# Entretien | Luc Gnacadja, maire de Cotonou |  Cotonou 2026-2033 : un pacte de transformation

https://www.youtube.com/watch?v=u7xzlXkDTWc

[00:01] [musique]
[00:17] Madame, monsieur, bonjour.
[00:20] 165 quartiers, 13 arrondissements logés sur le cordon littoral entre le lac Nokoué et l'océan Atlantique.
[00:28] La ville cœur économique du Bénin subit une pression démographique non négligeable.
[00:33] Les inondations y sont cycliques, la saturation foncière importante et les besoins en tout genre croissants.
[00:39] Depuis le 15 février 2026, l'architecte et ancien ministre Lucakadja a pris en main la mairie de Cotonou à l'issue des élections remportées dans cette commune par son parti politique, l'Union progressiste le renouveau.
[00:55] Depuis lors, le maire en poste pour un mandat de 7 ans pour même faire changer d'échelle à Cotonou.
[00:59] Luc Nyankadja soutient
[01:01] S'inscrire dans une logique de transformation.
[01:04] Rachida Toussou, bonjour.
[01:07] Bonjour Mariea Yodro.
[01:10] Les ambitions du maire se déclinent en sept points, sept leviers et une seule promesse, transformer la capitale économique du Bénin en une ville verte, résiliente, productive et bien gouvernée.
[01:24] Comment compte-t-il y parvenir ?
[01:27] Avec quel moyen ?
[01:30] Et selon quelle méthode le maire de la ville de Cotonou, Luc Gakadja répond à nos questions au cours de cet entretien.
[01:35] Bonjour monsieur le maire.
[01:37] Bonjour madame Moussou.
[01:39] Bonjour madame Guimadjo.
[01:42] Mais avant toute chose, je voudrais rendre grâce à Dieu et aux Cotonaises et aux Cotonais pour la confiance investie en moi et l'honneur d'être le maire de notre belle ville de Cotonou.
[01:55] Je voudrais aussi vous dire merci mesdames les journalistes pour ce moment que vous m'offrez d'échanger avec celles et ceux qui font la ville au quotidien.
[02:04] Je suis ici non pas pour faire une liste de réalisation mais pour dire qu'en 100 jours, nous avons entrepris les fondations de cette transformation là et de partager une conviction simple.
[02:17] L'avenue de Cotonou peut-être meilleure que son présent pour autant que nous soyons ensemble réunis à partager cette ambition là que Coton peut changer d'échelle.
[02:30] Alors, monsieur le maire, si vous devrez résumer en une phrase l'urgence numéro 1 des cotonois, que diriez-vous ?
[02:38] L'urgence numéro 1, c'est de faire en sorte que les cotonois croient que ce changement d'échelle, que cette transformation est possible, qu'il voie que la ville, l'administration répond à leurs attentes, à leurs besoins que le service qui leur est dû est un service manifeste qui est rendu en temps et en heure.
[02:57] Nous avons besoin de crédibiliser l'action municipale.
[03:02] Sans cela, la nécessaire convergence d'ambition ne sera pas
[03:04] possible.
[03:06] Donc cette urgence est celle-là.
[03:07] Et est-ce que vous avez les coups des franches aujourd'hui pour transformer ce dont vous parlez ?
[03:14] Qui est le patron aujourd'hui de la mairie entre le secrétaire exécutif et vous ?
[03:17] Euh j'ai eu le privilège d'avoir connu la décentralisation 1.0, c'est-à-dire celle déclarative des années 2002-2003.
[03:25] Ensuite est venu cette volonté de faire en sorte que l'administration communale soit outillée et en mesure de travailler sans je dirais mélange d'approche politiciennelle.
[03:37] Mais en cela le code est clair.
[03:41] Le patron de la mairie Selmè, c'est lui qui donne l'impulsion politique et les orientations stratégiques.
[03:47] Le secrétaire exécutif, comme dit son nom, il exécute et c'est le maire qui dans le cadre du conseil de supervision reçoit le rapport mensuel du secrétaire exécutif, le valide ou non.
[04:00] Donc le patron de l'Ambérie, c'est le maire.
[04:02] Alors monsieur Luc Yankadia, on parle beaucoup des faiblesses de de Cotonou,
[04:06] Mais quelles sont ces forces cachées ?
[04:09] Quelles sont ces opportunités là qu'on n'a pas encore exploité à Cotonou ?
[04:14] D'après vous, Cotonou est né aux confluences de l'eau.
[04:18] Cotonou est né d'ailleurs ça s'appelle Cotonou.
[04:24] Écoutons-nous, c'est la ville au rivage de l'eau et cette confluence là a créé des vulnérabilités et ces vulnérabilités ont certainement amené les populations à la nommer Couton, la ville au rivage de la mort.
[04:39] J'ai l'ambition d'en faire sans lui changer de nom Breton.
[04:43] C'est-à-dire que dans cette relation avec l'eau, nous n'allons pas combattre l'eau.
[04:49] L'histoire nous enseigne qu'on n'a jamais gagné contre l'eau, mais nous avons été dans une sorte de réflexe défensif par rapport à l'eau.
[04:56] Moi, je voudrais que nous fassions de l'eau un partenaire, un outil, une alliée de croissance et de résilience.
[05:04] Quand nous avons compris ça, nous allons gouverner la ville autrement.
[05:06] Nous allons investir
[05:08] Dans nos aménagements autrement.
[05:10] Nous allons prévenir et maintenir les infrastructures naturelles de l'eau autrement.
[05:14] C'est cet impératif-là que je voudrais que nous partagions tous.
[05:18] Vous annoncez un changement de trajectoire, agenda à la clé.
[05:23] Crédau stabiliser la gouvernance autour des priorités de Cotonou.
[05:29] Mais plus de 100 jours après votre entrée en fonction, des mots aux actes, qu'est-ce qui a réellement changé sur le terrain ?
[05:35] Vous avez rappelé que je suis architecte, euh, personne ne s'est extasié devant des fondations.
[05:40] On ne dit pas qu'elles sont belles, fondations, parce qu'elles ne sont pas visibles, et pourtant sans elles, le reste ne tient pas.
[05:45] Les 100 jours ont été pour moi l'occasion, avec mes adjoints, et je suis l'un des maires les plus privilégiés du Bénin parce que j'ai deux adjointes et un adjoint.
[05:57] C'est un privilège d'avoir cette capacité, cette opportunité de travailler avec les femmes qui sont leaders.
[06:04] En 100 jours, nous avons entrepris d'identifier, de connaître la ville, son...
[06:10] Administration surtout et d'identifier les goulots d'étranglement.
[06:15] J'ai eu à publier une tribune où j'ai appelé les systèmes cachés qui font que même quand les ressources sont là, elles ne sont pas mises en œuvre de façon idoine à l'échelle en réalité.
[06:30] Et identifier cela et partager avec l'administration communale ce qui doit changer pour que les investissements soient réussis et que ce qui est fait donne le résultat attendu.
[06:42] Vous avez vu par exemple ma première sortie en février alors que la météo annonçait que les pluies seront plus précoces a été de changer le programme de curage.
[06:55] Il était prévu comme d'habitude donc un peu plus tard que des pluies qui venaient de façon plus précoce.
[07:00] Nous avons entrepris de curer les caniveaux plus tôt.
[07:05] Heureusement quand la forte pluie du 7 mars est arrivée, c'est vrai, ça a été une très forte pluie, un mois.
[07:12] De de pluie en en une journée, mais on a observé que 2 heures de temps après, parce que les cannivaux étaient en état de rendre leur service par rapport aux investissements consentis, déjà 2 heures de temps après, l'eau était partie dans la plupart des zones qui ont été euh pavées, aménagé, ainsi de suite.
[07:32] C'est cela le changement que je veux.
[07:34] Donc mettre l'administration en état de marche et j'appelle ça une administration axé sur les objectifs et les résultats.
[07:42] Que chacun sache ce qu'il doit faire, que chacun ait sa lettre de mission et que conforter dans ce qu'il doit faire et sachant que ce qu'il va faire va être mesuré et bien celui-là est capacité pour donner le meilleur de lui-même dans une équipe qui elle-même sait ce qu'elle doit faire.
[07:59] H et concrètement, qu'est-ce que vous avez posé comme action pour une gouvernance plus crédible ?
[08:04] Il y a que le secrétaire exécutif a reçu sa lettre d'émission avec des indicateurs de performance et de transformation.
[08:11] Ça veut dire, vous
[08:13] Savez, euh, on parle de performance,
[08:15] Imaginez que vous ayez envie d'aller à Paracou et que vous prenez la route de Lomé.
[08:18] Vous arriverez peut-être à Paracou mais très tard.
[08:22] Alors ce qui dans le système vous aurait amené à choisir d'aller à Lomé, prendre la route de Lomé alors que vous vous devez aller à Paracou, il faut le comprendre, comprendre cela et de manière à ce que la prochaine fois vous ne preniez plus cette fausse route là s'appelle une transformation dans le système de prise de décision.
[08:38] Donc les indicateurs de performance de transformation sont en place.
[08:42] Cet outil-là lui a permis, lui, de décliner sa lettre de mission en aide de mission à tous les directeurs techniques et cela est décliné jusqu'au chef de service de division.
[08:52] Ça change tout.
[08:54] Notre ambition, c'est que bientôt les actes que nous devons poser vis-à-vis des citoyens citoyennes de Cotonou doivent avoir un délai.
[09:02] Quand vous, quand vous avez une attente, vous avez un service, vous devez pouvoir le voir vous le rendre en temps et en heure et qu'à terme bientôt que la ville même dans son administration soit dans
[09:13] L'approche de chaque cotonois et cotonoise que cette dématérialisation que le gouvernement a réussi au niveau de l'État central que nous puissions l'activer au niveau de la ville.
[09:24] Dématérialisation signifie aussi digitalisation.
[09:25] Donc que la ville puisse euh être dans la po de chacun celui qui veut un service qui puisse l'avoir sans forcément se rendre à la merie.
[09:34] Vous voyez que quand quelqu'un remarque que par exemple un couvercle de cannivu ici est cassé, qu'il puisse le signaler et qu'on puisse identifier dans combien de temps est-ce que la réponse appropriée a été faite.
[09:46] Alors le nouveau chapitre de l'histoire de Cotonou s'articule aussi autour de la sécurisation juridique donc de l'action de la mairie.
[09:56] Vous avez parlé d'un audit de sécurité juridique, on en a entendu parler.
[10:01] Est-ce que cela a révélé des permis ou des décisions d'urbanisme problématique et qu'est-ce que vous faites de ces résultat d'audit ?
[10:08] C'est un chantier en cours madame Yadjero parceil s'est révélé plus vaste que je l'avais anticipé.
[10:12] Nous avons
[10:15] Actuellement en cours un audit avec un consultant qui est en train d'identifier surtout les réserves administratives.
[10:25] Une ville a besoin d'avoir de l'espace pour réaliser les infrastructures.
[10:30] Il se fait que beaucoup des réserves administratives sont soit méconnues, soit mal appropriées, soit parfois hein euh distraite si je veux dire.
[10:42] Donc récupérer cela, identifier cela.
[10:44] Par exemple, je peux vous dire déjà que dans le premier compte rendu qui m'a été fait, la liste des réserves administrative qui était connu et confié au consultant a confirmé cet avéril le double.
[10:55] Donc si on lui a dit qu'il y a telle quantité de réserves et que le constat qui a été fait après identifié, c'est le double.
[11:02] Donc oui, il faut que la ville sécurise son foncier privé.
[11:05] Il faut que la ville aussi offre à ces ces citoyens, à ces acteurs économiques la sécurité foncière qui est nécessaire parce que sans elle personne n'investit.
[11:14] Donc faire en sorte que l'ensemble des
[11:17] documents et des registres fonciers soient réconciliés, soit sécurisés et soit digitalisés et permettre à chacun d'avoir par exemple son son permis de construire.
[11:29] Euh aujourd'hui, ça se fait dans une trentaine quarantaine de jours.
[11:31] On peut faire mieux, mais on peut surtout faire mieux en permettant à chacun de ne pas attendre très longtemps avant d'avoir le document de circisation foncière qui lui permet d'entreprendre son projet.
[11:42] Et ça c'est un prérequis pour qu'une ville devienne attrayante, attractive pour l'investissement privé.
[11:46] Et quelle échéance pour tout ça cette digitalisation dont vous parlez ?
[11:50] le préalable est en cours et quand cette digitalisation va se faire au cours de cette année, ça va probement nous prendre jusqu'à l'année prochaine parce qu'il faudra aussi travailler avec la NDF pour que nos registres soient conformes avec ceux de LAANDF et que ce faisant les permis de construire se fondent sur des titres fonciers qui eux aussi se fondent sur un registre qui est inattaquable.
[12:14] Alors vous dites aussi vouloir reconnecter donc la ville avec la vie
[12:18] réelle.
[12:21] Donc la mairie avec la ville réelle, la ville de Cotonou et le quotidien des Cotonoiris.
[12:26] En terme simple, vous faites référence tellement au second levier euh de cette transformation.
[12:32] Il s'agit de d'investir sur l'économie dite populaire.
[12:37] Je peux faire le mot populaire à informel parce qu'en réalité l'économie dite informelle, c'est-à-dire qu' n'a pas de forme mais qui en réalité a de formes.
[12:45] Il faut savoir que cette économie dite informelle que je préfère appeler populaire est une économie qui produit 80 % du PIB de la ville et génère près de 90 % des emplois de la ville.
[12:56] Ça veut dire que cette économie là ne fonctionne pas.
[12:58] En réalité la vie ne pas performée.
[13:00] Donc faire en sorte que ceux qui sont dans cette économie dite populaire qu'on puisse les professionnaliser, qu'on puisse les localiser, qu'on puisse les conforter, qu'on puisse faciliter leurs investissements, leur cette durabilité là et qu'on puisse apporter certainement ce que ces gens ne peuvent pas avoir d'eux-mêmes, l'informatique, la
[13:19] Digitalisation qui leur permet de prospérer.
[13:24] C'est cela que j'appelle investir dans l'économie réelle.
[13:27] Mais qu'on peut appeler économie populaire.
[13:29] Et si nous faisons cela, nous allons voir le PIB de la ville grandir et donc le PIB du Bénin grandir.
[13:35] Alors une économie populaire et bien un investissement dans cette économie là, cela demande également un environnement physique sécurisé, vous en conviendrez.
[13:45] Il s'agit de réduire la vulnérabilité des populations et des infrastructures aussi face aux intempéries.
[13:53] Récemment à la tête de vos équipes techniques Lucakad, vous avez plusieurs écoles quartiers qui ont souvent les pieds dans l'eau.
[14:02] Aussitôt les premières prules tombées.
[14:04] Vous êtes aussi allé vous rendre compte de l'état des ouvrages d'assainissement et avez discuté de vos constats concitoyens.
[14:13] Un exercice de rédition de compte Lucakja et une résolution commune.
[14:18] Oui, les images montrent bien que si nous
[14:20] Voulons changer d'échelle, il faudrait que la transformation soit une volonté partagée et comme je l'ai dit, quand on peut devenir même la première ville d'Afrique dans la propreté, dans la dignité, ce n'est pas une question d'argent.
[14:36] C'est concevoir que devant moi, c'est aussi chez moi, faire en sorte que ce qui est devant moi soit propre autant que chez moi.
[14:43] Que ne pas considérer l'espace public comme un dépôtoir, ni les cannivaux comme un dépôtoir.
[14:50] C'est par là que nous devons pouvoir améliorer nos investissements parce que chacun y contribue.
[14:54] Cette exigence là, je voudrais que chacun la fascienne et que notre passion pour notre vie soit une passion partagée.
[15:03] La dernière fois, j'ai eu la meilleure audience de mes 4 mois à la mairie.
[15:08] J'ai reçu le conseil communal des enfants de Cotonou.
[15:14] Quand vous entendez une enfant de 13 ans vous dire nous sommes pas venus pour la photo, nous sommes venus parce que Cotonou nous a vu.
[15:22] Naître, que nous voit grandir, que doit nous voir agir et nous voulons prendre notre part.
[15:31] C'est ça vous donne un bout, ça ça vous encourage et je voudrais que tous les cotonois puissent parler contre cette petite fille là Loine.
[15:42] Si nous parvenons à cela et je pense que nous allons y parvenir parce que chacun va se rendre compte que cette transformation commence par lui.
[15:47] Ça commence dans les quartiers, c'est vrai, et je nous avons tous été témoins des transformations de Cotonou sur les grands axes.
[15:55] Il faut maintenant les amener dans les quartiers et faire en sorte que dans les quartiers la salubrité, la propreté et aussi les espaces verts puissent revenir.
[16:05] Nous sommes dans la saison, en plein dans la saison.
[16:10] Quelle est la cartographie actuellement des zones inondées de la ville de Cotonou ?
[16:14] Monsieur le maire, merci bien.
[16:17] D'abord, il faut comprendre que Cotonou est une ville lacustre.
[16:20] Ça ne se pas assez mais les 165 quartiers
[16:23] Le tiers est fait de quartiers qui ont une bonne portion d'habitat lacustre.
[16:31] En toute saison, on a près de 12000 maisons qui sont permanentment dans l'eau.
[16:36] Mais combien de gens pourraient vous dire que Cotonou est aussi une ville lacustre ?
[16:40] Donc ceux qui sont les pieds dans l'eau en toute saison, c'est leur mode de vie.
[16:44] Il faudra construire aussi la ville pour eux parce que eux aussi ils sont légitimes à être citoyens.
[16:48] Et ces maisons-là dont je parle sont des maisons, les maisons qui sont sur les bords du lac dont je parle.
[16:54] Les maisons qui sont en toute saison dans l'eau sont des maisons sur pilotis déjà.
[17:01] Donc il faudra faire la ville aussi pour eux.
[17:03] Quand on fait un cadastre, le cadastre sur terre n'est pas la même chose que le cadastre dans l'eau.
[17:06] Donc pensez la ville pour eux, nous devons le faire.
[17:08] Donc réinventer le Cotonou lacustre.
[17:11] Imaginez par exemple que ce que Cotonou lacustre, il y a des gens qui voyagent pour aller vivre la ville lacustre d'Amsterdam, la ville lacustre de Venise.
[17:20] D'ailleurs à tel point qu'on parle de la Venise d'Afrique en parlant de Ganvié.
[17:26] Ville de la custe et quand nous allons réussir cela, ça va être aussi un des atouts touristiques et un des atouts de bien-être de la ville.
[17:35] Donc ça c'est un premier point.
[17:37] Le second point, nous connaissons les zones qui sont basses, les investissements structurants qui ont été faits en appel d'autres, il va falloir les faire.
[17:45] Mais pour les faire, il va falloir sécuriser le chemin de l'eau, le couloir naturel de l'eau et faire de ces couloirs naturels de ces espaces naturels, des espaces d'urbanité.
[17:58] Donc pour que les gens n'occupent plus ces espaces là, il faut les aménager.
[17:59] Il faut en faire des parcs bleus, des parcs verts dans la ville de Cotonou.
[18:04] Vous savez, Cotonou n'a que environ 1 m² de couvert végétale par habitant.
[18:07] L'OMS dit qu'il en faudrait 10 à 12 au moins.
[18:14] Une ville comme Rabat en a 115 m² par habitant.
[18:19] Donc nous sommes loin derrière.
[18:22] L'ambition qui est là et qui est déjà prévue, c'est de passer d'environ 80 hectares de couvert.
[18:27] Végétal à quelque chose comme 350 à 400 hectares d'ici à 2033.
[18:34] C'est possible.
[18:36] Vous aurez de vrais parcs qui sont, il y en a des quartes qui sont prévus, et puis des parcs qui sont prévus dans les quartiers.
[18:42] C'est aussi ça la démarche.
[18:44] Cela va permettre à ce que les quartiers soient plus résilients.
[18:48] Un arbre c'est quoi ?
[18:50] C'est un climatiseur naturel.
[18:52] Il y a des gens qui ne rentrent pas dans leur chambre avant 2h du matin à cause des îlots de chaleur.
[18:57] Comment les protège comme ça ?
[19:00] Il faut faire de vrais alignements d'arbres, mais il faut aussi amener les béninois à ne pas bétonner toutes leurs cours, à savoir leur enseigner que l'arbre dans une maison parfois c'est 1, 2, parfois 3 degrés en moins dans l'habitation.
[19:16] Donc nous avons du travail en à faire ensemble.
[19:18] Il faut que cette ambition là soit partagée.
[19:20] Je vous propose maintenant de nous rendre encore sur le terrain.
[19:23] Je le disais, nous sommes en pleine saison pluvieuse et plusieurs écoliers ont les
[19:28] Pieds dans l'eau à Côteus et le maire de la commune s'est rendu dans certaines écoles inondées.
[19:35] On va faire le point avec Ulvalus Balegon.
[19:39] Mais les traces de la pluie restent visibles.
[19:41] Dans la cour de l'EPP mainantord, premier point d'escale de cette visite, quelques flaques d'eau stagnent encore.
[19:49] Cette descente de terrain vise à apprécier les effets des intempéries, mais aussi à mesurer l'impact des premières interventions engagées par les services municipaux.
[19:59] La cour était inondée et même pour entrer dans les salles de classe dans l'eau.
[20:06] Il a la coupure d'électricité.
[20:08] Il y avait aussi l'arrêt des activités pédagogiques.
[20:12] Notons que pas endroit le toit fuite de l'eau Saint-Pala.
[20:16] Après Montenor, la délégation met le cap sur le PP Rajuntau.
[20:22] Ici aussi même constat.
[20:24] C'est vrai que la plupart des écoles que j'ai visité sont des écoles qui sont
[20:28] dans des dans des programmes de
[20:30] réflection de réhabilitation. ce qu'il
[20:32] faut faire pour mettre hors d'eau des
[20:34] salles qui vont recevoir les élèves de
[20:36] cette qui v convenir urgèement et aussi
[20:39] que les directeurs et directrices les
[20:41] écouter pour voir quelles sont les
[20:43] autres problématiques qu'il faut prendre
[20:45] en compte dans le dispositif à mettre en
[20:47] place.
[20:47] Au-delà du constat, cette visite entend
[20:49] surtout rapprocher l'action publique des
[20:51] populations et préparer des réponses
[20:54] concrètes en prélude à l'examen du
[20:56] certificat d'étude primaire CP session
[20:59] de juin 2026.
[21:05] Alors, monsieur le maire, qu'avez-vous
[21:06] pu faire pour ces écoles ?
[21:08] Le défi c'était de veiller à ce que
[21:10] aucun enfant ne passe le CEP les pieds
[21:14] dans l'eau. C'est inconcevable, c'est
[21:16] inadmissible. Et nous avons réussi
[21:18] effectivement à mettre les salles de
[21:21] classe des écoles qui sont dans cette
[21:23] zone-là à les mettre hors d'eau. On
[21:25] avait que 15 jours pour agir et cela a
[21:28] été réussi. Ça veut dire que c'est
[21:29] possible. Il faut concentrer l'effort
[21:32] sur les urgences. Il faut discerner déjà
[21:34] les urgences et les priorités. Mais ça
[21:37] c'était une urgence prioritaire. Donc
[21:40] faire en sorte qu'aucun enfant ne
[21:42] compose les pieds dans l'eau et nous
[21:44] avons réussi ce paris-là.
[21:46] Nous avons aussi pu constater que les
[21:49] enfants eux-mêmes étaient demandeurs de
[21:52] comprendre pourquoi leur réalité était
[21:53] celle-là et qu'est-ce qui peut changer.
[21:56] Quand vous expliquez aux enfants ce qui
[21:57] va changer, vous faites deux des
[21:59] ambassadeurs de cette transformation.
[22:01] Donc cette intervention là a fait partie
[22:04] de cette ambition.
[22:05] Comment la mairie de Cotonou a géré
[22:08] cette situation liée à un serpent qui a
[22:11] semé vraiment la panique à Agla pendant
[22:14] des jours ? Est-ce que vous avez
[22:14] retrouvé le serpent d'ailleurs ?
[22:16] Si, le serpent a été retrouvé. J'étais
[22:17] pas là, j'étais à à Londres pour une
[22:21] rencontre avec la Banque européenne de
[22:23] consistant de développement pour les
[22:26] avoir comme partenair dans ce que nous
[22:27] voulons faire. Mais c'est le maire qu'on
[22:30] a appelé. C'est pour c'est ça qui fait
[22:31] de cette fonction certainement la
[22:33] meilleure des fonctions politiques qui
[22:34] soit. C'est là où les politiques
[22:36] publiques rencontrent les réalités des
[22:39] populations. Et vous un maire, il est il
[22:42] doit être disponible H24.
[22:44] Donc oui, nous avons été appelés, nous
[22:46] sommes allés chercher quelqu'un dont le
[22:49] savoir-faire est de maîtriser le
[22:51] serpent. Certains avaient penser que
[22:52] c'était un bois mais c'était un gros
[22:53] pyon. Et nous avons fait descendre cette
[22:56] personnelà et elle est venue et elle a
[22:57] trouvé le serpent, elle a sécurisé parce
[23:00] que ça il s'agisait pas de de le tuer
[23:02] mais de le sécuriser et de le remettre
[23:04] là où il sera loin des populations. Donc
[23:06] ça c'est fait.
[23:08] Ça cela montre aussi que parfois
[23:11] nos savoir-fa
[23:13] nous les méconnaissons dans nos défis.
[23:15] Ce monsieur est connu pour
[23:18] en tout cas au plein national, c'est une
[23:19] célébrité dans ce savoir-faire là. Donc
[23:21] nous devons combiner tout cela pour
[23:24] construire la ville de nos ambitions.
[23:26] Alors vous avez une vision pour cela, la
[23:27] vision 2026- 2033. vous portez un
[23:31] document stratégique
[23:33] cô nous changer d'échelle pour une ville
[23:36] qui incarne son bicentenaire
[23:38] concrètement que veut dire changer
[23:41] d'échelle pour une ville comme Cotonou ?
[23:44] Les défis de Cotonou ont changé
[23:46] d'échelle
[23:48] par leur empleur, amplifié par les
[23:50] changements climatique, amplifié par le
[23:54] développement de de notre propre pays
[23:56] qui demande une ville qui soit plus
[23:58] performante et une ville qui réponde aux
[24:01] besoins des acteurs économiques, une
[24:04] ville qui réponde aux aspirations de ces
[24:06] de ces citoyens et changer d'échelle
[24:09] c'est devenu un impératif. Quand vos
[24:12] défis changent d'échelle, vous devez
[24:13] dans vos réponses changer d'échelle.
[24:15] Cela veut dire quoi alors changer
[24:17] d'échelle ? C'est gouverner autrement,
[24:19] écouter, anticiper et agir ensemble.
[24:24] Écoutez, c'est accepter que nous n'avons
[24:27] pas la science infuse, mais que ceux qui
[24:30] vivent les défis faisant partie des
[24:32] solutions, il faut aussi les écouter.
[24:33] Quand vous les écoutez, vous pouvez les
[24:36] amener à comprendre aussi que certains
[24:37] de leurs comportements fait partie du
[24:39] problème. Ce faisant, vous pouvez les
[24:42] mobiliser à accompagner le mouvement en
[24:44] leur expliquant ce qui va se faire.
[24:46] Écoutez, pensez l'action et agir
[24:50] ensemble. C'est ça changer d'échelle.
[24:52] Ici, nous l'avons décliné dans notre
[24:53] document en sep levier. Nous l'avons
[24:57] appelé cela levier. Le premier parce
[24:59] qu'il faut que les citoyens de Cotonou
[25:03] comprennent que ce changement d'iciel
[25:04] est possible. Il faut réparer la ville.
[25:07] Parfois
[25:09] vous voyez en plein milieu de chaussée
[25:11] un couvercle de cannivaux qui est cassé
[25:14] et qui reste parfois 2 3 ans avant
[25:16] d'être remplacé alors qu'on peut le
[25:18] remplacer en 2 3 jours. C'est ça.
[25:20] Réparer la ville. des écoles où les
[25:23] enfants qui effectivement des écoles qui
[25:25] sont dans des basons et où les enfants
[25:27] doivent composer faire en sorte qu'il ne
[25:28] composent pas les pieds dans l'eau,
[25:29] c'est ça réparer la ville. Par exemple,
[25:32] prioriser les investissements. La cotono
[25:34] a besoin euh d'un d'une garère
[25:38] et de veut faire une gar routière sur
[25:40] ses ressources propres.
[25:43] Ma pour ma part, j'ai dit nous allons
[25:45] changer notre us d'épaule. Nous ferons
[25:47] la GRA routière mais avec en partenariat
[25:49] public privé par ça s'appelle
[25:50] infrastructure marchande. Ça veut dire
[25:52] qu'il y a un retour sur investissement
[25:53] qu'on peut calculer pour pouvoir trouver
[25:56] un tour de table pour faire la gare
[25:57] routière. Pendant que sur ces ressources
[25:59] propres, la ville les utilise pour
[26:01] investir là où vous ne trouverez aucun
[26:03] partenaire privé pour venir faire à
[26:06] savoir sécuriser le foncier des écoles
[26:08] et des centres de santé, refaire les
[26:10] toits, assurer qu'il y a l'électricité,
[26:12] que le cadre de vie des enfants soit
[26:14] différent. C'est ça aussi qui nous
[26:16] permet de réparer la ville. Mais vient
[26:18] ensuite le la nécessité d'investir dans
[26:21] l'économie populaire. Donc là, c'est les
[26:24] acteurs de la ville qui doivent se
[26:25] sentir capacités à faire mieux. Donc une
[26:28] digitalisation qui leur met le pied à à
[26:30] l'étrier, une sécurisation foncière qui
[26:32] leur permet de de réaliser ce qu'ils
[26:34] veulent faire par leur euh leurs
[26:37] activités économiques. C'est cela aussi.
[26:39] La mobilité, ça peut être un vrai
[26:40] calvaire pour les côtonois. Euh sur BPR,
[26:44] par exemple, des auditeurs se plaignent
[26:46] de feu tricolor qui ne marchent plus.
[26:49] Qu'est-ce que la mairie a prévu pour ces
[26:51] feux tricolores en panne ? La mairie a
[26:54] prévu de les remplacer
[26:56] et était prête à investir dans leur
[27:00] emplacement.
[27:02] Mais il y a le la nécessité de mettre en
[27:05] place un système centralisé pour
[27:07] l'ensemble de la ville et l'ensemble du
[27:09] grand noé en terme de mobilité. Et cette
[27:13] coordination nécessaire a amené le
[27:15] gouvernement à demander de d'intégrer ce
[27:18] que l'adulte veut faire dans ce projetl.
[27:20] C'est ça qui a fait que les feux
[27:23] tricolores ne sont pas encore changés,
[27:25] mais si ça va se faire euh les travaux
[27:28] vont commencer dans cette seconde moitié
[27:30] de de l'année. Vous faites euh allusion
[27:33] à au 4e levier que doit se réconcilier
[27:36] avec sa mobilité.
[27:39] Il y a un projet très enthousiasmant,
[27:41] celui du la mobilité urbaine durable
[27:46] pour le grand Nokoué qui est très
[27:48] intelligent qui montre que par exemple
[27:52] avec les désastres qu'on a connu avec
[27:54] les pluies et à Calavi, on devrait
[27:57] pouvoir quitter Calaville et passer par
[28:00] le lac pour venir à Cotonou. ça
[28:01] prendrait 15 minutes au lieu de ce
[28:03] contournement qui nous coûte cher. C'est
[28:05] cette cet entendement là que la le lac
[28:07] fait partie de cette conurbation qui va
[28:10] changer tout. Cela va se faire mais
[28:13] faire en sorte que cette mobilité là
[28:15] soit une mobilité aussi pédestre. Moi,
[28:17] je rêve du jour où un enfant voulant
[28:19] aller à l'école peut aller à l'école sur
[28:21] les 1 ou 2 km qu'il sépar son école sur
[28:24] des voix avec des trottoirs sécurisés,
[28:28] arboré et qui fait que il a il a plaisir
[28:32] à aller à pied,
[28:33] hein. C'est un rêve que vous entendez
[28:35] réaliser
[28:36] mais c'est c'est dans le projet.
[28:38] Et ça va se faire quand ? La grosse
[28:40] question.
[28:42] Vous savez quand je dis que nous allons
[28:44] végétaliser la ville, c'est aussi ça.
[28:47] Nous devons dans les 7 ans qu'il y a
[28:50] devant nous multiplier par 4 le couvert
[28:54] végétal de la ville. Ça signifie que les
[28:56] axes dont de avec les trottoirs vont
[28:59] être arborés, que nous fassions en sorte
[29:02] que l'économie permette une centralité
[29:05] différente.
[29:07] Certains parlent de la ville du quart
[29:08] d'heure, mais faire en sorte que chaque
[29:10] fois dans chaque arrondissement cette
[29:13] circulation pédestre là puisse permettre
[29:15] de connecter les populations avec les
[29:17] centres d'activité. Donc vous dites
[29:20] quand le programme nous permet de le
[29:22] faire étaler sur l'ensemble de cette de
[29:25] cette année, mais les premiers résultats
[29:28] vous les verrez à partir de l'année
[29:30] prochaine. Comment ? La coproduction
[29:34] de la végétalisation doit se faire avec
[29:36] les populations. C'est pour cela que le
[29:39] projet est décliné par arrondissement et
[29:42] cette déclinaisation par arrondissement
[29:43] permettra que dans chaque
[29:45] arrondissement, ce qui doit se faire se
[29:47] fasse avec les populations dans chaque
[29:49] arrondissement. Donc c'est un tout qui
[29:53] permet à l'économie, aux populations, au
[29:56] cadre de vie de concourir à ce
[29:58] changement d'échelle.
[29:59] Alors la mobilité c'est aussi le les
[30:02] transports en commun. Que deviendront
[30:04] les émidjants, les tok tok ? Est-ce
[30:08] qu'il y aura des lignes qui pour
[30:09] parcourir la ville ? Dites-nous un peu
[30:13] ce qui se fera en terme de mobilité.
[30:15] Vous avez parlé de mobilité décarbonée
[30:17] aussi multimodale.
[30:21] Vous le déclinz si bien madame Oussou
[30:23] Coton a environ 200000 euh émudiants ou
[30:27] motxis.
[30:29] C'est un mode de déplacement qui est
[30:31] onéreux. C'est un transporter un
[30:33] transporteur avec un engin qui émbone.
[30:38] La durabilité a au cœur de son concept
[30:41] le mot transition.
[30:43] faire que cette transigne là se fasse
[30:45] avec et pour les émudiants aussi.
[30:47] Mandela avait ce mot que j'aime
[30:49] beaucoup. Ce que vous faites pour moi
[30:50] sans moi, vous ne pouvez le faire que
[30:52] contre moi. Les 200000
[30:55] et milliards de Coton ce sont des
[30:57] acteurs économiques. Il faut simplement
[30:59] imaginer la chose autrement. Si un jour
[31:01] il leur prenait de de se mettre en
[31:02] grève, Cotonou serait axissié parce que
[31:06] faute de mobilité. Eux, ils assurent 80
[31:09] % de la mobilité dans la ville. Donc
[31:12] penser cette mobilité là, c'est aussi
[31:14] faire que la transition entre des engins
[31:19] à à combustion vers des engins euh
[31:22] électriques se fassent avec eux, que le
[31:25] système leur permettre et vous permett
[31:27] permettre au cotonois dans
[31:30] par exemple pour aller d'un endroit à
[31:32] l'autre puisse avoir une transaction où
[31:35] vous prenez votre émidi puis peut-être
[31:37] le le le grand bus et peut-être même la
[31:40] barque
[31:42] avec un seul ticket, cette combinaison
[31:45] là va construire l'efficacité du système
[31:47] de de transport de la ville. C'est ça
[31:50] l'ambition et c'est déjà dans le projet
[31:53] la mobilité urbaine du grandé qui est en
[31:55] cours mais cotonou va amener sa
[31:57] partition celle qui consiste à faire la
[31:59] le dernier kilomètre ou les deux
[32:01] derniers kilomètres.
[32:02] Alors l'insalibrité demeure aussi un
[32:05] castê dans plusieurs zones de cotonou.
[32:07] Cela pose également des problèmes de
[32:09] santé publique euh pour assurer bien sûr
[32:14] les questions donc de respect donc des
[32:16] consignes et des normes en la matière.
[32:18] Il est prévu aussi une police
[32:20] municipale.
[32:22] Ce sont autant de chantiers où en
[32:23] êtes-vous concrètement ?
[32:25] Nous avons commencé dans les
[32:27] arrondissements le travail de
[32:29] coproduction et de la sécurité et de la
[32:32] salubrité.
[32:34] La sécurité il faut la coproduire.
[32:37] parce que c'est un bien tellement
[32:39] sensible sans lequel il y a pas de
[32:41] développement possible. Il faut que
[32:43] chaque acteur dans un arrondissement
[32:45] soit coproducteur de la sécurité comme
[32:47] pour la salubrité. Ça signifie que quand
[32:50] la SGDS qui est cette entreprise commune
[32:54] au aux villes du autour du lac Noké
[32:57] maintenant ils sont aussi euh en train
[32:59] d'agir à coup passe pour faire le
[33:03] nettoyage que vous avez vu dans
[33:04] l'élément qui est passé que les rivins
[33:07] eux aussi soient acteurs de cela. Quand
[33:09] vous ouvrez les cannivaux, ce que vous
[33:11] trouvez dedans, ce sont des ce sont des
[33:13] choses qui n'ont rien à voir dans les
[33:14] cannivaux. Donc pour éviter que ça se
[33:16] retrouve dans les casivaux, il faut que
[33:18] la salubrité soit coproduite. Il y a
[33:20] déjà des arrondissements qui ont
[33:21] commencé avec des des actions de
[33:24] salubrité qui qui se tiennent une fois
[33:26] par mois et qui sont et c'est en cela
[33:29] que c'est réconfortant qui connaissent
[33:31] une grande participation et dans la
[33:33] rencontre que nous avons eu hier
[33:35] rencontre de coordination entre le maire
[33:37] et les chefs d'arrondissement qui se
[33:38] tient tous les de mois c'était à l'ordre
[33:40] du jour prenant ce que un chef
[33:44] d'arrondissement a réussi dans son
[33:45] arrondissement. Comment on le duplique ?
[33:48] Comment on prend l'exemple là pour
[33:50] entraîner d'autres arrondissements ?
[33:52] C'est ça qui va nous permettre de
[33:53] coproduire la salubrité et qui a son
[33:56] cornité dans la ville.
[33:58] Alors c'est pas pour faire la promotion
[34:00] de des citoyens délicats, mais est-ce
[34:02] que c'est pas aussi un problème de
[34:04] manque de poubelles qu'on retrouve ces
[34:06] déchets là dans les canivaux ? Est-ce
[34:08] que Cotonou a suffisamment de poubelles
[34:10] ?
[34:10] Non, Cotonou n'a pas suffisamment de de
[34:12] poubelles. Cotonou aura beaucoup de
[34:14] poubelles.
[34:15] Combien ? Mais c'est une excuse.
[34:19] Permettez-moi de le dire ainsi. Le fait
[34:21] de jeter son sachet de Pard dans la rue,
[34:24] c'est ce n'est pas une question de
[34:25] poubelle.
[34:26] D'accord.
[34:26] Quand vous avez il y a un jeune qui a
[34:30] imaginé une poubelle ambulante sur
[34:32] chaque sa émigant. C'est il le produit
[34:37] et chaque émigant ils sont un certain
[34:39] nombre à la voir déjà. il l'a sur son
[34:42] guidon et quand son transporté veut
[34:44] jeter le pied, il dit non, mettez-le là.
[34:47] Donc ce genre ces éléments, ces
[34:49] innovations vont qui sont des
[34:51] innovations de de particulier, donc des
[34:53] jeunes qui qui l'utilisent aussi pour
[34:55] pouvoir non seulement sensibiliser mais
[34:56] aussi en faire une activité générative
[34:58] de revenus vont contribuer au résultat.
[35:01] Donc, Cotonou a déjà avec la SGDS, ils
[35:05] ont des points où on peut on doit amener
[35:08] euh les ordures. Cela va être
[35:11] démultiplié. Les zones d'activité vont
[35:14] connaître des poubelles qui permettent
[35:16] donc à ceux qui sont dans les zones
[35:17] d'activité mettre leurs les déchets dans
[35:20] les poubelles. Mais
[35:22] ce qui est essentiel, c'est pour ça que
[35:24] je dis que il ne faut pas que nous
[35:25] donner des excuses, c'est que chacun
[35:27] considère que le déchet que l'on a
[35:30] produit, on en est responsable et qu'il
[35:33] ne doit pas se retrouver dans la rue. En
[35:35] attendant que la la ville qui dans ses
[35:38] efforts équipe nos rues, nos places
[35:40] publiques de poubelle que chacun doit
[35:44] mettre sa poubelle le cas échéant dans
[35:46] sa porche ou en tout cas l'amener là où
[35:49] il est encore possible de de le déposer
[35:50] en attendant que ces infrastructures se
[35:53] mettent en place et elles le seront.
[35:56] En attendant que ce soit fait et en
[35:58] attendant aussi que la sensibilisation
[36:00] prenne, il y a aussi la question des
[36:02] toilettes publiques.
[36:04] Il y a une centaine de toilettes
[36:05] publiques qui sont en chantier qui vont
[36:07] être répartis dans la ville de Cotonou.
[36:09] Donc c'est déjà un programme qui est
[36:12] réalisé à maîtrise de voie délégué par
[36:14] la SIMO, donc confié à la SIMO par la
[36:17] ville et donc c'est la ville va être
[36:20] maillée par une centaine de toilettes
[36:23] publiques.
[36:24] À quelle échéance ? Non non c'est le le
[36:26] marché est passé
[36:28] le marché est passé. Les six sont
[36:29] connus, donc les chantiers vont
[36:30] commencer. Il y a des des prototypes qui
[36:32] ont qui sont réalisés mais nous allons
[36:33] compléter cela aussi par l'action des
[36:37] entreprises citoyennes. Il y a des
[36:39] propositions pour faire des toilettes
[36:42] mobiles.
[36:44] Le défi c'est quoi ? quand il y a des
[36:46] activités, il y a des euh des zones où
[36:49] il y a des affluences particulières, que
[36:51] nous puissions supplier ou compléter le
[36:55] la le service
[36:57] par des toilettes mobiles qui peuvent
[37:00] être déployés. Il y en a déjà mais il y
[37:01] en a pas assez et il y a des acteurs
[37:03] économiques de la ville qui proposent
[37:05] cela. Donc nous sommes en discussion
[37:07] avec ces acteurs-là pour déployer donc
[37:09] déployer cette cette combinaison de
[37:11] solutions qui nous permettra d'avoir le
[37:13] service attendu à l'échelle de notre
[37:15] ambition pour la ville.
[37:16] Concernant les toilettes non mobiles,
[37:18] est-ce que vous pouvez les les cotonois
[37:20] aimeraient savoir où vous voulez les
[37:22] implanter par exemple dans quel quartier
[37:23] ? Est-ce que vous pouvez donner quelques
[37:24] noms ? Nous avons 165 quartiers et il y
[37:27] a 100
[37:29] sites qui vont recevoir des toilettes.
[37:30] Donc ça veut dire que 2/3 des quartiers
[37:33] vont être servis en toilettes publique
[37:35] dans cette première phase. Dans la
[37:37] seconde phase, tous les quartiers
[37:39] recevont des des toilettes publiques et
[37:40] certains vont en recevoir deux du fait
[37:42] que ces quartiers là ont des zones
[37:44] d'activité plus d'un ou deux. Il faut
[37:46] que ce soit des toilettes qui soient des
[37:47] lieux pas simplement des lieux d'aisence
[37:50] mais que soit des lieux de dignité
[37:51] aussi. Donc ce soit des toilettes
[37:53] propres, nettoyées chaque jour avec un
[37:55] fonctionnement qui permette non pas de
[37:57] le vandaliser mais de l'entretenir.
[37:59] Parlons des marchés. Quels sont ces
[38:02] marchés là qui sont dans le giron de la
[38:04] mairie de Cotonou aujourd'hui et quels
[38:07] sont vos projets pour les marchés de
[38:10] Cotonou ? le l'investissement de du
[38:13] gouvernement a donné de l'art sur les
[38:14] marchés, je dirais structurants euh
[38:17] comme Topleb, ainsi de suite.
[38:20] Ça, ce sont les marchés structurants. Il
[38:22] y a les marchés d'arrondissement et
[38:24] c'est sur les marchés d'arrondissement
[38:26] que nous allons investir. Comme je
[38:28] disais, fait que la ville en
[38:30] investissant sur l'économie populaire
[38:33] active, actionne, booste ces acteursl,
[38:37] c'est aussi que dans les
[38:39] arrondissements, il y ait des centres
[38:41] d'activités qui est qui reçoivent des
[38:43] investissements. Donc une partie des
[38:45] constructions a été confiée aussi à la
[38:48] SIMO. Il y a quelques difficultés sur
[38:51] euh les sites identifiés en terme
[38:53] d'assainissement et autres, mais vous
[38:55] voyez c'est déjà dans le pipeline et
[38:58] cela devrait être réalisé pour une
[39:00] partie déjà à partie cette année. La
[39:02] ville va réaliser les marchés
[39:04] secondaires, donc les marchés
[39:06] d'arrondissement et va les gérer de
[39:09] manière ça va être un investissement
[39:13] nous tirerons et nous capitaliserons
[39:15] toutes les expériences acquises à
[39:17] travers les marchés qui sont réalisés
[39:18] actuellement pour faire des marchés qui
[39:20] soient accessibles en terme de coût pour
[39:23] les populations. Ça va probabement être
[39:25] des des marchés de type
[39:27] hangar encore une fois, mais avec des
[39:29] modèles qui reviennent
[39:32] à un coût de sortie en terme
[39:33] d'exploitation pour que les populations
[39:35] puissent y accéder facilement.
[39:37] Aujourd'hui, est-ce que les caisses de
[39:39] votre mairie sont à la hauteur de vos
[39:41] ambitions ?
[39:42] Non, pas encore. Mais la bonne nouvelle,
[39:45] c'est que cô nous aujourd'hui euh ça ne
[39:48] se pas assez.
[39:50] les l'asphaltage
[39:53] est un préfinancement du gouvernement
[39:54] remboursé par la ville de Coton.
[39:57] Donc vous voyez que c'est-à-dire que les
[40:00] investissements d'asphaltage sont des
[40:02] investissements sur lesquels la
[40:04] contribution du gouvernement au travers
[40:05] du FADEC pour la ville de Cotonou permet
[40:08] de rembourser pour partie
[40:11] ces investissements là.
[40:12] C'est vous qui remboursez l'aspatage qui
[40:14] a été fait dans les quartiers de
[40:16] Cotonou. C'est ça.
[40:17] Oui, bien sûr. Mais c'est c'est normal.
[40:19] Bon, d'abord, il faut préciser que le
[40:20] FADEC, c'est désormais du passé. Euh
[40:23] j'ai le privilège de représenter de l'un
[40:25] des représentants des communes au sein
[40:27] du fond d'investissement des communes
[40:30] qui va permettre une autre articulation
[40:33] dans la capacité des des communes à
[40:34] investir. Euh par exemple le le FIC ne
[40:38] va pas fonctionner comme le le FADEC le
[40:40] FIC va être capable de permettre aux
[40:43] communes y compris d'aller sur le marché
[40:45] pour avoir davantage de ressources dès
[40:47] lors que leur capacité à rembourser est
[40:49] avérée par exemple. Donc, mais le FADEC
[40:52] fonctionne aussi avec des ressources euh
[40:55] affectées. Donc, sur les ressources
[40:57] affectées, certaines de ces
[40:58] ressources-là peuvent être affecté comme
[40:59] pour le cas de CONU et qui est euh
[41:03] identifié pour rembourser les
[41:05] investissements euh pour l'assaltage.
[41:07] C'est pour cela que dans les 100 jours,
[41:10] mon ambition a été de mettre en place
[41:13] une administration orientée non par
[41:15] procédure, pas explication, mais
[41:19] résultats. signifie que ce que vous
[41:21] devez faire doit avoir des résultats qui
[41:22] sont mesurables et vous êtes tenu de
[41:24] donner ces résultats-là. Ça c'est un
[41:26] premier point. Il faut que nos
[41:28] administrations deviennent axé sur
[41:29] objectifs et résultats au niveau
[41:31] communal. Il faudrait aussi que les
[41:33] procédures soient des procédures qui
[41:35] soient responsabilisantes.
[41:38] Pour le moment, par exemple le euh le
[41:41] FADEC, les fonds FADEC viennent un peu
[41:43] tard, les fonds FADEC viennent parfois
[41:44] en septembre. pour les consommer dans
[41:46] l'année, il faut reconnaître que c'est
[41:48] difficile. Comment nous allons faire ?
[41:50] et le fix certainement aura à faire ce
[41:52] ce saut qualitatif pour que les
[41:54] ressources qui sont les ressources euh
[41:57] d'assistance du gouvernement central au
[41:58] communes arrive à temps. Il faudrait
[42:00] aussi que les procédures de consommation
[42:02] soient des procédures plus euh comment
[42:04] je dire agiles plus agilees parce que
[42:08] une commune qui doit faire un projet
[42:10] doit passer par un processus tel que le
[42:13] moindre appel d'offre plus son jugement
[42:16] plus éventuellement la gestion la
[42:18] gestion des contentieux liées à ces à
[42:20] ces appels d'offre là peut prendre 9
[42:22] mois. Donc le temps n'est pas une
[42:25] ressource renouvelable hein. Le temps
[42:27] que c'est comme un fleuve. euh l'eau ne
[42:29] passe pas deux fois. Donc nous avons
[42:32] tous les communes aussi en premier, je
[42:34] dirais l'obligation de faire en sorte
[42:36] que notre gestion soit exemplaire et
[42:38] soit performante.
[42:40] Et vous proposez quoi ? Parce que c'est
[42:42] aussi des règles pour éviter euh des des
[42:47] malversations certainement.
[42:49] J'entends souvent cela et je voudrais
[42:52] dire que j'ai entendu même dans une vie
[42:55] antérieure où je militais pour une
[42:58] décentralisation fondée sur le principe
[43:00] de subsidiarité à savoir que ce qui doit
[43:01] se faire ce face soit identifié et soit
[43:04] réalisé le plus proche le plus près
[43:05] possible des populations de leurs
[43:06] écosystèmes. J'entendais certains dire
[43:09] on risque de décentraliser la corruption
[43:12] mais il faut savoir que le système qui
[43:14] est en place est un système qui fait des
[43:17] communes certainement les structures les
[43:19] plus contrôlées du Bénin. Les plus
[43:22] contrôlées du Bénin. Donc il faut fonder
[43:24] sur cela la la prochaine
[43:27] décentralisation pour que ce contrôle a
[43:29] priori ne soit pas si lourd que le
[43:32] résultat attendu qui est-ce le fait de
[43:34] réaliser les investissements par c'est
[43:36] ça ce n'est pas simplement le fait de
[43:38] venir contrôler qui est l'objectif.
[43:39] L'objectif c'est de faire que les
[43:41] investissements prévus soient réalisés à
[43:42] temps à bonne date. Donc un contrôle a
[43:44] priori qui soit certainement allégé mais
[43:47] sévère, un contrôle à postériorie qui
[43:49] soit encore plus sévère et que ceux qui
[43:51] éventuellement
[43:53] prendraient sur eux de de mobiliser des
[43:54] ressources qui ne sont pas des
[43:55] ressources de la ville, ben qu'on leur
[43:57] fasse ce qu'on doit leur faire et sans
[43:59] concession. Pour revenir sur la question
[44:01] initiale, les ambitions de la mairie et
[44:05] sa caisse, où allez trouver vous
[44:08] l'argent pour toutes ces ambitions les
[44:11] matérialiser ?
[44:13] D'abord, vous savez, j'aime bien le mot
[44:16] le thème générique des anglais pour
[44:17] désigner l'argent. Ils disent currency.
[44:18] Ça veut dire que l'argent est un est un
[44:20] est comme un fleuve qui coule et il va
[44:22] vers ceux qui font ce qui attirent
[44:24] l'argent et il fuit ceux qui font ce qui
[44:28] n'attent pas l'argent.
[44:30] Cotonou en travaillant sur sa
[44:31] crédibilité, la crédibilité du projet
[44:34] est le premier facteur d'attraction des
[44:37] investissement. Ce facteur là nous
[44:39] permettra de discuter avec le
[44:41] gouvernement pour avoir le partenariat
[44:44] avec le gouvernement qui est nécessaire,
[44:46] mais discuter avec les acteurs du du
[44:48] territoire. Quand vous faites en sorte
[44:49] que les les entreprises investissent euh
[44:52] ce qui leur prenait 6 mois le leur
[44:54] prendrait maintenant 6 semaines,
[44:55] forcément, vous aurez davantage
[44:56] d'entreprises dans le territoire.
[44:58] travailler avec les partenaires euh
[45:02] techniques et et financiers sur ce que
[45:04] nous voulons faire. Et la preuve que
[45:06] nous faisons par exemple quand l'année
[45:07] prochaine nos ressources propres auront
[45:09] doublé et que la tendance va être que
[45:13] elles vont tripler, je sais qu'elles
[45:14] vont plus que tripler, nous serons plus
[45:16] crédibiles pour dire "Venez voir ce que
[45:18] nous faisons et ce que nous demandons,
[45:20] ce n'est pas le mot nous demandons. Nous
[45:21] sommes un écosystème crédible, fiable
[45:24] qui apporte du retour sur investissement
[45:26] et donc vous pouvez venir avec nous.
[45:28] J'étais à à Londres pour en parler et
[45:32] il faut témoigner du fait que notre pays
[45:34] a une réputation à l'extérieur, une
[45:37] réputation construite au cours de la
[45:39] décennie écoulée et que nous devons
[45:40] conforter maintenant au niveau des
[45:41] communes. Cette responsabilitél est
[45:44] celle que nous devons embrasser.
[45:46] En parlant d'exigences de de résultats,
[45:48] euh vous avez reçu hein, vous maire élu
[45:52] donc de la liste Union Progressiste, le
[45:54] renouveau des lettres de mission ou des
[45:57] notes de mission. De quoi s'agit-il et
[45:59] et quel résultat
[46:02] attend le parti de vous ? Maurire, il
[46:05] peut le renouvoir à la tête des
[46:06] communes.
[46:07] Le parti a partagé avec ses élus, maires
[46:11] et adjoints un un code de conduite, donc
[46:15] une grille de ce que le parti attend de
[46:17] ces élus au niveau local. l'exemplarité,
[46:21] la coopération, le partenariat avec tous
[46:24] les acteurs et j'en passe. C'est c'est
[46:27] un code de conduite que nous devons euh
[46:32] utiliser au niveau de chaque commune.
[46:35] Cotonou est sur cette trajectoire là par
[46:38] rapport à ce que nous avons mis en
[46:39] chantier.
[46:39] H alors parlons de l'espace public.
[46:43] l'espace public grignoté par les
[46:45] occupations anarchiques. Comment
[46:48] comptez-vous reprendre la main sur le
[46:50] foncier à Cotonou ? Vous parliez tantôt
[46:52] des réserves publiques également. Nous
[46:55] allons récupérer toutes les réserves
[46:57] publiques qui sont encore récupérables
[46:58] puisque certains malheureusement du fait
[47:01] de certaines malversations ont pu être
[47:03] distrait j'appelle ça ou privatisé avec
[47:06] des titres fonciers mais toutes celles
[47:08] qui peuvent être récupéré nous les
[47:09] récupérerons. C'est pour cela que une
[47:11] étude est en cours et comme je vous
[47:12] disais l'étude était parti pour pour
[47:15] identifier un stock donné et sur le
[47:17] terrain il se fait que le stock est est
[47:20] le la liste constatée est le double. Ça
[47:22] signifie que même il y a des réserves
[47:24] qui sont méconnues de la ville, donc les
[47:26] identifier, les cartographier, les
[47:27] sécuriser. La gestion foncière va être
[47:30] entièrement digitalisé. Aujourd'hui, les
[47:33] registres euh des lotissements sont un
[47:36] peu éparses et ne sont pas numérisées.
[47:39] Donc, nous allons réconcilier tout cela.
[47:40] C'est pour cela que Dieu dit ce que nous
[47:42] voulons faire va être un partenariat
[47:44] entre l'État et la ville.
[47:47] l'occupation de la ville, vous savez
[47:49] lors de la restitution la rédition de
[47:51] compte qui s'est faite, non pas parce
[47:54] que nous nous sommes partis pour dire ce
[47:56] que nous avons fait, nous avons appelé
[47:58] les populations à travers des panels à
[48:00] dire qu'avez-vous constaté ? Quels sont
[48:02] vos besoins et comment vous voyez cela
[48:04] se faire mieux et qu'est-ce qu'elle soit
[48:06] quelle va être votre partition ? C'était
[48:08] édifiant. Moi, j'étais dans la salle
[48:10] mais dans le public, j'ai écouté les
[48:13] jeunes, les femmes direent voilà ce
[48:15] voilà nos défis ce que vous avez fait.
[48:16] Voilà comment nous l'avons perçu et
[48:17] voilà comment nous pensons que ça peut
[48:19] être fait en mieux et répondre à la
[48:21] question qu'est-ce que vous vous pouvez
[48:22] faire pour que ça se fasse en mieux pour
[48:23] que nous on puisse faire davantage ? Ils
[48:25] y ont répondu. J'ai vu une femme dire et
[48:29] un autre monsieur dans un autre panel
[48:30] dire monsieur le maire, il est temps de
[48:32] sévir,
[48:34] il est temps de faire en sorte que le
[48:35] pollueur soit le payeur, que celui qui
[48:37] occupe l'espace qu'on puisse le
[48:39] déménager au besoin manou militaré parce
[48:42] que c'est la l'espace public mais c'est
[48:45] le salon commun de nous tous. Donc on ne
[48:47] doit pas permettre à certains de le
[48:48] privatiser. Et parfois cette
[48:49] privatisation là est une cause
[48:52] d'inondation parce que quand vous quand
[48:54] vous occupez les couloirs de l'eau,
[48:56] quand vous vous installez sur des
[48:58] passages d'eau et que vous construisez,
[49:01] si c'est vous qui ainsi mettez en péril
[49:04] le cas de vie commun, ben il va falloir
[49:06] le bulldoser. Donc cette exigence là est
[49:09] portée aussi par les populations. Ça
[49:11] veut dire que elles nous disent oui nous
[49:14] sommes une part du du problème, nous
[49:16] allons jouer notre partie si on jouer la
[49:17] vottre. Et moi je leur ai dit vous nous
[49:20] verrez en train de jouer la nôtre et
[49:22] nous voudrions que vous jouez la vote.
[49:23] C'est pour cela que cette rédition de
[49:25] compte a été conclue par un pacte
[49:26] citoyen
[49:28] en cinq points qui dit ce que la ville
[49:30] va faire et ce que les citoyens vont
[49:32] faire. Et ce pacte, nous allons le
[49:34] porter et faire en sorte que dans chaque
[49:36] arrondissement cela soit reflété et que
[49:39] cela soit discuté dans les conseils
[49:40] d'arrondissement et que les acteurs de
[49:43] chaque arrondissement y adhèrent. Il va
[49:45] c'est un il va être discuté donc il va
[49:47] être amendé, il est amendable. Chaque
[49:48] arrondissement peut faire le sien avec
[49:51] la structure de la commune mais à
[49:53] l'amender et le mettre à sa sauce. C'est
[49:56] à 5 points en quelques mots.
[49:59] La ville s'engage à anticiper,
[50:02] à écouter, à réaliser les
[50:05] infrastructures, à les entretenir, à en
[50:08] faire la maintenance et à faire en sorte
[50:10] que cela soit fait à bonne date.
[50:12] Et comment on vous demande les comptes
[50:14] l'auditeur ou le téléspectateur qui nous
[50:16] suit actuellement ? pour bientôt nous
[50:19] aurons euh je disais tantôt que la la
[50:21] l'administration municipale va être
[50:23] bientôt une administration que chacun
[50:25] peut avoir dans sa poche. À tel enseigne
[50:27] que quand vous identifiez un couvercle
[50:31] de de pavé que vous signalez que vous
[50:33] puissiez dire je l'ai signalé à telle
[50:35] date et au bout de telle date ça n'a pas
[50:38] été fait. C'est une façon de
[50:39] d'interroger, d'interpeller
[50:41] l'administration communale. Cela chacun
[50:43] peut l'avoir dans sa poche. Euh
[50:45] désormais
[50:45] avec une application ou
[50:47] bien sûr, bien sûr. Et il y en existe
[50:49] déjà. Il s'agit de le généraliser et et
[50:51] de faire en sorte que chacun puisse
[50:53] d'abord savoir que c'est disponible et
[50:55] apprendre à l'utiliser, l'utiliser que
[50:57] la ville elle-même se soutire pour
[50:59] pouvoir euh être répondre à à cette
[51:02] exigence là. Euh c'est une application
[51:04] qui a été d'ailleurs euh euh mise en
[51:07] place par euh le ministère du cadre de
[51:09] vie.
[51:10] Donc quand il y a uneation
[51:13] cadre de vie 229 cadre de vie.
[51:15] C'est bien ça. Oui.
[51:16] D'accord.
[51:16] Donc comment ça marche quand ça il y a
[51:19] il y a un pavé défoncé ? vous pouvez
[51:22] géolocaliser le problème, le signaler et
[51:25] donc la la l'administration municipale
[51:27] sait que le problème là où le problème a
[51:30] été signalé est en mesure d'aller sur ce
[51:33] lieu-là et de pouvoir le le le corriger
[51:36] à bonne date et celui qui a signalé le
[51:38] problème peut dire je l' signaler la
[51:41] tête date et pourtant plus tard ça n'a
[51:43] pas encore été fait. cette façon
[51:44] pour les chefs quartiers quand c'est aux
[51:46] citoyens de signaler que des pavés sont
[51:49] défoncés, des couvercles de carnivaux se
[51:51] sont envolés, le le chef quartier est
[51:53] responsabilisé pour faire ça mais nous
[51:55] voulons que le citoyen aussi soit
[51:58] responsabilisé et que la tension qui est
[52:00] nécessaire entre la responsabilité
[52:02] citoyenne et celle de la municipalité
[52:04] soit en place à travers une interface
[52:06] qui responsabilise la ville et il y a
[52:09] une plateforme digitale qui est en train
[52:12] d'être mise en place pour leur permettre
[52:14] aussi d'être en mesure de jouer leur
[52:17] responsabilité en tant que chef de
[52:18] quartier. Donc cela ne se fera pas en
[52:20] 100 jours, hein, mais cela est en
[52:22] chantier.
[52:23] Alors, on va continuer cette émission
[52:25] avec un autre pan faire grandir cotonou
[52:28] sans l'étendre. C'est le 5e levier de
[52:30] votre programme. Comment le
[52:32] traduisez-vous en action cotonou 79 km²
[52:37] et beaucoup d'eau. Vous le disiez il y a
[52:39] quelques instants.
[52:42] Cotonou est plein comme un œuf. Il faut
[52:44] que cotonou se densifie.
[52:47] Il faut donc que dans les constructions
[52:49] et dans la réglementation qui va avec
[52:51] ces construction là que nous puissions
[52:52] inciter à une densification. Si vous
[52:55] prenez par exemple le quartier de
[52:56] Quincom qui a plus que mon âge en terme
[53:00] de viabilisation euh euh le couvert si
[53:04] vous si vous calculez l'emprise des
[53:07] bâtiments dans ces parcelles là euh leur
[53:10] valeur est inférieure à la valeur du
[53:13] foncier. C'est ça indique quelque chose
[53:15] et ce sont des zones dont une partie est
[53:17] par exemple en individusion. Comment on
[53:19] fait pour que l'indivision puisse être
[53:21] incitée à investir ? Ça, ce sont des
[53:23] questions qui peuvent être résoles. Nous
[53:25] devons aussi faire en sorte que la
[53:27] mobilité est un instrument de la
[53:30] densification. Si vous pouvez être dans
[53:33] un quartier et ne pas avoir besoin
[53:37] d'aller très loin pour avoir les
[53:38] services, vous serez incité à rester
[53:40] dans votre quartier. Donc cette
[53:41] densification là est une nécessité. Le
[53:45] fait de faire en sorte que les
[53:46] équipements de proximité soient aussi
[53:48] dans les quartiers va inciter euh la
[53:51] cette densification.
[53:53] Luc Yankadja, au-delà des
[53:55] infrastructures, il faudra investir
[53:57] davantage dans le capital humain de la
[54:00] ville. Vous évoquez l'accès aux soins,
[54:02] l'éducation, la promotion des talents
[54:05] pour donner à Cotonou plus de
[54:07] rayonnements. Vous nous expliquer cela ?
[54:09] Oui, la ville a comme responsabilité de
[54:14] porter à niveau son capital humain, les
[54:16] jeunes. Cela passe par des écoles, des
[54:20] centres de santé qui sont à niveau, qui
[54:22] permettent des soins qui sont
[54:24] accessibles. Et pour les écoles par
[54:26] exemple, faire en sorte que aujourd'hui
[54:29] nous sommes dans un monde où la
[54:30] digitalisation est telle que le dialogue
[54:33] avec le l'intelligence artificielle doit
[54:36] être mise à la portée des jeunes. Il
[54:38] doivent sortir des CG sachant faire
[54:40] cela. Donc nous devons équiper donc
[54:43] chaque CG d'une médiathèque qui met en
[54:47] place un écosystème qui met le pied à
[54:49] l'étrier à nos enfants par rapport à ce
[54:53] qui va les rendre compétitif dans le
[54:55] monde qui est devant nous, c'est le
[54:56] monde d'aujourd'hui et qui les capacite
[54:59] par rapport à ce qu'ils savent faire à
[55:01] leur à leur don et à leurs talents. Donc
[55:04] faire en sorte que nous puissions faire
[55:07] ce genre d'investissement fait partie
[55:08] donc du levier 6. Nous devons aussi euh
[55:12] faire en sorte que au niveau des
[55:15] marchés, par exemple, j'ai dit sur un
[55:17] marché que l'accès à à l'internet et à
[55:21] la digitalisation soit à la portée des
[55:22] gens, que la ville constate cet
[55:24] investissement là, c'est un bon
[55:25] investissement pour la transformation de
[55:27] l'économie populaire. C'est ces éléments
[55:30] sont nécessaires. Mais la culture la
[55:32] culture
[55:33] un potentiel méconnu de la ville de
[55:35] Cotonou. Cotono a 165 quartiers qui ont
[55:38] chacun un nom et les populations
[55:40] tiennent au nom de leur quartier et
[55:43] chaque nom de quartier a une
[55:44] signification. Connecter cette
[55:46] signification là dans le cadre d'un
[55:49] événement qui va être la signature
[55:51] culturelle de Crotonou, que ce soit sous
[55:53] forme de festival et ou de carnaval.
[55:56] C'est ça c'est dans notre plan d'action.
[55:58] Si nous faisons cela, nous allons
[56:00] pouvoir passer qu'unois a des
[56:01] infrastructures qui sortent de terre.
[56:04] Euh le le QCC, le quartier culturel de
[56:06] Cotonou avec sa composante nous donne le
[56:10] là par rapport à ce que nous devons
[56:11] faire pour accompagner cela. Cotonou est
[56:13] la future capitale africaine de des
[56:17] imaginaires africains euh où la
[56:19] contemporain se fait ici. Cotonou est
[56:21] déjà dans le Guiness de des records par
[56:23] rapport à au au mur de graphe le plus
[56:26] long du monde. Notre rôle n'est pas
[56:29] d'inventer la roue. Notre rôle c'est de
[56:32] de créer l'écosystème qui met tout cela
[56:34] en musique et et ensemble. Nous
[56:37] ambitionnons créer une un vrai signal
[56:40] culturel pour Coton. La culture est un
[56:43] est une industrie créatrice de d'emploi
[56:45] et de valeurs ajoutées et côon a de quoi
[56:49] créer une marque particulière pour le
[56:52] Bénin. Je suis venu décliner une
[56:54] ambition et une méthode et donc et
[56:57] montrer que la méthode que nous voulons
[56:59] faire et la l'ambition déjà elle est
[57:00] connectée avec ce queonou a possède et
[57:03] ce que le gouvernement fait ou
[57:05] ambitionne faire aussi. Donc
[57:09] des études préliminaires sont en cours.
[57:11] D'ailleurs, c'est le 2e adjoint qui est
[57:12] chargé de cela. Les études préliminaires
[57:14] sont en cours. Les acteurs culturels de
[57:16] la ville, nous les avons réunis et nous
[57:18] les écoutons pour voir comment est-ce
[57:20] que ce que nous allons faire va
[57:21] conjuguer et leur leur capacité à faire.
[57:24] Il s'agit pas encore une fois de
[57:25] d'inventer le fil à couper le beurre,
[57:27] hein.
[57:28] On va s'intéresser à votre gouvernance.
[57:29] Quel est son cachet spécial ? Comment le
[57:33] côoi s'adresse à vous ? directement.
[57:37] Comment voulu donner la parole aux
[57:38] citoyens, au cotonois ?
[57:41] L'ambition, c'est de faire en sorte que
[57:44] la gouvernance, elle soit inclusive,
[57:46] elle soit participative et que chacun se
[57:50] sente cotonoir dans la conduite de cette
[57:54] gouvernance là. Gouvernance, c'est pas
[57:56] gouvernementin. Nous nous prenons
[57:57] souvent sur le mot. La gouvernance,
[58:00] c'est la qualité des systèmes de pouvoir
[58:03] entre le gouvernement, la société civile
[58:06] et le secteur privé. Et cette qualité de
[58:10] transaction de pouvoir permet de créer
[58:12] un écosystème qui porte à à hauteur une
[58:17] ville donnée ou un pays donné. Nous ce
[58:19] que nous voulons créer de faire en sorte
[58:21] que les entreprises du territoire que ce
[58:24] soit à travers leur volonté d'investir
[58:26] pour créer la valeur ajoutée investir
[58:28] davantage et qu'il sentent que ce qui
[58:30] est fait facilite leurs investissements
[58:32] mais aussi quand cela quand ils en
[58:34] auront la volonté de faire que leur euh
[58:38] volonté de contribuer sur leur
[58:40] responsabilité sociale puisse aussi
[58:42] contribuer à cela que les citoyens comme
[58:45] j'ai dit tantôt se rendent compte que
[58:47] leur geste
[58:48] Chaque citoyen se rend compte que
[58:50] l'ambition de changer de seul est doit
[58:52] être aussi le sien et que quand votre
[58:55] voisin a un mauvais comportement,
[58:57] interpellez-le. Les villes qui nous
[58:59] donnent envie sont des villes où les
[59:01] citoyens ne permettent pas que d'autres
[59:03] citoyens abîment leur leur cadre de vie.
[59:06] Nous devons arriver à un niveau de
[59:09] responsabilité tel que chacun doit être
[59:12] le le gardien de de notre cadre de vie.
[59:15] C'est ça aussi cette gouvernance-là. Et
[59:18] pour faire ça, la ville doit être la
[59:20] première. C'est elle qui est le moteur
[59:22] dans le système. Ce qu'elle fait doit
[59:25] crédibiliser l'action des autres, doit
[59:27] entraîner l'action des autres. C'est
[59:28] pour cela que j'ai j'ai dit et créé que
[59:32] cette gouvernance là est la première
[59:34] infrastructure du changement d'échelle.
[59:35] 2030,
[59:38] Cotonou ville du bicenténaire, que
[59:41] mettrez-vous en avant ? Quelles
[59:43] ambitions symboliques avez-vous pour
[59:45] cette date ? En fait le bicentenaire et
[59:49] je voudrais dire à nos téléspectateurs
[59:51] et téléspectatrices que Cotonou en 2030
[59:53] sera une ville bicentenaire. Il faut
[59:56] qu'elle incarne ce bicentenaire là. Il
[59:58] faut que elle réflète ce bicentenaire en
[01:00:01] devenant une ville de référence en
[01:00:03] Afrique par rapport à la transformation
[01:00:05] territoriale, à la transformation de son
[01:00:07] de son économie et à son attractivité et
[01:00:11] à sa capacité d'innovation. Donc
[01:00:14] l'horizon du bicentenaire est le fil
[01:00:16] conducteur de notre action parce que ça
[01:00:18] devient pour nous un élément de
[01:00:20] motivation. Partout dans le monde où les
[01:00:23] gens célèbrent des bicentenaires ou des
[01:00:24] centenaires et autres. Euh c'est
[01:00:26] l'occasion pour et le gouvernement et la
[01:00:29] ville et les acteurs sociaux, les
[01:00:31] acteurs économiques de faire de marquer
[01:00:35] le moment. Alors le CAP 2030 nous permet
[01:00:39] de par exemple mettre en exerg cette
[01:00:42] ville-là qui devient une capitale des
[01:00:46] imaginaires africains. Je disais tantôt
[01:00:49] que le QCC va être pour nous un un
[01:00:52] investissement autour duquel nous allons
[01:00:54] créer l'identité culturelle de la ville.
[01:00:57] Fait faire en sorte que chaque africain
[01:00:59] ait envie de venir à Cotonou pour
[01:01:01] exprimer son identité son identité
[01:01:03] d'africain parce que l'écosystème va le
[01:01:05] permettre. parce que les activités
[01:01:07] culturelles vont nous permettre, vous
[01:01:08] savez aujourd'hui c'est c'est devenu
[01:01:10] presque naturel quand on parle de de
[01:01:12] Vouise, mais il a fallu créer le concept
[01:01:16] et le valider et nous aurons euh un
[01:01:18] concept comme celui-là, faire de Cotonou
[01:01:21] la capitale des imaginaires africains.
[01:01:23] Les éléments pour le faire, certains
[01:01:25] sont déjà là et et il reste à les
[01:01:27] connecter. Comme comme je disais, quand
[01:01:29] vous avez 165 quartiers qui sont très
[01:01:32] typés au plan historique, au plan
[01:01:34] culturel, il reste à les mettre
[01:01:37] ensemble, à les connecter pour créer
[01:01:38] cette identité là. C'est ça le CAP 2030.
[01:01:41] Le Cap 2030 va permettre que Tonou dans
[01:01:44] sa relation avec l'eau, le pacte avec
[01:01:47] l'eau soit au cœur de cette conduite là.
[01:01:49] Nous voulons que d'ici 2030 que Cotonou
[01:01:52] soit une ville euh dont
[01:01:57] le couvert végétal, c'est vrai, on ne on
[01:02:00] ne on ne crée pas un un couvert végétal
[01:02:02] euh comment je vais dire en en en un an,
[01:02:05] mais
[01:02:07] les éléments qui vont faire en sorte que
[01:02:09] la la ville et son couvert végétal soit
[01:02:11] plus grand. par exemple, il y aura un
[01:02:14] grand parc dont les les études sont déjà
[01:02:16] en cours hein à Fifadi nous sommes
[01:02:19] actuellement le projet qui est prévu
[01:02:21] avec un programme du gouvernement euh
[01:02:25] porte sur près de 350 à 400 hectares
[01:02:30] d'espace vert et de plans d'eau dans la
[01:02:33] ville. Ils ils seront construits autour
[01:02:36] des chemins de l'eau. Donc vous aurez
[01:02:38] des plans d'eau agréables où vous pouvez
[01:02:40] vous installer et et et sentir la ville
[01:02:43] comme étant votre et avoir cette fierté
[01:02:46] de faire partie de cette de ce chantier
[01:02:48] de cette entreprise là.
[01:02:51] À quel niveau par exemple à Vossa à
[01:02:55] partout àodi.
[01:02:56] En fait l'idée et le sentier c'est
[01:03:00] d'identifier tous les chemins de haut.
[01:03:04] d'identifier
[01:03:05] les espaces qui ont qui vont nous servir
[01:03:08] de canaliser cette eau-là et les
[01:03:10] aménager. C'est ça. Faire un partenariat
[01:03:13] entre la ville et l'eau. Donc identifier
[01:03:15] les la part de l'eau, le chemin de l'eau
[01:03:18] et lui faire sa place. C'est ça qui va
[01:03:20] faire que nos infrastructures, nos
[01:03:22] cannivaux vont bien et mieux
[01:03:23] fonctionner.
[01:03:25] Cet aspect quand l'assa part dans la
[01:03:27] ville, vous verrez que ça va se traduire
[01:03:30] en plan d'eau urbain. Il y a des quand
[01:03:33] vous voyagez, vous voyez des des parcs
[01:03:36] avec à l'intérieur des des plans d'eau
[01:03:39] qui qui sont très agréables. Nous avons
[01:03:41] des éléments précurseurs de cela qui ont
[01:03:44] été mis en place par le projet PAPC par
[01:03:47] exemple. c'est il va falloir connecter
[01:03:49] tout ça.
[01:03:51] Ça fait partie du narratif que nous
[01:03:55] avons écrit et que nous voulons mettre
[01:03:56] en œuvre pour le le CAP 2030.
[01:03:59] Le bicentenaire, nous voulons que ce
[01:04:01] soit une marque dont les générations
[01:04:03] futures vont se souvenir, vont se
[01:04:05] souvenir de ce que quandono a fait son
[01:04:07] bicentenaire, il y a cet élément qui a
[01:04:10] transformé la ville.
[01:04:11] Vous avez souligné les aspects
[01:04:13] culturels. Est-ce qu'il y a d'autres
[01:04:15] volets ? Est-ce qu'il y a un événement
[01:04:17] particulier, un colloque international ?
[01:04:19] Est-ce qu'il y a des rencontres qui sont
[01:04:21] prévues ?
[01:04:22] Des rencontres qui sont prévues. Tout
[01:04:23] cela va être va avoir euh un omnibus qui
[01:04:27] s'appelle la signature culturelle de
[01:04:29] Cotono. Il faut pas que ce soit une
[01:04:31] rencontre rien que pour le bicentenaire.
[01:04:34] Il faudrait que ce soit un commencement
[01:04:37] pour des rendez-vous qui vont
[01:04:39] précisément encore une fois faire de
[01:04:40] Cotonou la capitale africaine des
[01:04:43] imaginaires africains ou la capitale des
[01:04:45] imaginaires africains. Donc ça va, il y
[01:04:47] aura euh des conférences, il y aura des
[01:04:51] activités culturelles, il y aura euh
[01:04:54] festival, carnaval, tout cela va être
[01:04:56] monté. 2030, c'est dans 3 ans et donc
[01:05:01] nous voulons avoir une ambition grande
[01:05:02] et raisonnée.
[01:05:03] Alors monsieur le maire, on est presque
[01:05:05] à la fin de cette émission. Quel
[01:05:07] engagement quels engagements prenez-vous
[01:05:10] pour ce Sepena ?
[01:05:13] Je prends l'engagement
[01:05:15] que ensemble avec les cotonoises et les
[01:05:18] cotonois que cotonous change d'échelle
[01:05:21] change d'échelle que chacun le sente
[01:05:22] dans sa vie dans sa vie dans son
[01:05:25] activité que les jeunes le sentent que
[01:05:29] le pouvoir d'achat le sente que la
[01:05:31] création d'emploi soit manifeste par
[01:05:34] rapport à ça que chacun ait le sentiment
[01:05:36] que la ville lui a mis le pied à
[01:05:39] l'étrier par rapport à ce qu'il peut
[01:05:40] faire ce qu'il sait faire. C'est ce que
[01:05:43] je voudrais que euh chaque cotonoise,
[01:05:46] chaque cotonois
[01:05:48] sente. Je voudrais aussi que cotonou
[01:05:49] dans le grand nooué joue sa partition de
[01:05:54] moteur de développement durable. En
[01:05:57] fait, le territoire de Cotonou parce
[01:05:58] qu'il y a pas de ville sans territoire.
[01:06:00] Le territoire de Cotonou plus soit
[01:06:02] territoire économique, territoire
[01:06:04] écologique et autres, même territoire
[01:06:06] administratif, cotonou a pour territoire
[01:06:09] le Bénin tout entier. Si notre quand
[01:06:11] notre ville va faire va changer
[01:06:12] d'échelle, elle va contribuer amplement
[01:06:15] euh en en jouant le rôle de booster dans
[01:06:18] la régionalisation appelée par le
[01:06:19] président Wag pour le département du
[01:06:23] litoral et bien au-delà. Merci monsieur
[01:06:26] le maire. Merci Luc Gakadia d'avoir
[01:06:29] répondu à nos questions.
[01:06:32] Je suis venu avec ceci, je veux pas avec
[01:06:34] ça.
[01:06:36] Je voudrais que l'ensemble de nos
[01:06:38] téléspectateurs et l'ensemble des
[01:06:39] cotonnoirs soit convaincus qu'ensemble
[01:06:41] nous changerons de chaise.
[01:06:43] En aimant Cotonou, c'est ce qui est
[01:06:45] créé.
[01:06:45] Exactement.
[01:06:46] J'aime Cotonou. Alors à travers cet
[01:06:47] entretien, nous retenons une ambition
[01:06:50] faire de Cotonou une ville résiliente,
[01:06:53] une ville propre.
[01:06:54] une ville plus proche de ses habitants,
[01:06:57] une ville mieux gouvernée, on le sait,
[01:06:59] c'est l'affaire de tous, vous l'avez
[01:07:01] suffisamment dit sur ce plateau, les
[01:07:04] défis sont nombreux mais les cotonoises
[01:07:07] et les cotonois jugeront avant tout
[01:07:10] votre mandat alone des résultats
[01:07:12] concrets et l'impact sur leur quotidien.
[01:07:16] Donc le rendez-vous est pris avec les
[01:07:19] citoyens et l'histoire. Merci à vous,
[01:07:22] monsieur le maire. Ce fut un plaisir de
[01:07:24] coanimer cette émission avec vous Marie
[01:07:26] Léa Yo. Merci à vous auditeurs et
[01:07:31] téléspectateurs de nous avoir suivi.
[01:07:33] Oui.
[01:07:38] [musique]
