# « L’adoption de l’agriculture biologique dans le secteur viticole en France »

https://www.youtube.com/watch?v=v0asc1f2apI

[00:10] Bonjour à toutes et à tous et donc le travail que je vais vous présenter,
[00:14] c'est un travail qui est réalisé avec deux collègues d'Inra Sabine Duvalex et Pascal Bazoch.
[00:22] Et donc nous intéressons à l'adoption de l'agriculture biologique dans le secteur viticol et et la question que nous nous posons et de savoir quel est le rôle des coopératives.
[00:33] Donc le contexte dans lequel s'inscrit cette étude, c'est celui du pacte vert qui fixe au niveau européen des objectifs ambitieux pour plusieurs secteurs et dans le cadre du secteur agricole, un des objectifs est d'atteindre à d'ici à 2030 25 % des surfaces agricoles cultivées avec des pratiques de l'agriculture biologique.
[00:57] Et donc on a pu voir que suite aux années 2014, entre 2014 et 2022, on a eu une augmentation des conversions en agriculture biologique par les agriculteurs qui a permis d'augmenter les surfaces cultivées
[01:12] jusqu'à atteindre un point maximum de 10,7 % des terres agricoles françaises qui étaient cultivées en agriculture biologique en en 2022.
[01:23] Mais depuis, on observe une stagnation et même euh une légère régression avec des déconversions euh supérieures euh à aux conversion.
[01:31] Et donc les agriculteurs, le constat c'est que les agriculteurs fassent toujours des obstacles pour se convertir à l'agriculture biologique malgré les subventions et les incitations par le biais de politique publique, que ce soit à l'échelle européenne, par le biais de subvention dans le cadre de la politique agricole commune ou à l'échelle nationale avec des crédits d'impôts qui sont accordés au aux agriculteurs en agriculture biologique.
[01:57] Et donc on a décédé décidé de prendre un pas de côté par rapport aux incitations qui pouvaient être réalisées par les politiques publiques et de s'intéresser à un acteur de un acteur important des filières agricoles que sont les coopératives.
[02:10] Donc les coopératives, ce
[02:13] sont des organisations collectives d'agriculteurs qui vont collectivement se regrouper.
[02:20] soit pour mettre en commun des pour pour mettre en commun leur leur leur production pour pouvoir la vendre ou acheter collectivement des intrans ou des outils de production.
[02:34] Il y a différents types de coopératives d'agriculteurs et c'est vraiment un acteur clé puisque aujourd'hui plus de 40 % des produits agricoles et agroalimentaires que que l'on retrouve euh en France proviennent de coopérativ.
[02:52] Et donc c'est pas un hasard totalement si on s'est intéressé à cette à cet acteur clé parce que au-delà d'être un acteur clé des filière agricoles, il a été déjà montré dans la littérature que les coopératifs pouvaient promouvoir l'adoption de pratique environnementale par différents leviers.
[03:08] Un premier levier, c'est euh d'inciter à produire des hautes de produits de haute qualité.
[03:13] en encourageant l'adoption de pratique par le biais des contrats qui relie les agriculteurs aux coopératives.
[03:18] Et c'est plus particulièrement sur ce point-là que nous allons nous intéresser euh dans cette étude.
[03:23] Un autre levier, c'est que les coopératives étant des organisations collectives, il y a des normes sociales qui peuvent se mettre en place et qui peuvent favoriser l'adoption de pratique environnementale.
[03:36] C'est aussi les coopératifs, ce sont aussi des acteurs clés pour la transmission de formation et de conseils auprés des agriculteurs qui est un des leviers pour inciter l'adoption de pratique environnementale et finalement par essence les coopératives, c'est un outil où les agriculteurs mettent en commun et donc la mutualisation peut permettre de limiter le risque lié à l'adoption de pratique environnementale.
[04:02] Et donc notre question de recherche est de savoir si les coopératives peuvent inciter l'adoption de l'agriculture biologique par le biais de la contractualisation en proposant une une
[04:14] des contrats mieux adaptés aux agriculteurs.
[04:16] Et donc pour cela, nous allons analyser les préférences des agriculteurs pour différentes caractéristiques de de contrat pour essayer de mieux comprendre leurs préférences et essayer d'identifier des profils de viticulteur selon leur disposition, leur volonté à adopter l'agriculture biologique, les pratiques de l'agriculture biologique.
[04:39] Et donc pour répondre à cette question, un des défis c'est que on n' pas de données sur les contrats agricoles.
[04:43] Ce sont des données qui sont bah considérées comme confidentielles et qui généralement ne veulent pas être partagé par les acteurs.
[04:51] Et donc pour faire face à cette difficulté, on a décidé d'étudier de travailler sur une étude de cas au sein du secteur viticol.
[04:59] Pourquoi ce secteur viticol ?
[05:03] à ce qui fait face à des défis majeurs en terme de réduction d'utilisation des pesticides, mais aussi puisque c'est un réseau enfin c'est c'est un secteur où le réseau viticol est très développé où il y a
[05:16] près de 60 % des viticulteurs qui appartiennent à une coopérative et donc on s'est intéressé à une coopérative qui est située dans le département du Lot et Garon sur le sur le territoire géographique de la zone AOP Busée et donc la coopérative s'appelle Les vignerons de Busé.
[05:36] Euh notre hypothèse, c'est que les coopératives peuvent favoriser l'adoption de l'agriculture biologique en proposant des contrats qui soient mieux adaptés aux contraintes des agriculteurs.
[05:46] Et donc, on a étudié plus spécifiquement cinq termes du contrat.
[05:53] Un premier donc qui qui reposait sur les exigences environnementales et notamment la présence de de l'agriculture biologique dans le contrat.
[06:00] Un deuxième sur le conseil puisque comme je vous le disais en introduction, les coopératives sont des acteurs du conseil agricole.
[06:13] Le troisème point c'était la possibilité de contractu de de faire plusieurs
[06:18] contrats sur son sur sa vigne et donc d'avoir différents types de contrats au sein de son exploitation viticole et non pas un seul contrat comme c'est aujourd'hui généralement proposé par les coopératives.
[06:32] Euh le un autre terme du contrat étudié était le prix de de vente et la possibilité d'avoir des mécanismes de compensation en cas de perte de rendement.
[06:41] Donc que ce soit des mécanismes, on a étudié plusieurs mécanismes, que ce soit des mécanismes portés par la coopérative comme des fonds coopératifs, la mise en place de fonds coopératifs ou euh des mécanismes portés par des entreprises extérieures, donc typiquement des assurances.
[06:58] Donc, je vous le disais un peu plus tôt, une de une de nos difficultés était l'absence de données.
[07:02] Et donc pour y remédier, nous avons réalisé une ce qu'on appelle une expérience de de choix discret.
[07:11] pour essayer de révéler les préférences des agriculteurs pour les différentes caractéristiques du contrat.
[07:18] Donc c'est-à-dire que on n'est pas aller voir directement les agriculteurs en leur disant
[07:21] Bon mais quelle caractéristique du contrat vous préférez ?
[07:25] Mais on leur on leur a proposé des situations de choix où ils avaient plusieurs contrats.
[07:31] Donc ils avaient trois types de contrats auxquels ils pouvaient souscrire et donc nous demander lequel il préférait.
[07:36] Donc à chaque fois, il y avait un contrat qui correspondait au statut CO, donc qui était le contrat actuel qu'ils avaient avec la coopérative.
[07:46] Et après deux autres types de contrat qui étaient des contrats hypothétiques mais qui enfin où on modifiait certains termes du contrat.
[07:53] Donc pour vous donner une idée, voilà les cartes qu'on présenté aux agriculteurs et on leur demandait de choisir quel était le contrat qui qui préférait.
[08:04] Et donc comme ça pour chaque agriculteur au sein de la coopérative qui était qui ne qui était pas encore en agriculture biologique, on leur a présenté six situations de choix et ils nous ont dit à chaque fois quel était le contrat qui qui préférait.
[08:16] Et grâce à postériori à
[08:20] une analyse statistique, on était capable de révéler les préférences des des de chacun des agriculteurs pour pour chacune des caractéristiques du contrat.
[08:32] Donc je vais maintenant vous présenter les résultats de notre étude.
[08:33] Donc tout d'abord ce que nous mettons en en avant c'est que les coopératives c'est effectivement un actleur clé dans l'adoption de pratiques agricoles par les par les agriculteurs.
[08:43] La l'enquête que nous avons mené mais en évidence que dans la coopérative que nous avons étudié, 96 % des viticulteurs déclarent échanger avec un conseiller de de la coopérative plusieurs fois par an.
[08:55] Euh 60 % des viticulteurs déclarent mettre en œuvre les pratiques présentées au cours des formations de de la coopérative et les échanges vont au-delà seulement de l'aspect technique puisque 87 % d'entre eux déclarent échanger avec la coopérative également sur les bénéfices environnementaux et sociaux de leur pratique.
[09:21] Et donc grâce grâce à cette étude, au sein de la coopérative étudiée, on a été capable d'identifier trois types de trois profils de viticulteur.
[09:31] Un premier profil qu'on a appelé ceux qui étaient réticents au changement, c'est-à-dire c'était ceux queles que soient les modifications du contrat qu'on proposait était réticents au changement de contrat et préférer le contrat actuel qui était proposé par la coopérative.
[09:46] Un deuxième groupe qu'on a nommé les réticents à l'agriculture biologique puisque eux ils acceptaient de changer les termes du contrat sur certains caractéristiques du contrat mais par contre dès queil y avait l'agriculture biologique au sein du contrat il ne souhaitait plus aller vers ce contrat et finalement on a un dernier groupe qui sont les agriculteurs que l'on a appelé prêt à adopter l'agriculture biologique qui pour eux la le fait qu'il y ait l'agriculture biologique au sein d'un contrat était quelque chose de très important et étaient les contrats qui qu'il préférait.
[10:20] Ce qui est intéressant, c'est de savoir
[10:22] le pourcentage au sein de la coopérative de de viticulteur qu'il y a au sein de ces trois typologie.
[10:29] Et nos résultats mettent en en évidence que 61 % d'entre eux sont réticents au changement, 26 % sont réticents à l'agriculture biologique et et seulement 13 % euh sont au sein de de la de du type d'agriculture de viticulteur que nous avons nommé ceux qui étaient prêts à adopter l'agriculture biologique.
[10:50] Et donc ces agriculteurs euh ils se différencient vraiment des deux autres groupes.
[10:54] On a on a dans l'enquête qu'on a mené, on a été capable d'identifier des caractéristiques de ce dernier groupe d'agriculteurs.
[11:03] Donc tout d'abord, ils accordent une plus grande importance au marché, donc à l'évolution du prix des intrants et du prix de de leurs produits lorsqu'ils réfléchissent à leur changement de pratique.
[11:16] Et c'est aussi des des viticulteurs qui sont plus qui s'impliquent plus activement dans la recherche
[11:22] d'information, que ce soit dans la presse spécialisée ou dans la presse généraliste.
[11:27] Et ceci va avoir une influence.
[11:30] Enfin, il déclare que ces informations ont une influence sur leur changement de pratique au sein de leur exploitation.
[11:40] C'est également des agriculteurs qui déclarent être plus enclin à expérimenter de nouvelles pratiques et à tester des solution risqué.
[11:49] Et finalement euh en terme de perception de l'agriculture biologique, ils indiquent qu'il enfin on retrouve qu'il partagent l'avis des autres viticulteurs de la coopérative, donc des deux autres groupes,
[12:04] par le fait qu'il considère que l'agriculture biologique n'est pas facile à mettre en œuvre et qu'elle entraîne à la fois une augmentation et qu'elle entraîne pardon une augmentation de la difficulté du travail et une baisse des rendements.
[12:15] Par contre, il se différencie des autres groupes par le fait qu'ils anticipent une baisse de profit liée à l'adoption de
[12:23] l'agriculture biologique qui est plus faible et finalement ils se sentent prêts à se convertir à l'agriculture biologique et ont davantage confiance en leurs compétences et connaissances pour effectuer cette conversion.
[12:40] Donc pour conclure, nous mettons en avant grâce à cette étude que 13 % des viticulteurs de la coopérative étudiée sont prêts à se convertir à l'agriculture biologique.
[12:49] Donc ça reste un pourcentage très faible au sein de la coopérative.
[12:55] Donc si la coopérative en modifiant ses contrats, ça peut être une incitation à à à à l'adoption de l'agriculture biologique, c'est pas suffisant.
[13:04] Et donc on peut se poser la question de savoir quels sont les autres leviers euh qui permettraient d'augmenter ce taux d'adoption de l'agriculture biologique au sein des coopératives viticoles.
[13:15] Et donc il y a quelques hypothèses que nous pouvons faire et qui pourraient être qui pourrai être l'objet de prochaines recherches.
[13:24] La première, c'est que les préférences peuvent évoluer au sein de la coopérative si les agriculteurs voient des résultats positifs des premiers agriculteurs qui qui se convertissent à l'agriculture biologique.
[13:39] Aussi, les normes sociales peuvent être amenées à évoluer s'il y a un seuil critique de d'agriculteurs bio au sein de la coopérative.
[13:48] Ça peut jouer sur euh la norme sociale au sein de la la coopérative vis-à-vis de l'adoption de l'agriculture biologique.
[13:55] Et finalement, il peut également y avoir des incitations du marché qui vont faire évoluer euh les conversions à l'agriculture biologique, plus particulièrement dans le secteur viticol puisque c'est un des rares secteurs pour lequel la consommation de produits certifiés en agriculture biologique a continué à augmenter.
[14:11] On a eu + 7,2 % de consommation de vin bio entre 2022 et 2023 alors que sur le reste des produits alimentaires, on observe une diminution de la consommation de produits bio.
[14:27] Je vous remercie.
[14:30] au niveau du taux des personnes qui voulaient pas passer au bio malgré une modification de de contrat tout ça, je me demandais quelles étaient les raisons qui qui leur faisait euh enfin ce refus quoi.
[14:41] Pourquoi pourquoi ça ne ça n'étende pas ?
[14:43] Voilà, il y avait deux raisons principales qui ressortaient.
[14:49] une première qui était euh la peur d'une perte de profit importante pour l'exploitation.
[14:55] Et la deuxième chose qui semblait très importante pour eux, c'était l'impact que ça avait sur le travail puisque j'ai pas je suis pas rentré dans les détails, mais ce qui ressort également, c'est que les viticulteurs, ils anticipent une augmentation de la charge de travail suite à la conservation la conversion à l'agriculture biologique, mais pas seulement une augmentation de cette charge, aussi une pénibilité du travail à à réaliser et une augmentation des pics euh des enfin du du du des pics de travail, donc des périodes plus
[15:28] restreintes sur lesquelles il faut fournir beaucoup de travail.
[15:31] Donc il y avait aussi cette gestion de de la main d'œuvre au cours du temps qui qui était un des facteurs limitants.
[15:38] Merci Sonia.
[15:39] J'ai deux questions parce que moi je suis très loin de la viticulture et tout malgré j'aime bien déguster un bon vin.
[15:47] Mais personnellement ce qui m'aurait intéressé aussi de ça, c'est de mieux comprendre qu'est-ce qu'il craignent le plus.
[15:53] C'est pas forcément la perte de l'argent, mais pour faire l'agriculture biologique, c'est quel risque auquel on s'expose par rapport aux parasites au tout tout.
[16:03] Donc ça, je crois j'aurais bien eu envie de mieux comprendre.
[16:06] Et la deuxième chose c'est que ici effectivement on parle de pic de travail et aussi perte de gain et tout mais est-ce que dans tout ceci parce qu'on parle finalement de l'agriculture est-ce que il ne ressort pas aussi de temps en temps des arguments qu'il y a aussi une responsabilité de protéger la nature ?
[16:31] Alors pour la pour la première question, c'est vrai que nous on s'est pas intéressé au risque.
[16:35] C'est quelque chose qui est très documenté dans la littérature, l'impact du passage au bio sur sur le enfin l'impact du passage au bio sur les rendements agricoles.
[16:48] Et donc ce qui est ce qui est montré c'est que il y a une plus grande variabilité des rendements.
[16:53] Donc les années où il peut y avoir bah des facteurs météorologiques ou des ou des ravageurs qui sont très présents.
[17:01] il y a une très grande baisse de rendement et donc pour compenser cette baisse de rendement qui est qui est qui est plus importante hein que dans le cette baisse de rendement mais surtout cette variation de rendement d'une année à l'autre auquel est très soumis le les producteurs en agriculteur biologique,
[17:17] c'est pour ça qu'un des termes du contrat c'était de proposer des systèmes de compensation en cas de perte de rendement pour que ce soit un un levier à ce à ce risque- là.
[17:28] Et la deuxème question euh
[17:31] la responsabilité vis-à-vis de de l'environnement.
[17:33] Euh donc la coopérative avec laquelle on a travaillé, c'est une coopérative qui est déjà engagée euh sur ces questions-là avec euh la il ils ont déjà fait des premières marches, donc ils sont pas allés jusqu'à l'agriculture biologique, mais ils ont adopté d'autres labels euh auparavant euh qui euh bah où où il y avait l'adoption de de certaines pratiques agricoles.
[17:58] C'est on a on leur a posé des questions dans notre questionnaire sur leur ressenti par rapport par rapport aux effet de leur pratique sur différents types de d'environnement que ce soit les insectes que ce soit sur sur l'eau.
[18:12] Enfin, on avait vraiment plusieurs questions sur ces aspects-là.
[18:16] Malheureusement, on ressort pas de différence entre ceux qui étaient prêts à passer à l'agriculture biologique et ceux qui étaient vraiment non enclin à à y aller.
[18:24] L'impact de leur pratique sur le milieu, ils les percevaient toutes tous de la même façon.
[18:28] Après, on leur a pas posé de questions sur leurs
[18:32] sentiments à eux et leur volonté.
[18:36] Enfin, je veux dire d'autres questions au-delà de leur pratique en fait sur euh sur
[18:41] c'est vrai que c'est quelque chose qu'on aurait pu creuser un peu plus finalement leur
[18:46] leur perception leur perception vis-à-vis de l'environnement au-delà de seulement leur pratique agricole mais
[18:52] peut-être dans leur cadre de vie général.
[18:55] Euh merci beaucoup.
[18:58] Est-ce que tu as des données sur le type d'exploitation ou sur et aussi des données plus socio-démographiques sur les chefs d'exploitation et comment ça impacte leur enfin leur leur intérêt pour la transition ?
[19:15] Oui oui oui.
[19:16] J'ai pas pris le temps de les montrer mais effectivement on avait les données socio-démographiques des agriculteurs qui ont été qui ont été enquêtés.
[19:22] Donc euh peut-être euh une des particularités, c'est quand même que ce sont beaucoup d'exploitations où il y a pas seulement de la vigne, il y a plusieurs activités.
[19:31] On avait plus de 60 % des exploitations
[19:33] où il y avait une double activité parce que on est dans un territoire viticole mais on n'est pas non plus à Bordeaux.
[19:38] Euh c'est des c'est un territoire mixte.
[19:42] Et euh par rapport aux données socio-démographiques, une variable qui était intéressante et qui nous a un peu qui nous a étonné à la première lecture, c'était peut-être avant de de dire ça, je pourrais dire que l'âge moyen était de 50 ans des chefs d'exploitation et on avait pas une très grande hétérogénéité sur sur cette variable.
[19:58] Et là où je voulais en venir juste avant, c'était euh on s'est intéressé à la formation.
[20:01] Et ce qu'on observait dans nos données, c'est que la grande majorité des agriculteurs qui étaient réticents à l'agriculture biologique ou à tout changement de contrat, ils avaient fait plus d'études.
[20:15] Alors, ils avaient major enfin, ils avaient fait plus ils avaient fait majoritairement des études agricoles dans le secondaire alors que dans l'autre catégorie, on retrouvait des agriculteurs soit qui avaient fait beaucoup d'études, soit qui avaient pas fait d'études.
[20:28] Et et donc l'interprétation qu'on en avait, c'est
[20:33] que finalement comme ils ont 50 ans, ils
[20:34] ont fait leurs études agricoles à un
[20:36] moment où c'était des pratiques
[20:37] dominantes de de l'agriculture
[20:39] conventionnelle et que donc ça pourrait
[20:41] être une explication de ce de ce facteur
[20:43] du du lien des sur les études duquel on
[20:45] était un peu étonné. Mais en terme de
[20:47] catégorie d'âge, on ne voyait pas de
[20:49] enfin l'âge n'expliquait pas euh la la
[20:53] le type de viticulteur qu'on a qu'on a
[20:55] ressorti de l'étude et assez étonnamment
[20:58] mais sûrement parce qu'on avait pas
[21:01] assez d'utérogénité.
[21:03] Merci beaucoup à toutes et tous.
