Ce ne sont pas des cas isolés. Dans une
[01:00:35] faculté voisine, un étudiant a trouvé un
[01:00:38] lieu pour prier. Il est à l'extérieur
[01:00:41] mais toujours dans l'enceinte de
[01:00:43] l'université. Il cherche la direction de
[01:00:45] la mec avec son
[01:00:47] portable. Nous montrons ces images au
[01:00:50] professeur Youssef Shib, indigné par ses
[01:00:52] pratiques au sein de la faculté.
[01:00:56] [Musique]
[01:00:59] Moi, je pensais que c'était c'était
[01:01:02] révolu ces
[01:01:04] choses-là de c'est de l'islam
[01:01:05] clandestin, j'appelle ça quasiment. Le
[01:01:08] temps doit s'arrêter parce que le temps
[01:01:09] de la prière est supérieur au temps de
[01:01:11] la vie. Ces choses-là
[01:01:13] me me posent problème. Ce n'est pas ça
[01:01:16] l'islam que l'islam ce n'est pas prier
[01:01:20] dans n'importe quel endroit. vous pouvez
[01:01:22] attendre de rentrer chez vous et d'être
[01:01:25] dans votre sphère privée. Ça c'est c'est
[01:01:28] de l'islam militant. Si c'est en laisse
[01:01:30] faire demain, ce sera plus la salle mais
[01:01:33] ce sera peut-être l'ampille ou ce sera
[01:01:35] dans le l'esplanade de l'université.
[01:01:37] Donc il faut s'attaquer au problème tant
[01:01:40] qu'il est en phase embryonnaire.
[01:01:42] Nous avons contacté la présidence de
[01:01:44] l'université de Sorbon Paris Nord qui
[01:01:46] nous dit rester ferme sur le respect de
[01:01:48] la laïcité et sanctionner toute pratique
[01:01:51] illégale.
[01:01:56] [Musique]
[01:02:00] À Lyon, Lilia fait partie de ses
[01:02:03] étudiantes militantes qui aimeraient
[01:02:05] changer la société
[01:02:07] française. Que les étudiants puissent
[01:02:09] prier à l'université.
[01:02:11] Que le voile soit autorisé dans toutes
[01:02:13] les entreprises privées et publiques
[01:02:15] comme en Angleterre.
[01:02:18] Mon voile est un signe religieux que
[01:02:19] j'assume et que je souhaite pas enlever
[01:02:22] et que je porte fièrement.
[01:02:25] Au nom de sa foi, Lilia est prête à
[01:02:28] renoncer à son avenir professionnel.
[01:02:31] Lorsque j'ai postulé à des jobs
[01:02:33] étudiants, on m'a déjà refusé à cause de
[01:02:35] mon voile et on me l'a dit concrètement
[01:02:36] vous êtes super, on vous veut dans notre
[01:02:38] équipe, vous êtes agréable mais enlevez
[01:02:40] votre voile et pourtant c'est des
[01:02:42] entreprises privées comme des
[01:02:43] boulangeries, des petites boutiques où
[01:02:46] le principe de laïcité ne devait pas
[01:02:47] s'appliquer puisqu'on est dans l'espace
[01:02:48] privé. Et ben moi bien sûr je refusais
[01:02:50] parce que si on m'accepte, on m'accepta
[01:02:51] avec mon voile, vous m'avez apprécié
[01:02:53] avec mon voile, donc je vois pourquoi je
[01:02:54] devrais retirer euh ce qui ce qui fait
[01:02:57] partie de moi pour pouvoir travailler
[01:03:00] quoi. Obstination, elle fermera
[01:03:03] peut-être beaucoup de portes mais je
[01:03:04] préfère me voir fermer ces portes là que
[01:03:06] devoir renoncer à à mes convictions
[01:03:08] personnelles. Ça va ? Ça va ? Ça va. Ça
[01:03:11] fait longtemps. Vous allez bien ? Ça va.
[01:03:13] Ça va et toi ? La jeune femme aimerait
[01:03:16] devenir
[01:03:17] avocate, plaidée devant les tribunaux
[01:03:20] avec son
[01:03:21] voile. Un rêve perdu d'avance.
[01:03:24] En France, c'est impossible. La justice
[01:03:27] est un service public qui exige un
[01:03:29] devoir de
[01:03:30] neutralité. Mais pour Lilia, le choix
[01:03:33] est fait.
[01:03:35] J'ai très envie d'être avocate mais j'ai
[01:03:37] très très envie de garder mon voile,
[01:03:38] faut pas l'oublier parce qu'on dit c'est
[01:03:39] dommage, elle a très envie d'être
[01:03:40] avocate mais elle doit garder son voile.
[01:03:42] Il y en a beaucoup qui ont fait ce choix
[01:03:44] de retir leur voile. Ma mère ou des gens
[01:03:46] de ma famille qui portent le voile euh
[01:03:48] qui lorsqu'elle travaille, elle retire
[01:03:49] leur voile et elles le mettent en
[01:03:51] sortant. Mais moi personnellement, je je
[01:03:54] refuse de me de de de me soumettre à ça.
[01:03:58] Vous pourz indiquer votre air
[01:04:00] professionnel. Ouais,
[01:04:04] ses amis musulmanes, elles sont encore
[01:04:06] en conflit entre leur foi et leurs
[01:04:09] ambitions professionnelles.
[01:04:12] Je suis de confession musulmane et
[01:04:14] pratiquante et je sais que j'aimerais
[01:04:16] porter le voile un jour dans ma vie.
[01:04:17] Vous êtes posé la question ? Bah, c'est
[01:04:20] une étape qu'on franchit, c'est qu'on
[01:04:22] atteint un stade, un niveau de foi et de
[01:04:24] et de pureté. J'en suis pas au 100 % de
[01:04:27] ma foi tant que je n'aurais pas atteint
[01:04:29] ce stade là. Après, je pense que toute
[01:04:30] femme étudiante de confession musulmane
[01:04:33] se pose la question à un moment donné.
[01:04:35] Donc donc après, c'est des choix à
[01:04:38] faire. C'est un choix très compliqué
[01:04:40] mais je pense que si le moment venu, on
[01:04:43] est vraiment face à un choix, bien sûr
[01:04:45] que la foi passera en premier. Moi ça
[01:04:47] serait plutôt quitter Ouais. plutôt
[01:04:49] quitter la France même. Ouais, pourquoi
[01:04:52] pas ? éventuellement d'aller dans des
[01:04:53] pays de
[01:04:55] l'Angleterre, les États-Unis sont aussi
[01:04:58] un peu plus un peu plus ouverts ou même
[01:05:01] aller dans un
[01:05:02] pays bah musulman mine de rien comme
[01:05:05] lequel par exemple comme Dubaï
[01:05:07] peut-être. En fait le seul compromis que
[01:05:10] certaines personnes trouvaient pour
[01:05:11] palier justement leur rêve, leur
[01:05:13] ambition professionnelle et la plénitude
[01:05:16] de leur foi, c'est c'est de partir à
[01:05:17] l'étranger. Mais c'est triste en fait.
[01:05:19] C'est dommage pour la France.
[01:05:22] Lilia pourra très bien devenir
[01:05:24] avocate, gérer des dossiers. Seulement,
[01:05:28] elle devra confier ses plaidoiri à un
[01:05:32] collègue. Maître Basson Larby est son
[01:05:34] directeur de stage. Issu d'une famille
[01:05:37] multiculturelle, non musulman, il
[01:05:39] comprend la jeune femme et partage ses
[01:05:41] idées. Pour lui, Lilia n'a que deux
[01:05:45] solutions si elle veut imposer un jour
[01:05:46] le voile dans les tribunaux.
[01:05:48] La première bataille à livrer, c'est de
[01:05:51] devenir avocate. Et une fois qu'elle
[01:05:53] sera avocate, elle sera à l'intérieur.
[01:05:57] Elle aura la possibilité de mener son
[01:05:59] combat. L'autre façon, c'est le combat
[01:06:01] sacrificiel. une jeune femme de
[01:06:03] confession musulmane avocat qui va
[01:06:06] décider de se présenter en salle
[01:06:08] d'audience avec son
[01:06:10] voile en sachant pertinemment que ça va
[01:06:13] provoquer une
[01:06:16] esclie palais de justice et à partir de
[01:06:19] là il y aura des décisions qui viendront
[01:06:21] la sanctionner sans aucun doute et le
[01:06:23] combat pourra s'ouvrir. En fait, c'est
[01:06:25] pas parce qu'il y a une loi justement la
[01:06:26] loi, elle est faite pour évoluer, on la
[01:06:27] change, c'est pour ça qu'il y a des
[01:06:28] jurisprudence. Les lois changent en
[01:06:29] fonction de la société. Justement, s'il
[01:06:31] faut passer par là, je devrais je pense.
[01:06:33] À l'image de Lilia, certains essaient
[01:06:36] d'introduire la religion dans le monde
[01:06:37] du travail et notamment les services
[01:06:39] publics où les atteintes à la laïcité
[01:06:42] sont
[01:06:45] récurrentes. Comme ce jour de novembre
[01:06:47] 2020 en
[01:06:52] Île-de-France, la campagne de pub pour
[01:06:54] le dernier film de l'humoriste anglais
[01:06:56] Sacha Baron Cohen déclenche la colère de
[01:06:59] certains chauffeurs de bus musulmans.
[01:07:02] Surtout les bus, il y a cette pub de
[01:07:03] bâtard.
[01:07:05] Plusieurs chauffeurs de la RATP la
[01:07:07] dénoncent dans des vidéos postées sur
[01:07:08] les réseaux
[01:07:11] sociaux. C'est des ouf eux.
[01:07:15] Voilà, c'est abusé. Il y a des daron
[01:07:17] passent et tout.
[01:07:20] Qu'est-ce qui est choquant pour vous ?
[01:07:22] Ça nudité quoi. Ouais, ça tenue, ça
[01:07:24] tenue en premier lieu. C'est vraiment ça
[01:07:25] tenue. C'est ça en fait. Ouais, pour moi
[01:07:27] c'est choquant. Une jeune fille qui
[01:07:29] regarde ça, un enfant de 5 6 ans voilà
[01:07:32] les gens en fait. Pur, c'est vraiment ce
[01:07:35] qui fait la religion. Ultime provocation
[01:07:38] à leurs yeux. Un détail à peine visible
[01:07:40] sur la
[01:07:41] fiche. Le nom d'Allah. est écrit sur la
[01:07:44] bague de l'acteur.
[01:07:47] La bague choqué tout le monde. C'est la
[01:07:49] combinaison sur la même affiche de la
[01:07:51] bague où il y a marqué Allah et sa
[01:07:53] nudité. Ça ça a choqué. Là je suis dans
[01:07:56] mon dépôt, je viens de finir le travail.
[01:07:58] Donc voilà la fameuse affiche de Borat
[01:08:01] et effectivement voilà incroyable
[01:08:04] incroyable. Donc on va gratter la fiche
[01:08:06] hein.
[01:08:08] Des dizaines de chauffeurs arrachent les
[01:08:10] affiches et font pression pour les faire
[01:08:11] enlever.
[01:08:13] La direction de la RATP ne cède
[01:08:17] pas. Mais un autre réseau de transport,
[01:08:20] Latisé dans les préfèrent retirer les
[01:08:23] affiches rapidement et se justifie
[01:08:25] ainsi.
[01:08:28] Cette affiche n'aurait jamais dû figurer
[01:08:30] sur nos bus. Elle a été jugée non
[01:08:32] conforme à l'image que l'on veut donner
[01:08:34] à notre réseau qui desser notamment
[01:08:36] plusieurs quartiers populaires.
[01:08:39] L'humour aurait donc été censuré au nom
[01:08:41] de la religion.
[01:08:43] Est-ce qu'on peut se dire que c'est de
[01:08:45] l'humour et qu'il faut en rire tout
[01:08:47] simplement ? Ça pourrait être de
[01:08:48] l'humour mais on nous bassine avec la
[01:08:51] laïcité tous les jours en attainquant
[01:08:53] les musulmans presque tout le temps de
[01:08:55] faire ça. C'est pas de l'humour pour
[01:08:57] moi, c'est vraiment de la provocation.
[01:09:00] Depuis 10 ans, la RATP fait face à des
[01:09:03] revendications religieuses toujours plus
[01:09:05] nombreuses. Certains chauffeurs de bus
[01:09:07] intégristes tentent d'imposer leur
[01:09:10] loi. C'est ce que dénonce le député les
[01:09:13] républicains Éric Diard dans un rapport
[01:09:16] alarmant sur la radicalisation dans les
[01:09:18] services publics.
[01:09:21] Je ne pensais pas qu'il y avait autant
[01:09:25] de problématique de prosélitisme, de
[01:09:28] communautarisme, d'atteinte, j'allais
[01:09:30] dire à la laïcité. Voilà, j'ai été
[01:09:32] surpris. Je me suis dit "Mon dieu, c'est
[01:09:33] très important. Euh vous avez les
[01:09:36] syndicats qui ont des revendications
[01:09:38] religieuses qui demandent des endroits
[01:09:40] pour pouvoir prier."
[01:09:43] Et ce n'est pas tout.
[01:09:44] Il a aussi noté qu'un conducteur de bus
[01:09:46] refusait de recevoir de l'argent des
[01:09:48] mains des femmes. Pour cela, il avait
[01:09:51] prétexté une allergie et s'était fait
[01:09:53] délivrer un certificat médical
[01:09:55] l'obligeant à porter des
[01:09:59] gants. Le dépôt de bus de pavillon sous
[01:10:02] bois est connu comme le bastion des
[01:10:04] revendications
[01:10:07] communautaires. Un agent RATP nous
[01:10:10] explique que des intégristes tentent de
[01:10:12] faire rentrer la religion sur leur lieu
[01:10:14] de
[01:10:17] travail. Des jeunes qui sont rentrés par
[01:10:19] exemple quand ils sont rentrés, ils
[01:10:22] étaient clean enfin pas avoir v rien.
[01:10:25] Dès qu'ils ont été embauchés, bah la
[01:10:26] barbe elle a commencé à pousser. Ils ont
[01:10:27] refusé de ils ont refusé refus de serrer
[01:10:30] la main aux femmes et je ai vu faire le
[01:10:33] tri dans les sales de pause ça on les a
[01:10:36] déjà. Ah ouais d'accord.
[01:10:38] Ça vous l'avez vu ça ? Ah ça on a eu des
[01:10:41] cas ici. On a eu des cas ici. Bien sûr,
[01:10:43] il des sanctions. Mais c'est quoi le
[01:10:44] genre de sanction ? Ah bah c'est les
[01:10:47] avertissements euh avertissement des
[01:10:50] journées à pied. Euh si tu veux pas
[01:10:52] relever une femme qui conduit un bus,
[01:10:55] bah écoute changer métier hein. C'est
[01:10:57] quelque chose c'est autre chose quoi.
[01:11:00] Des sanctions. Car aujourd'hui la RATP
[01:11:03] applique la tolérance zéro.
[01:11:06] Depuis qu'elle sait que l'un des
[01:11:07] terroristes du Bataclan, Sami Amimour,
[01:11:10] était chauffeur de bus à pavillon
[01:11:11] sous-bois en 2012.
[01:11:14] À l'époque, il était en voie de
[01:11:16] radicalisation et personne n'avait rien
[01:11:19] [Musique]
[01:11:23] vu. Frédéric Potier est chargé de
[01:11:25] l'éthique et de la laïcité à la RATP.
[01:11:29] Son service surveille aujourd'hui les
[01:11:31] signes avantcoureurs qui laissent penser
[01:11:33] à un début de radicalisation chez un
[01:11:36] employé. Il appelle cela les signaux
[01:11:38] faibles.
[01:11:41] Il peut y avoir la tenue, il peut y
[01:11:43] avoir aussi des prescriptions
[01:11:44] alimentaires. Donc c'est vraiment un
[01:11:46] comportement, une attitude générale. Et
[01:11:48] donc par exemple la salutation c'est
[01:11:50] quelque chose sur laquelle on est très
[01:11:52] vigilant. Mais ce qui est important
[01:11:53] c'est de dire bonjour à tout le monde de
[01:11:55] la même façon quel que soit le sexe,
[01:11:57] quelle que soit la religion. Quelle que
[01:11:59] soit l'origine ethnique de la personne,
[01:12:03] cet ancien chauffeur de bus qui ne
[01:12:04] souhaite pas montrer son
[01:12:06] visage n'a pas voulu respecter ses
[01:12:09] règles. Il a été licencié en 2018.
[01:12:14] Au dépôt de bus où il travaillait, Rouba
[01:12:17] refusait de serrer la main du personnel
[01:12:20] féminin. Un jour, la directrice des
[01:12:22] ressources humaines le convoque.
[01:12:26] La RH, en fait, elle arrive, elle aime
[01:12:28] tend la main et je lui dis "Bonjour,
[01:12:31] elle me fait pas vous ne serrez pas la
[01:12:32] main dans ton énervé." Moi je lui dis
[01:12:35] "Non". Et là, elle me dit euh "Bah ce
[01:12:38] que vous avez fait ma collègue
[01:12:39] précédemment euh c'est une
[01:12:41] discrimination." Elle me dit bah vous
[01:12:43] aurez un rapport par rapport à ça. Je
[01:12:45] écoutez madame, j'attends ce rapport là
[01:12:47] pour le contester. Selon les courants
[01:12:50] très rigoriste de l'islam, serrer la
[01:12:52] main d'une femme est considéré comme
[01:12:54] impur. Pour Rouba, c'est une règle à
[01:12:57] laquelle il est impossible de déroger.
[01:12:59] Moi, si je vous tends la main, est-ce
[01:13:01] que vous la prenez ? Non, je vous la
[01:13:03] prendrai pas parce que ça parle de
[01:13:05] conviction religieuse dans ma culture.
[01:13:07] Dans mes convictions religieuses, les
[01:13:09] femmes, je les salue oralement. C'est un
[01:13:12] c'est une marque de respect. C'est que
[01:13:14] je vous respecte tellement que je vous
[01:13:15] ne que je préfère pas vous serrer la
[01:13:18] main parce que nous les femmes, on les
[01:13:20] considère comme des reines. Vous voyez ?
[01:13:23] Pour ne pas avoir d'ennui, pourquoi vous
[01:13:25] dites pas quand je suis au travail, je
[01:13:26] sers la main des femmes et comme ça j'ai
[01:13:28] pas de problème ? Pourquoi ? Ouais. Bah
[01:13:30] parce que comme je dit, c'est par
[01:13:32] rapport au respect que j'ai de la femme.
[01:13:34] Ce respect là, je l'ai que ça soit dans
[01:13:36] l'entreprise ou hors entreprise.
[01:13:40] La RATP. lui reproche aussi d'avoir pris
[01:13:42] des libertés avec sa tenue de travail.
[01:13:48] Ce que j'ai fait, c'est que j'ai pris
[01:13:50] mon pantalon uniforme et je l'ai remonté
[01:13:52] jusqu'ici car c'était la parode d'été.
[01:13:55] Il y avait une forte température à ce
[01:13:57] moment-là. Mais eux, ils l'ont
[01:14:00] interprété que c'était religieux.
[01:14:03] Selon les codes vestimentaires du
[01:14:05] salafhisme, le pantalon du croyant doit
[01:14:07] s'arrêter au-dessus des
[01:14:09] chevilles comme Rouba ce
[01:14:12] jour-là ou encore cet
[01:14:14] homme. C'est un signe d'humilité envers
[01:14:19] Dieu. Après trois mesures
[01:14:21] disciplinaires, Ruba a été licencié pour
[01:14:24] prosélitisme religieux et aussi pour
[01:14:26] avoir manipulé son téléphone au volant.
[01:14:29] Mais lui, il voit de la persécution.
[01:14:33] La problématique dans l'entreprise,
[01:14:34] c'est qu'on s'en prend comme musulman.
[01:14:37] Ce qui est mon cas et certains
[01:14:38] collègues, j'ai remarqué que
[01:14:42] on leur reprochait plus facilement des
[01:14:44] choses qu'à d'autres personnes, vous
[01:14:46] voyez. Donc c'est ça le problème. En
[01:14:48] fait, c'est tolérant zéro parce que la
[01:14:51] laïcité pour nous la RATP, c'est quelque
[01:14:53] chose qui nous protège, qui nous permet
[01:14:55] tous de travailler ensemble et de faire
[01:14:56] en sorte que la religion, les
[01:14:58] convictions religieuses et bien elles
[01:14:59] relèvent du privé. et n'ont pas de voix
[01:15:02] d'expression dans ce qui est notre
[01:15:03] milieu professionnel.
[01:15:05] L'ancien chauffeur de bus apportait son
[01:15:07] affaire devant les Prudomes qui ont
[01:15:09] donné raison à la
[01:15:11] RATP. Déterminé, il a fait
[01:15:18] appel. Au nom de la religion, certains
[01:15:21] partisans de l'islam radical sont prêts
[01:15:23] à tout pour faire terre ceux qui les
[01:15:25] combattent. Menace de mort, harcèlement.
[01:15:29] Aujourd'hui, en France, 130 personnes
[01:15:31] seraient sous protection
[01:15:34] policière. L'endroit où nous allons doit
[01:15:36] être tenu secret. Nous sommes quelque
[01:15:39] part en banlieu parisienne où vit l'un
[01:15:41] des hommes les plus menacés de France.
[01:15:45] À chaque fois qu'il sort de chez lui,
[01:15:47] l'imam Shalgoumi s'attend au pire.
[01:15:49] L'homme ne peut plus faire un pas sans
[01:15:51] ses gardes du corps.
[01:15:53] [Musique]
[01:15:56] Oui. Oui. Je sors. D'accord. À tout de
[01:15:59] suite. Merci.
[01:16:02] Merci.
[01:16:04] Allô. Pour assurer sa
[01:16:06] sécurité, six agents de service de
[01:16:09] protection de la police nationale se
[01:16:10] relève 24 he sur
[01:16:13] 24. Son niveau de sécurité est
[01:16:16] maximum.
[01:16:18] L'imam a déjà échappé à une tentative
[01:16:21] d'assassinat et a un lynchage dans sa
[01:16:23] propre mosquée, celle de Drancy en scène
[01:16:26] Saint-Denis.
[01:16:30] [Musique]
[01:16:37] Le vendredi, journée de la grande prière
[01:16:40] est sûrement la plus risquée.
[01:16:43] [Musique]
[01:16:46] Vous êtes obligé de le mettre chaque
[01:16:48] jour.
[01:16:49] Pas chaque jour mais presque. Quand il y
[01:16:51] a des mamans que je sens que il y a des
[01:16:54] tensions où le réseaux sociaux il est
[01:16:56] très actif contre moi ou les prières de
[01:16:59] vendredi aussi.
[01:17:01] Les prières de vendredi, on est à 2 3000
[01:17:04] personnes. Ma crainte, c'est pas
[01:17:06] seulement les armes lourds, mais ma
[01:17:08] crainte c'est le cotau
[01:17:09] aussi. La crainte, elle est toujours là.
[01:17:12] Je fais attention.
[01:17:15] Alors, pourquoi l'imam Shalgumi est-il
[01:17:16] devenu la cible des islamistes ?
[01:17:21] Le rabin de
[01:17:23] ce qui le menace de mort lui reprochent
[01:17:24] avant tout ses liens avec la communauté
[01:17:26] juive. Monsieur le rabat, tu vas bien
[01:17:29] mon frère.
[01:17:31] Bon mon frère comme ce jour-là où il
[01:17:34] rendent hommage aux victimes de la choa
[01:17:37] adranc l'imam est aussi en première
[01:17:39] ligne pour dénoncer les attentats commis
[01:17:41] au nom de l'islam
[01:17:43] radical comme Charlie Hebdo et celui du
[01:17:46] professeur d'histoire Samuel Patti.
[01:17:51] Non mais les choses comme ils sont
[01:17:53] l'islamisme il existe. C'est le poison
[01:17:55] de l'islam. C'est une maladie de
[01:17:57] l'islam. Il faut le combattre.
[01:18:02] Toutes ces prises de position lui ont
[01:18:04] valu deux fatois de l'État islamique et
[01:18:06] des centaines de menaces de mort en
[01:18:08] France et à l'étranger. Je suis devenu
[01:18:10] malheureusement l'homme qui védère la
[01:18:13] haine, la haine de tous les extrémistes,
[01:18:16] frères musulmans, salafistes,
[01:18:18] antirépublicain, proalestinien, il y a
[01:18:21] de tout.
[01:18:22] Son garde du corps ne le lâche pas des
[01:18:25] yeux. Car ici même dans sa
[01:18:28] mosquée, l'imam a failli être lyché par
[01:18:31] une centaine
[01:18:32] d'islamistes comme le montrent ces
[01:18:34] images tournées avec des téléphones
[01:18:36] portables.
[01:18:41] L'homme qui mène cet assaut n'est pas
[01:18:42] n'importe qui. Il s'appelle Abdelakim
[01:18:45] Sefrii cet islamiste fiché s est à la
[01:18:48] tête d'un collectif considéré comme
[01:18:50] potentiellement dangereux. par les
[01:18:52] renseignements territoriaux et
[01:18:53] aujourd'hui dissous. La pire de vit,
[01:18:56] c'est celle de d'accepter des gens comme
[01:18:59] ça qui continue à détourner la religion
[01:19:01] d'Allah az. En 2010, il reproche entre
[01:19:05] autres à Hassen Shalgoumi de soutenir la
[01:19:07] loi pour l'interdiction du voile
[01:19:09] intégral. Ces méthodes sont brutales et
[01:19:12] il le menace même indirectement de mort.
[01:19:21] Pourquoi ? Parce que cet homme est là
[01:19:23] pour servir les ennemis de
[01:19:25] l'am. Ce jour-là, l'imam Shalgomi ne
[01:19:28] doit sa vie qu'au bon réflexe de son
[01:19:30] garde du corps. Il y en a parmi eux qui
[01:19:33] l'a appelé à m'assassiner et
[01:19:35] heureusement lui, il m'a exfiltré. Il
[01:19:36] m'a fait sortir de la mosquée par force.
[01:19:38] Ce sont des extrémistes. Vous savez, si
[01:19:40] j'étais pas protégé, ça fait longtemps
[01:19:43] que j'ai terminé comme le professeur,
[01:19:44] son pauvre
[01:19:46] professeur. L'imam évoque l'assassinat
[01:19:49] du professeur d'histoire Samuel Patti.
[01:19:53] Car l'un des mises en cause n'est autre
[01:19:56] qu'Abdakim
[01:19:58] Sephriwi. L'homme est soupçonné d'avoir
[01:20:00] orchestré la campagne de haine contre
[01:20:02] l'enseignant avec cette
[01:20:05] vidéo. Il lui reproche d'avoir montré
[01:20:07] les caricatures du prophète à des élèves
[01:20:10] lors d'un cours d'éducation civique.
[01:20:13] des enfants euh de de 12 13 ans des des
[01:20:17] musulmans euh sont choqués, sont
[01:20:20] agressés, sont humiliés devant leurs
[01:20:22] camarades. Donc on on a dit que on
[01:20:26] exigeit la suspension immédiate de ce
[01:20:28] voyou parce que c'était pas un
[01:20:29] enseignant. enseignant, c'est autre
[01:20:32] chose.
[01:20:34] Pour la justice, cette vidéo aurait
[01:20:36] incité le chetchen chen Abdouah Kanzorov
[01:20:38] à passer à
[01:20:44] l'acte. Noah Manuir, ancien policier du
[01:20:47] service des renseignements de la scène
[01:20:49] Saint-Denni, a surveillé Abdelakim
[01:20:51] Sfriouwi pendant 2 ans. Il nous explique
[01:20:54] que sa méthode était d'harceler
[01:20:55] continuellement tous ceux qui étaient en
[01:20:57] désaccord avec sa vision de l'islam.
[01:21:00] On est devant le lycée Auguste Blanqui
[01:21:02] de Saint-toin. Ici, il aurait menacé
[01:21:05] pendant plusieurs jours la proviseur qui
[01:21:07] interdisait le port de tenue religieuse
[01:21:09] à ses
[01:21:11] élèves. L'islamiste en aurait profité
[01:21:13] aussi pour attirer de nouvelles recrues
[01:21:15] dans son collectif.
[01:21:19] L'idée, c'est toujours en fin de compte
[01:21:20] de créer un clivage entre les
[01:21:22] adolescents qui sont en pleine
[01:21:23] structuration mentale, psychologique et
[01:21:25] la République. C'estàd de dire voilà la
[01:21:27] République vous aime pas, la preuve elle
[01:21:28] est là. Donc venez chez nous, nous on
[01:21:30] vous aime. C'est un agitateur en fait.
[01:21:32] C'est plus le type qui va conditionner
[01:21:33] des cibles et qui va justement les
[01:21:35] inciter à passer à l'action. C'estàd
[01:21:37] qu'il va générer en eux une haine en
[01:21:38] fait des des juifs, des musulmans
[01:21:40] modérés. Quand je dis modérés, c'est les
[01:21:41] musulmans ouverts au dialogue, à la
[01:21:43] laïcité et cetera. À l'époque, nous
[01:21:45] service de ronnement nous a accusé
[01:21:46] d'être alarmiste. Aujourd'hui, je pense
[01:21:49] qu'on a on a eu malheureusement raison.
[01:21:51] J'aurais préféré qu'on se trompe.
[01:21:54] Selon Noah manoir, Abdel Hakim Sefriwi a
[01:21:57] toujours su jouer avec les limites de la
[01:22:00] loi. C'est pour cette raison qu'il n'a
[01:22:02] jamais été arrêté jusqu'à l'assassinat
[01:22:05] de Samuel Patti.
[01:22:07] Il risque aujourd'hui 30 ans de prison
[01:22:09] pour complicité dans une entreprise
[01:22:11] terroriste.
[01:22:14] À Paris, nous avons rencontré son fils
[01:22:16] de 27 ans accompagné de l'un de ses
[01:22:21] avocats. Pour eux, les méthodes de
[01:22:23] pression d'Abdelakim Sfrii sont tout
[01:22:26] simplement celles d'un militant
[01:22:27] ordinaire.
[01:22:32] Bah, il fait du militante. Comme des tas
[01:22:34] de personnes font du militantisme et en
[01:22:36] France, on a le droit de faire du
[01:22:37] militantisme. On hostile à ses idées, à
[01:22:40] sa façon de les présenter. On peut le
[01:22:41] contre-attaquer, c'est tout à fait
[01:22:43] normal et c'est même bienvenu. Il faut
[01:22:45] que tout le monde puisse s'exprimer. Vu
[01:22:47] les proportions que ça a pris, est-ce
[01:22:49] qu'il regrette d'avoir fait cette vidéo
[01:22:50] ? Cette vidéo ne ni ne fait mention du
[01:22:53] nom du professeur. Cette vidéo tout
[01:22:54] simplement défend des principes d'ordre
[01:22:55] généraux euh voilà sur le respect de des
[01:22:59] droits de l'enfance. Donc mon père
[01:23:00] estime que voilà, ils ont été malmenés
[01:23:02] par cette pédagogie utilisée par le
[01:23:03] professeur Samuel Patique. Donc voilà,
[01:23:05] absolument aucun appel à la violence,
[01:23:07] juste l'expression de son opinion sur
[01:23:08] cette pédagogie. Votre père ne me
[01:23:10] regarde pas d'avoir fait cette vidéo.
[01:23:11] Écoutez, je n'ai pas discuté de la
[01:23:13] question avec lui. Je mon père
[01:23:14] étantisolement, j'ai un contact très
[01:23:16] restreint avec lui. En revanche, une
[01:23:19] amie de son père que nous avons pu
[01:23:21] joindre au téléphone, elle est plus
[01:23:23] directe.
[01:23:26] Et avec le recul à vous, il vous dit je
[01:23:28] j'aurais pas dû m'enmêler. Non, c'est
[01:23:30] pas quelqu'un. Quel intérêt de dire ça ?
[01:23:32] pas quelqu'un qui se en soit et il garde
[01:23:34] ses positions parce que il avait aucun
[01:23:36] intérêt que ses valeurs parce que
[01:23:38] montrer une caricature la figure du
[01:23:40] prophète dépasse même Dieu et le Coran
[01:23:42] lui-même. Donc quel intérêt de venir
[01:23:44] humilier, profaner un sacré chez un
[01:23:46] enfant quand on pourrait faire
[01:23:48] différemment. C'est comme vouloir
[01:23:49] insulter son père ou sa mère. En quoi ce
[01:23:51] serait pertinent ?
[01:23:53] Le procès d'Abdelakim Sefri aura lieu
[01:23:56] dans plusieurs mois.
[01:24:00] À la mosquée de Drancy, l'imam Shalgumi
[01:24:02] vit toujours sous la menace
[01:24:05] islamiste. Pour ne prendre aucun risque,
[01:24:08] il a dû exiler sa femme et ses cinq
[01:24:10] enfants à l'étranger.
[01:24:17] Ça fait 6 ans, ils sont partis de la
[01:24:19] France. Ils sont dans quel pays ? Ils
[01:24:21] sont quelque part dans le monde bien
[01:24:24] protégés, changer nom famille. Et vous
[01:24:26] pouvez pas dire où ils sont ?
[01:24:28] Non, ça c'est un prix à payper lourd.
[01:24:33] Vous savez le meilleur des moments de la
[01:24:34] vie d'un père ou au ou ou des parents de
[01:24:38] voir leurs enfants il grandit. Moi je
[01:24:40] l'ai pas vu
[01:24:43] [Musique]
[01:24:46] grandir. Les islamistes, ils ont
[01:24:48] kidnappé la religion. Ils m'ont pris en
[01:24:50] otage. Ils ont pris la communauté
[01:24:51] musulmane en otage. C'est un projet
[01:24:52] politique. C'est un projet
[01:24:53] malheureusement de diviser la société.
[01:24:56] C'est un projet aussi de récupérer la
[01:24:59] religion à des fins politiques.
[01:25:01] L'islamisme, c'est la maladie de
[01:25:02] l'islam. L'islam, il peut pas se guérir
[01:25:05] tant qu'on lutte pas contre l'islamisme.
[01:25:08] Le combat de l'imam Shalgoumi est aussi
[01:25:11] celui de tous ceux qui défendent la
[01:25:12] laïcité contre le dogme religieux.
[01:25:16] Les lumières contre l'obscurantisme.
