# Allocution de Jean-Luc Mélenchon - Écorégions et 6e République

https://www.youtube.com/watch?v=nepedhRjwfw

[00:00] monde, vous qui nous faites le plaisir
[00:02] de venir nous voir
[00:05] et les milliers de ceux qui vont nous
[00:07] voir en direct ou en vidéo d'ici
[00:11] quelques instants.
[00:13] Il y aura 2 mois demain que nous sommes
[00:16] entrés en campagne présidentielle
[00:18] et nous avons quelques raisons d'être
[00:21] satisfaits de la façon avec laquelle ça
[00:23] s'est passé, non pas tant pour la
[00:25] qualité technique de ce que nous avons
[00:27] engagé que pour la réponse que nous
[00:29] avons reçu par les rassemblements de
[00:32] masse que nous avons réussi, que ce soit
[00:34] à Saint-Denis ou place de la République
[00:37] contre le racisme
[00:40] qui attestait de quelque chose de bien
[00:43] plus profond que ce à quoi on s'attend
[00:45] d'habitude dans une campagne où l'on
[00:46] rallie ses amis. Il y a une sorte de
[00:49] ferveur populaire qui s'exprime avec
[00:53] l'expression à la fois d'une
[00:55] exaspération très avancée contre le
[00:58] système Macron et ses conséquences. Mais
[00:59] je crois que ça va au-delà de même de
[01:02] Monsieur Macron.
[01:03] C'est le monde de Macron, la manière de vivre de la période de Macron et puis en même temps quelque chose d'un peu un peu euh imprévu à cette étape de campagne qui est une forme d'enthousiasme, de volonté, de changement.
[01:19] Bref, quand on était à Saint-Denis, on a été les premiers à surpris à constater qu'on était passé de la veille, tout est perdu à On va gagner.
[01:31] Et cette deuxième étape psychologique semble se répandre dans les milieux de gauche, mais pas seulement, dans d'amples secteurs exaspérés par la situation dans laquelle nous vivons, d'autant plus au moment où nous parlons.
[01:44] Le mot d'ordre de Nouvelle-France qui au départ n'était pas un mot d'ordre mais une analyse sociologique, anthropologique et historique sur l'histoire de France tout d'un coup a surgi dans le rassemblement non pas notre initiative.
[01:56] Ce qui montrait une attention très très forte des milieux que nous influençons à
[02:03] tout ce que nous pouvons proposer et dire de même que moi j'ai eu la surprise de ma vie en faisant le discours le plus bref que j'ai jamais fait presque 3 minutes même pas place de la République et où j'ai terminé en citant l'article 1 de la déclaration des droits de l'homme.
[02:18] mais à mastupeur ce n'est pas moi qui ai fini la phrase mais la foule qui se trouvait là et [grognement] j'ai découvert à cette occasion à quel point il y avait une culture collective dans la jeune génération sur toutes les questions qui touchent au racisme et à l'égalité des êtres humains.
[02:31] Alors, nous faisons une campagne d'équipe comme annoncé.
[02:34] Alors, le mot équipe doit s'entendre au sens le plus large, c'est-à-dire que le front de campagne se déplace suivant où se trouve le lieu de l'actualité et qui s'y trouve.
[02:43] Euh pour prendre un exemple, derrière mon discours au cadre euh de Saint-Denis où sont abordées toute une série de questions qu'évidemment il a fallu euh aborder parfois rapidement au pas de charge euh comme à cet instant.
[02:56] Euh et bien euh il il c'est l'actualité qui a qui a mis au premier plan ceci, cela,
[03:03] ainsi tout ce que j'ai pu dire sur euh la nouvelle organisation à prévoir euh de la République française avec euh les questions de l'autonomie comme ça a été le cas pour la Corse ou de l'indépendance comme c'est le cas pour la Canaquie, Nouvelle-Calédonie, c'est l'actualité qui les a mis à l'ordre du jour.
[03:20] La question de la Corse qui est passée au Parlement, c'est donc notre équipe à l'Assemblée nationale, mais auparavant, c'était au Parlement européen contre la loi retour, contre euh l'accord commercial avec monsieur Trump puisque nous aurons été le seul groupe The Left, hein, ça s'appelle comme ça malheureusement, la gauche que préside Manon Aubri au Parlement européen pour le seul groupe à voter 100 % contre l'accord Trump et ainsi de suite, ainsi que OGM et compagnie.
[03:49] Donc il faut le voir comme ça.
[03:51] Euh la campagne c'est pas juste le candidat euh qui montre sa belle cravate, ses costards et tout ça euh et l'addition de personnalités qu'on gagne à connaître en les découvrant comme c'est le cas pour ceux qui rallent des
[04:04] ministres en ce moment parce qu'on on complète notre culture, on découvre qu'ils sont ministres.
[04:10] C'est un ensemble et c'est un ensemble qui pan par décrit une description qui décrit en profondeur une transformation de la France à l'issue de la campagne de 2027 et qui évidemment touche à chaque fois l'essentiel.
[04:28] Alors, je dis pas qu'on réussisse à chaque fois à faire bien comprendre ce qu'on veut, mais bon, on travaille et on améliore en fonction des ou des incompréhension ou de l'invisibilisation qu'on observe.
[04:40] Évidemment, cette campagne, elle est dans la réalité et dans le moment où nous sommes, la réalité qui s'impose à l'esprit de tous les Français, c'est l'effondrement de l'État, domaine après domaine.
[04:51] Euh la justice, il y a quelques temps, l'accueil de enfants, euh la police d'autant plus inefficace et devenant de plus en plus violente et demandant des choses aussi extravagantes que la présomption d'innocence.
[05:03] Bref,
[05:06] partout l'échec, partout l'exagération comme réponse à l'échec.
[05:13] Et je pense que ça marque profondément l'esprit des Français parce que nous sommes fondamentalement une nation qui s'est construite autour de son état et le peuple français perçoit sa propre réalité, la satisfaction qu'il peut avoir de lui-même à travers l'efficacité de son état, de sa sécurité sociale et cetera.
[05:29] Donc le renforcement ou la reconstruction de l'autorité de l'État ne passera pas par des mesures d'autorité mais en confortant, en renforçant les dispositifs qui sont des dispositifs d'efficacité.
[05:42] Et je vais y venir maintenant à propos de la question de la canicule.
[05:46] Vous savez que sur le sujet de la canicule, nous avons toujours en travers de la de la gorge un échec.
[05:53] le nôtre, celui de 2022 et notre difficulté, pour ne pas dire pire, à introduire le débat sur l'eau dans la présidentiel de 2022.
[06:01] C'était le débat avec lequel on avait commencé la présidentielle avec un meeting en
[06:07] réalité augmenté.
[06:08] Nous étions extrêmement satisfaits de la manière avec laquelle nous avions présenté nos thèses, mais ça n'a pas eu d'effet et c'est très dommage.
[06:16] Alors bien sûr, la responsabilité en revient à vous euh mais surtout à monsieur Macron euh qui avait décidé que on y aurait pas de débat parce que il était occupé à téléphoner à monsieur Poutine pour la guerre qui venait de commencer.
[06:30] On a donc traversé une campagne entière sans parler de rien à part des coups de téléphone de monsieur Macron.
[06:35] C'était extrêmement frustrant et surtout nous avons pris du retard.
[06:37] Le débat national a pris du retard à percevoir que la question de l'eau deviendrait la question numéro 1 de posé dans la civilisation humaine et d'une manière générale dans nos sociétés.
[06:53] Ce qui est frappant dans la canicule qui vient d'éclater, c'est qu'elle modifie la perception qu' les Français de la crise écologique et pas seulement les Français.
[07:01] Pourquoi ?
[07:03] parce que jusqu'à présent, les événements écologiques étaient éclatés sur le territoire.
[07:07] Alors, on voyait bien qu'il y avait un rapport avec la crise climatique.
[07:11] Par exemple, quand il y avait ce qu'on appelle des épisodes méditerranéens, on comprenait que le réchauffement de la Méditerranée augmentant l'évaporation de son eau provoquait ce genre d'épisode.
[07:22] Mais il n'y avait pas eu encore une conscience collective de masse et en profondeur du fait qu'il s'agissait d'un phénomène irréversible face auquel il s'agit de s'organiser à la française, c'est-à-dire en déployant tous les moyens de l'État et du peuple pour y faire face.
[07:37] Et c'est nous sommes dans ce moment.
[07:39] Mais tout le monde a vu ça.
[07:40] Pourquoi ?
[07:41] Parce que c'était toute l'Europe et ça sera encore toute l'Europe.
[07:45] Et il arrive d'autres canicules.
[07:47] Ça n'arrêtera pas.
[07:49] Et les gens maintenant comprennent que ça n'arrêtera pas et que ça va être sans fin.
[07:51] Et pourquoi l'Europe ?
[07:54] Bah parce que le continent se réchauffe plus vite que les autres parties du monde.
[07:58] Ce qui fut pour moi un moment de stupeur.
[08:00] Parce que pourquoi ?
[08:01] Et bien on m'a expliqué que parce que toutes les surfaces enneigées, les neiges éternelles, les glaciers, tout ça fondant, la réfraction
[08:09] de la lumière solaire est moins grande actuellement qu'elle ne l'était auparavant.
[08:12] Et donc nous chauffons plus que nous réchauffons plus, c'est-à-dire la chaleur augmente plus vite en Europe que ailleurs dans le monde.
[08:19] Et comme nous sommes pris nous les Français en sandwich entre cet événement d'une part et d'autre part le fait que la mer méditerranée se réchauffe plus vite que les autres mers du monde puisque c'est une mer fermée par rapport à l'océan mondial et avec un seul point de passage de 13 à 14 km le détroit de Gibraltar.
[08:39] Donc nous avons là une mer qui est la mère de notre monde en plus de notre civilisation qui se réchauffe plus vite qui se tropise à vitesse grand V.
[08:49] Donc nous serons continuellement exposés à des événements extrêmes.
[08:53] Et d'ailleurs, vous avez vu, c'est commencé, on passe à la saison des grands incendies.
[08:57] Je pense que peut-être Manuel Bonpar en parlera tout à l'heure puisque il s'agit aussi de sa circonscription à Marseille.
[09:02] En tout cas, tout le monde a vu que c'était invivable, que ce soit dans les épathes dont 90 % ne sont pas
[09:11] équipés de climatisation, dans les écoles où rien n'a été fait, dans l'habitat où nombre de réhabilitations,
[09:18] même de réhabilitation se se sont passés sans qu'on mette de volet au logement,
[09:24] si bien que chacun dispose d'un four à domicile, autant de fenêtres, autant de fours euh qui réchauffent continuellement et rendent la vie intenable.
[09:31] beaucoup prennent conscience du fait que ce dont il est question, c'est de savoir si la vie est possible.
[09:37] Quand on décide par exemple de sortir de son appartement pour aller dans la rue parce qu'il y frais, c'est que véritablement le problème prend des proportions dont chacun a conscience.
[09:47] Ensuite, il y a ce dont on n' pas conscience.
[09:49] Mais pourquoi ?
[09:51] Moi je veux avoir un mot à cet instant.
[09:53] Je rappelle que quand on est puni pour un délit de quand on est puni de prison, la peine c'est la privation de liberté.
[09:59] ce n'est pas la torture calorifique.
[10:02] Et il se trouve que dans les prisons surpeuplées et notamment surpeuplé par une foule de gens qui sont en détention préventive puisque'en France n'existe pas la BA
[10:11] Corpus qui interdit l'emprisonnement de quelqu'un avant son jugement.
[10:13] Et bien il y a des milliers de gens qui certes sont en défaut et règlent leur dett à l'égard de la société mais qui ne méritent pas d'être traité de cette manière, c'est-à-dire condamné à suffoquer sans aucune espérance de quelque amélioration que ce soit.
[10:27] au moins, ça aura été dit.
[10:29] Et puis est arrivé là-dessus, bah la conséquence comme d'habitude, c'est la pagaille, le bousin, on ne prévoit rien, on laisse faire et puis une fois que c'est là, on jette de grands cris, on se tire les cheveux et on verse de grosses larmes que il était prévisible que les élevages de masse qui ne tiennent aucun compte du bien-être animal le reste du temps se sont transformés en fournaise et que des millions d'animaux sont morts et ont été libérés par la mort de l'enfer que les êtres humains leur infligent.
[10:56] Si bien qu'on a commencé par enterrer tout ça avant de se demander si c'était une bonne idée, si ça ne menaçait pas de tout contaminer et ainsi de suite la pagaille où curieusement le libre marché, la concurrence libre et non faussée et autres merveilles magiques du
[11:12] néolibéralisme sont absolument impuissantes à dire ce qu'il faut faire.
[11:16] et d'ailleurs souvent on ne peut rien faire parce qu'il y en a plus les moyens.
[11:19] Et puis nous allons avoir arriver devant nous quelque chose d'imprévu qui est l'inflation parce que les productions agricoles étant ruinées et bien il va de soi que les prix vont augmenter parce que toutes sortes de de cultures ont été carbonisées.
[11:34] On peut craindre que voyant une telle inflation, la Banque centrale européenne continue dans ses mesures absurdes puisqu'elle a déjà augmenté les taux d'intérêt aggravant les risques de récession.
[11:43] On peut penser que là à nouveau, comme il n'y aura pas qu'en France qu'il y aura une inflation agricole, la banque centrale se trouve confortée dans ces méthodes absurdes.
[11:53] Euh alors que c'est le contraire qu'il faudrait faire, c'est-à-dire réanimer l'économie pour que l'Allemagne sorte de sa récession, que la France n'y tombe pas et ainsi de suite dans le reste de l'Europe.
[12:04] Alors, [grognement] face à tout ça, évidemment ce qui pour l'instant va retenir la tension, c'est le plus grave, c'est l'augmentation de
[12:12] la mortalité.
[12:15] Et quand on regarde tout ce tableau et qu'on essaie d'y réfléchir, on voit une fois de plus que la question posée est celle de la capacité à prévoir, à rendre visible ce qu'on va faire, à ne pas se laisser enfermer dans l'instant, dans l'émotion, dans les polémiques absurdes qui sont devenues nécessaires pour animer l'intérêt de la discussion publique.
[12:34] et bien l'électrochoc n'aura pas suffi encore à aligner les planètes des consciences.
[12:43] Voyez-vous, c'est quand même frappant.
[12:45] Le premier sommet de la Terre a eu lieu en 1992.
[12:52] Alors le président Mitteran s'y était rendu et à l'époque on réfléchissait pas au lien qu'il y avait entre ce qu'on était en train de faire et les moyens qu'on utilisait.
[12:58] Il y avait été en Concorde.
[12:59] Il se trouve que j'étais dans le Concorde donc je m'en souviens.
[13:04] Et puis ensuite 10 ans plus tard, nous sommes en 2002.
[13:06] C'est Chirak qui dit euh "La maison brûle et nous regardons ailleurs pendant ce temps-là."
[13:10] Donc on peut dire "Bah forcément, il y avoir une
[13:14] sécheresse que le président Chirak à ce moment-là a signifié un état d'alerte qui venait de la plus haute autorité de l'État.
[13:21] Que s'est-il passé ensuite ?
[13:23] Bien sûr.
[13:23] Et puis en 2023, nouvelle nouvelle crise caniculaire en France et le président Macron dit "Ah mais qui aurait pu prévoir ça ?
[13:33] Ça faisait 20 ans qu'on en parlait mais ça n'était pas arrivé jusqu'à lui.
[13:37] Cherchant à s'en défendre, il a dit "Non, non, mais je sais très bien, j'ai été alerté, j'avais lu les rapports du GC, mais ce que j'avais pas prévu, c'est que ça aille aussi vite, hein."
[13:45] Bon, très bien.
[13:46] Alors, prise de conscience.
[13:48] Et qu'a-t-il fait ?
[13:48] Rien.
[13:50] ou plus exactement, il a fait moins que rien.
[13:54] Euh c'est possible car l'État français a été condamné à deux reprises.
[13:58] D'abord par la Cour de justice de l'Union européenne en 2019 puis 2023 à propos de l'incapacité à régler les problèmes de la qualité de l'air et puis en 2021 par le Tribunal administratif de Paris qui a condamné l'État français pour une action climatique sur la base du non respect de
[14:15] ses propres engagements.
[14:18] Vous voyez, ça c'est le cadre général, une espèce d'acharnement à nier la réalité avec la conviction superstitieuse que les choses vont s'arranger toutes seullees.
[14:29] Et donc une incapacité à prévoir, non seulement à prévoir ce qui va se passer, à s'organiser, mais à comprendre que les faits qui relèvent de la transformation d'un système métat, ce ne sont pas des tendances qui sont linéaires et progressives, ce sont des des tendances catastrophiques, c'est-à-dire que tout d'un coup, elles vont à des des processus exponentiels.
[14:53] C'est ce qui est en train de se passer.
[14:54] Donc nous sortons d'une canicule et on nous dit qu'il y en aura peut-être une la semaine prochaine et en tout cas qu'on est sûr qu'il y en aura une au milieu du mois de juillet et en tout cas et cetera et cetera et bien sûr comme je l'ai dit il y a un instant il y aura un effet retour de tout ça en terme de catastrophe résultant de cela, j'ai parlé de la mer Méditerranée il y a un instant.
[15:13] Alors
[15:16] pendant ce temps-là, les discours insensés et les votes absurdes continuent.
[15:19] C'est-à-dire que comme si le productivisme n'était pas interrogé dans ses fondamentaux, et bien on vote au Parlement européen de nouveaux OGM pour avoir une agriculture qui puisse consommer mieux et plus profondément des pesticides, ce qui ruine la terre, ruine l'eau et ainsi de suite.
[15:39] On continue à avoir des gens qui se présentent à l'élection présidentielle et qui d'abord n'ont rien à dire sur le sujet pour la plupart d'entre eux ou quelques bonnes paroles sans aucune conséquence concrète mais d'autres dirent carrément des choses qui sont absolument ahurissantes qu'on pouvait peut-être imaginer dans les années 70 quand le productivisme était une idéologie partagée aussi bien à droite qu'à gauche hein.
[16:02] Mais comment monsieur Rotaillot peut-il dire en 2026 que il faut supprimer le principe de précaution qui fait queon ne prend pas de décision quand on n'est pas sûr ou qu'on n'empêche de de mettre en place des dispositifs dont on n'est pas sûr.
[16:17] qu'il se retourne contre cela même qui les mette en en mouvement.
[16:22] Je parlais tout à l'heure du Concorde de 1992 qui peut aller expliquer à monsieur Rotaillot le rapport qu'il y a entre le principe de précaution et la prévoyance des situations que nous vivons.
[16:34] C'est ça.
[16:36] Et puis alors le pompon hier, le Sénat qui vote que oui oui, il est urgent grâce à monsieur Duplomb qui est toujours le premier pour empoisonner les autres que il est urgent de remettre en circulation un pesticide qui n'a qu'un inconvénient, qui n'a pas atteint le cerveau de monsieur Duplomb, peut-être en est-il lui-même déjà privé mais ce qui a qu'un inconvénient, c'est de détruire les cerveaux des fétus et ça n'a pas l'air de lui poser problème.
[16:59] Donc les mesures insensées, les comportements absurdes, la négation de la réalité continue à dominer.
[17:05] Il faut régler cette affaire à la française, c'est-à-dire en ne comptant que sur nous-même, notre état, notre organisation et notre volonté d'agir.
[17:14] C'est la raison pour laquelle j'ai proposé au nom du mouvement assoumis une
[17:19] formule plus avancée que celle que nous avions à la précédente campagne, c'est-à-dire les écorégions.
[17:24] Je n'ai pas inventé l'écorégionalisme.
[17:26] Je m'empresse de vous le dire à tous et à toutes.
[17:31] est une philosophie qui existe depuis déjà bien longtemps et qui part d'une philosophie qui m'a convaincu.
[17:35] C'est-à-dire que le les reliefs, la géographie sont fondatrices de culture locale, de manière de vivre et de s'organiser depuis toujours.
[17:47] Et par conséquent les écorégions, les premières propositions que nous avons vu sont venues des bassins versants et en 2022 nous proposions de les réorganiser autour des bassins versants.
[18:00] Alors la structure écoorégion est une structure qui inscrit dans l'organisation de l'État le fait que on prend en charge et dans la durée la gestion de la crise climatique et de la crise écologique dans la durée et dans son caractère.
[18:16] Comment dire ? multifactoriel.
[18:18] Tous les aspects qui
[18:21] Participent de la crise climatique, c'est elle que nous subissons en premier lien, doit être pris en considération.
[18:28] Dès lors, les régions actuelles sont des régions de l'ancien monde.
[18:31] Nous allons dire pour ne pas dire de l'ancien régime parce que ça ne veut pas dire la même chose, de l'ancien monde.
[18:40] En 2015, monsieur Hollande a créé 13 régions pour faire plaisir à la Commission européenne qui exigeait des économies et il a lui-même abrogé la réforme qu'il venait pourtant juste de faire voter et qui ne s'est jamais appliqué.
[18:50] Mais les régions, les 13 régions actuelles n'ont aucun sens.
[18:54] La plupart d'entre nous le savent et surtout elles elles sont bâties sur un modèle de l'ancien monde.
[18:59] Ce modèle, c'est la compétitivité des territoires dans la compétition européenne, les aides aux entreprises et tout le charabia habituel du néolibéralisme.
[19:12] Il est clair que tout ceci ne n'est plus d'actualité.
[19:15] Les actuelles régions ont aussi des compétences euh de caractère écologique.
[19:17] Mais quand vous interrogez
[19:21] ceux qui ont les manier, soit vous découvrez qu'ils ont pris des décisions à caractère écologique,
[19:24] il contredisent les finalités écologiques parce que leur finalité, c'est avant tout de faire venir des entreprises, d'organiser de la circulation, bref, de ne se préoccuper que et exclusivement que euh de performances qui deviennent des contreperformances dans le cadre de la crise climatique.
[19:42] Ces régions sont donc dépassées.
[19:44] Ça n'est pas dire du mal de ceux qui sont efforcés de les faire vivre ou qui s'y sont dédués.
[19:48] C'est dire, écoutez, il faut changer.
[19:52] Et il faut changer en comprenant que la défense écologique ne peut pas être simplement le résultat de structure verticale et étatique ne peut pas être simplement une addition de bureaucratie même performante.
[20:07] Par conséquent, les bassins versants fournissent un modèle de base pour cette organisation.
[20:13] Mais alors j'en me permets de vous faire une demande pour les gens de médias, c'est s'il vous plaît ne publiez pas des cartes qui ne sont pas les nôtres.
[20:22] vu circuler un modèle avec six régions.
[20:24] Il n'en a jamais été question entre
[20:26] nous. C'est il y a beaucoup de thèses
[20:28] euh du biorégionalisme. Alors ici vous
[20:31] avez deux cartes qui vont passer à à
[20:34] l'écran sur euh sur la vidéo. D'un côté,
[20:37] vous avez les bassins versants des
[20:39] grands fleuves français et vous
[20:41] apercevez des régions qui ne sont pas
[20:42] structurées autour d'un bassin versant
[20:45] mais d'une arborescence de rivière.
[20:48] C'est le cas en particulier de la
[20:49] Bretagne et je crois par là-bas en bas.
[20:52] Alors, tout le reste est structuré sur
[20:54] les six grands fleuves de notre pays.
[20:56] Mais aujourd'hui, sur ce plan, les
[20:59] bassins versants, nous sommes super
[21:01] performants parce que nous avons des
[21:03] agences de l'eau qui fonctionnent super
[21:05] bien, qui s'autofinancent et qui animent
[21:08] chacune pour leur propre compte toutes
[21:10] sortes d'études et et de et et de
[21:13] travaux. Et eux-mêmes ont proposé une
[21:15] subdivision en 24
[21:18] buissons fluvio, si j'ose dire. Et à
[21:21] côté, vous avez une des cartes que nous
[21:23] avons commencé à établir nous. Celle-là,
[21:25] elle est à nous, mais elle résulte de la
[21:28] première note qui vient d'être rédigé
[21:30] pour préparer notre travail. Euh et nos
[21:33] amis et les fonctionnaires, les
[21:36] militants politiques ont établi cette
[21:38] première carte comme une manière
[21:40] d'illustrer.
[21:41] Nous tiendrons compte d'abord de la
[21:43] centralité de la question de l'eau car à
[21:46] la fin tout revient à l'eau.
[21:49] L'air est pollué. Oui, mais comme il
[21:50] pleut, la pollution de l'air finit dans
[21:53] la rivière. Vous mettez des produits et
[21:55] des pesticides partout sur terre. Vous
[21:57] empoisonnez naturellement les gens qui
[21:59] sont autour, qui ont plus de cancer que
[22:01] les autres et cetera. Mais le
[22:02] ruissellement ramène tout à la rivière
[22:04] et de la rivière bien sûr à la mer, mais
[22:06] c'est un autre problème pour l'instant
[22:09] et ainsi de suite. Il n'y a pas
[22:11] d'événement qui ne commencent ou qui ne
[22:13] finissent par de l'eau. L'eau est le
[22:15] cycle central de la vie des êtres
[22:17] humains et de la biodiversité. C'est
[22:19] comme ça dans l'état dans lequel est
[22:21] aujourd'hui notre planète. Peut-être
[22:23] qu'un jour il y aura plus de planète ou
[22:25] qu'il y aura plus l'écosystème dans
[22:26] lequel la vie humaine est possible. Mais
[22:28] en attendant, la vie humaine dépend d'un
[22:30] écosystème dans lequel l'eau est le
[22:33] cycle fondamental. 70 % de la planète
[22:36] est couverte d'eau et les êtres humains
[22:38] sont assez frivoles pour trouver plus
[22:40] intéressante la carte géographique
[22:42] quasiment au mètre près de la Lune que
[22:44] des grands fonds que personne ne connaît
[22:46] sur cette planète. En attendant, voilà
[22:49] deux cartes. La première vous permet de
[22:51] situer les bassins fluviaux et
[22:53] deuxièmement la deuxème imagine des
[22:55] découpes. Car l'eau, nous ne sommes pas
[22:59] dans une perspective à propos de l'eau
[23:01] comme du reste qui serait une sorte de
[23:04] fondamentalisme
[23:06] biorégional où l'on considérerait que la
[23:10] nature à elle seule impose une loi et
[23:14] que les êtres humains doivent s'y
[23:15] soumettre. Parce que euh bien sûr ce
[23:18] qu'on appelle la nature et que l'on
[23:19] distingue de manière artificielle des
[23:21] êtres humains qui en sont pourtant une
[23:22] composante euh [grognement] est à à sa
[23:25] règle, à sa loi, à sa force. Mais nous
[23:28] sommes des êtres humains et nous n'avons
[23:30] pas dit que tout processus naturel nous
[23:32] convient. Je l'ai dit à quelqu'un qui un
[23:34] jour m'a expliqué que notre technique
[23:35] modifiait le les règles naturelles. Je
[23:38] lui dis "Écoutez moi, monsieur, revenez
[23:39] me voir quand vous aurez trouvé la
[23:40] réponse à ma question. J'ai pas
[23:42] l'intention de dire oui au virus et
[23:44] d'encourager leurs propagations qui sont
[23:45] pourtant un processus naturel. Donc les
[23:47] êtres humains sont des êtres sociaux et
[23:50] pas seulement.
[23:52] Des êtres sociaux virgule
[23:55] et culturel socioulturel. Tout ce que
[23:58] vous voyez là les cartes qui tournent
[24:01] autour de l'eau sont souvent en même
[24:03] temps des cartes politiques de l'ancien
[24:05] régime et du temps long. Les villes se
[24:09] sont toutes créées au bord de l'eau
[24:11] parce qu'elles permettaient de collecter
[24:13] des réserves sur des zones beaucoup plus
[24:15] larges, notamment à l'époque où personne
[24:17] n'avait encore inventé la roue et puis
[24:20] elle permettait le stockage. Il y a donc
[24:22] un rapport immédiat
[24:24] les grands facteurs géographiques
[24:26] structurants, la culture et la
[24:28] politique. Il n'est pas question pour
[24:30] nous tout d'un coup d'effacer la culture
[24:32] et la politique parce que tout
[24:34] simplement ça ne fonctionnerait pas. On
[24:35] le voit bien aujourd'hui où on a inventé
[24:37] des régions ridicules euh qui unissent
[24:39] le centre de la France et la côte sur
[24:41] l'Atlantique. Tout le monde rigole en
[24:43] regardant la carte. Donc il faut partir
[24:45] de cet attelage là. Et puis il y a autre
[24:48] chose qui intervient, c'est que l'eau
[24:50] elle-même ne prend de sens que dans un
[24:52] contexte. S'il y a une montagne ou s'il
[24:54] n'y en a pas, ce n'est pas la même
[24:55] chose. S'il y a des forêts ou s'il n'y
[24:57] en a pas, la forêt étant le climatiseur
[24:59] naturel de nos sociétés, et bien c'est
[25:02] différent. Par conséquent, la carte
[25:04] devra prendre en compte les réalités
[25:07] culturelles pour comprendre comment
[25:09] elles se sont organisées dans le temps
[25:11] long, mais elles devront aussi tenir
[25:13] compte des paramètres physiques
[25:15] directement liés à l'eau, forêt,
[25:18] montagne ou région côtière. Tout ça doit
[25:22] être pris en compte car souvent il y a
[25:24] des arbitrages à rendre. Les frontières
[25:26] ne sont pas toujours naturellement
[25:28] définies. Ça ne saute pas aux yeux.
[25:30] Alors déjà, j'en profite pour vous dire
[25:31] que je n'ai jamais été favorable à une
[25:34] grande région qui aille de la Corse à
[25:36] l'Alsace parce que je pense que ça n'a
[25:38] pas de réalité culturelle commune et que
[25:40] je ne me vois pas en train d'expliquer
[25:42] aux Corses qu'ils sont des Alsaaciens et
[25:44] aux Alsaciens qu'ils sont des Corses.
[25:46] Donc nous avons renoncé à ce genre de de
[25:49] découpe qui a son sens hein qui est les
[25:52] bassins. Je prends cet exemple,
[25:53] quelqu'un m'a demandé ce qu'on comptait
[25:54] faire en Bretagne. Je sais pas pourquoi
[25:55] la Bretagne d'abord, mais il faut là
[25:58] vous voyez bien qu'il y aura des moments
[26:00] de difficulté à dire où ça s'arrête, où
[26:02] ça commence et que il faudra trouver les
[26:06] agencements, les enchaînements
[26:08] qui fonctionnent dans cette affaire.
[26:10] Quelles seront donc les missions de ces
[26:12] écoorégions ? C'est évidemment dans le
[26:16] cas de la planification écologique.
[26:18] Elles en seront en quelque sorte la
[26:20] première ligne d'alerte, la première
[26:22] ligne de mise en œuvre et la première
[26:25] ligne de proposition.
[26:28] Elles ont à connaître
[26:30] de toutes les questions qui touchent à
[26:32] l'eau en s'appuyant sur la structure des
[26:35] bassins versants.
[26:37] Deuxièmement,
[26:38] responsable de la qualité de la terre,
[26:41] notamment ses capacités vivrières.
[26:45] et évidemment
[26:47] de sa sauvegarde ou de sa récupération.
[26:51] Cette question est d'une très grande
[26:54] importance.
[26:55] Elle passe comme ça, comme si de rien
[26:57] n'était. Tous les fleuves de France sont
[26:59] pollués par les pesticides. Tous les
[27:02] organismes vivants sont pollués par les
[27:04] pesticides. La première cause
[27:06] d'effondrement de la biodiversité, ce
[27:09] sont les pesticides. Nous avons donc un
[27:11] immense ennemi commun, les pesticides.
[27:14] Il s'agit d'une part d'en arrêter la
[27:17] propagation, de trouver d'autres
[27:18] méthodes pour obtenir les résultats
[27:21] qu'ils peuvent obtenir aujourd'hui sans
[27:22] passer par eux. Et deuxièmement, des
[27:24] tâches de réparation. Personne ne peut
[27:27] dire
[27:28] froid, les yeux dans les yeux, nous
[27:30] abandonnons les territoires de la
[27:32] Caraïbe où le clore d'écon a été utilisé
[27:35] au-delà des dates auxquelles tous les
[27:37] autres pays les avaient interdits et que
[27:39] nous abandonnons la population locale à
[27:41] consommer des légumes ou à boire de
[27:43] l'eau qui contient un poison qui restera
[27:45] dans la terre pendant 7 siècles. Il est
[27:48] donc temps de passer à la réparation.
[27:51] Comment faire ? Je n'en sais strictement
[27:54] rien mais je sais que nous avons des
[27:55] laboratoires, mais je sais que nous
[27:57] avons des scientifiques, je sais que
[27:59] nous avons des agronomes. Et par
[28:00] conséquent, si nous le voulons, nous
[28:02] pouvons mettre en route les techniques
[28:05] et les moyens d'y répondre. J'ai dit
[28:06] l'eau, j'ai dit la terre, j'y ajoute
[28:09] l'air.
[28:10] Il n'est pas possible que ceci soit
[28:12] abandonné à des plans qui peut-être
[28:15] aboutiront dans 20 ans, 30 ans ou 40 ans
[28:18] à mesure que l'on rallongera les délais
[28:21] de l'utilisation des moteurs thermiques
[28:23] pour ne prendre que cet exemple ou que
[28:25] progressivement on sortira oui ou non
[28:28] peut-être mais on ne voit pas comment
[28:29] d'ailleurs aujourd'hui qu'on tenue des
[28:31] grands chantiers qui ont lu dans le
[28:32] monde on sortira de la civilisation du
[28:34] pétrole qui doit être l'objectif des
[28:36] Français
[28:38] l'air les forêts parce que leur rôle est
[28:42] central dans la rétention du CO2 et
[28:46] central aussi dans le cycle de l'eau.
[28:49] Nous avons observé qu'il y avait un
[28:51] rapport comme je viens de le dire à
[28:53] l'instant très direct avec les
[28:55] mobilités.
[28:56] Par conséquent,
[28:58] cette aujourd'hui cette compétence est
[29:01] attribuée aux régions. Il me semble que
[29:03] les écoorégions devrait les garder parce
[29:05] que sinon
[29:07] il y manquerait une pièce absolument
[29:09] décisive. Et puis il y a les agences de
[29:12] santé. Pourquoi ? Bah parce qu'à l'
[29:14] évidence
[29:16] les pollutions et les maladies sont
[29:19] liées. Il y a les maladies politiques de
[29:21] désormais un phénomène connu par tout le
[29:23] monde. Tantôt on les appelle maladie
[29:24] politiques, tantôt on les appelle
[29:26] maladie écologiques. C'est-à-dire toutes
[29:28] ces maladies qui résultent de la
[29:30] destruction de l'environnement dans
[29:33] lequel nous vivons. Il me semble donc
[29:35] que ces deux questions pourraient y être
[29:37] ajoutées. Je dis il me semble parce que
[29:39] évidemment à chaque fois il va falloir
[29:41] développer des solutions alternatives
[29:43] mais surtout parce que nous nous
[29:45] commençons le travail en profondeur avec
[29:47] nos méthodes de travail. C'est-à-dire
[29:49] que nous avons commencé
[29:53] en constituant une commission. Mais je
[29:55] continue l'émission 1. Point numéro 2,
[29:58] la cartographie. La cartographie n'est
[30:01] jamais neutre. La cartographie
[30:04] administrative est toujours politique et
[30:07] il en est ainsi depuis l'ancien régime
[30:09] et son abolition par la grande
[30:11] révolution de 89 où dans le rapport CS,
[30:15] on prévoit surtout comment faire en
[30:16] sorte que les départements correspondent
[30:18] pas aux diocèsees et que les communes ne
[30:21] collent pas avec les paroisses. Car
[30:22] l'idée était de décrocher le système
[30:25] administrativo-politique
[30:27] de la principale source idéologique de
[30:28] l'époque qui était la croyance
[30:30] religieuse. Donc ça a toujours été comme
[30:33] ça et c'est pas nouveau. Bah nous c'est
[30:34] pareil. La cartographie doit
[30:37] correspondre à des réalités. Les
[30:40] éléments physiques
[30:42] sont souvent aussi présents dans la
[30:44] détermination de la carte. Savez-vous
[30:45] que la moitié des départements français
[30:47] ont le nom d'une rivière ? C'est dire
[30:49] que il y a beau temps qu'on a compris le
[30:52] rapport qu'il y avait entre le cycle de
[30:54] l'eau et les cycles politiques et
[30:55] administratifs.
[30:58] J'ai dit que nous avons six agences de
[30:59] l'eau qui fonctionnent très bien. La 7è
[31:02] c'est les territoires ultramarins.
[31:05] Les paramètres nous aideront, je vous
[31:07] l'ai dit il y a un instant, à fignoler,
[31:10] ajuster cette cartographie. C'est-à-dire
[31:12] que quand il faudra définir les bords de
[31:15] chacune de ces régions, bah le relief,
[31:17] la forêt, euh la côte joueront leur
[31:20] rôle. Voilà comment nous nous y sommes
[31:22] pris et nous nous y prenons. Nous avons
[31:24] désigné
[31:26] une équipe pour l'instant de deux
[31:28] personnes que voici le député du Rône
[31:32] Gabriel Amar qui est le personnage qui
[31:35] depuis 20 ans anime toutes nos campagnes
[31:39] sur l'eau. Il est celui qui nous a
[31:40] alerté, fait comprendre l'importance et
[31:44] qui est lié pratiquement à toutes les
[31:45] luttes dans le pays sur la question de
[31:47] l'eau. De l'autre côté, vous avez
[31:51] Claire Leun qui elle est députée de qui
[31:54] est un département très important parce
[31:56] que d'une part j'en ai été l'élu ce qui
[31:58] signifie quand même quelque chose et
[32:00] deuxièmement parce que c'est le seul
[32:02] département de France qui est à une
[32:04] rivière qui s'appelle les dont le numéro
[32:07] du département est 91 ce qui est très
[32:09] exactement la longueur de la rivière et
[32:11] son avant qu'elle se jette dans la
[32:13] scène. Donc cette coïncidence entre moi,
[32:17] les sonnes, la longueur de la rivière et
[32:19] Claire le jeune me semble digne de votre
[32:22] intérêt à cet instant si vous le
[32:24] permettez. Donc Claire est une
[32:27] doctorante sur les questions de
[32:28] planification écologique. C'est elle qui
[32:30] a amené dans la discussion et dans ma
[32:32] propre prise de conscience toute la
[32:35] culture de ce qu'était le
[32:36] biorégionalisme, les discussions qui ont
[32:39] eu lieu à son sujet, les tendances qui
[32:41] existent car il y en a beaucoup. et je
[32:42] le redis, ce n'est pas moi qui a inventé
[32:44] ça, ni le mouvement insoumis. Donc ces
[32:47] deux personnes euh disposent d'un point
[32:50] d'atterrissage pour les suggestions qui
[32:52] se peuvent leur être faites. Euh c'est
[32:54] euh cette adresse mail et nous appelons
[32:58] ceux qui bien sûr ont quelque chose à
[33:00] dire euh le faire de manière aussi
[33:02] concise que possible parce que on m'en
[33:05] veut déjà beaucoup
[33:07] à l'IB d'avoir lancé un appel à propos
[33:09] du programme qui a donné lieu à 26000
[33:12] contributions. Vous avez qu'à imaginer
[33:13] ce que vient de vivre ma camarade
[33:15] Clémence Gueté et ses petits camarades
[33:18] pour synthétiser tout ça. Enfin,
[33:19] maintenant, il y a bien des outils pour
[33:20] le faire mais quand même ça reste et
[33:22] mais ça montre en tout cas l'appétit
[33:24] qu'il y a dans le pays pour participer à
[33:26] des choses compliquées à organiser. Là,
[33:29] c'est de même. Mais nous savons qu'il y
[33:31] a une réserve en profondeur de
[33:32] scientifiques, de géographes,
[33:36] de biologistes de toutes sortes qui des
[33:38] fois se sont déjà signalés à nous pour
[33:40] dire "Bon, pour récupérer la terre, on
[33:42] pourrait faire comme c nous on sait
[33:43] faire, on pourrait ouvrir ceci ou cela."
[33:46] Et évidemment, ça élargit le champ parce
[33:48] que voyez-vous, il arrive, c'est pas
[33:50] parce qu'on est un militant politique,
[33:51] même depuis très longtemps, qu'on a une
[33:53] conscience spontanée des problèmes comme
[33:55] ils peuvent se poser. J'avoue que pour
[33:57] ma part, j'ai mis un certain temps à
[33:59] comprendre que les centrales nucléaires
[34:01] dépendaient de l'eau froide des fleuves
[34:03] et que quand l'eau froide des fleuves
[34:04] est chaude et il y a plus de centrale
[34:06] nucléaire, on est obligé de tout
[34:07] arrêter. Et vous avez vu si vous vivez
[34:10] en région parisienne que vous avez eu
[34:11] bien de la chance parce que on vient
[34:12] d'arrêter des réacteurs ici et là je
[34:15] crois aussi dans la centrale de nos gens
[34:17] et vous êtes tous invités à mettre des
[34:19] pâtes de lapin ou tel ou tel des outils
[34:22] qui vous paraissent appropriés pour
[34:23] qu'il n'arrivent jamais rien à la
[34:24] centrale de nos gens parce que la
[34:26] centrale de nos gens étant située en
[34:28] amont du fleuve au bord duquel nous
[34:30] vivons tous et bien si jamais il y avait
[34:33] le moindre incident nous sommes 13
[34:34] millions à devoir être évacués. Je doute
[34:36] qu'on en soit capable. C'est pour vous
[34:38] dire que les questions que je suis en
[34:40] train d'évoquer, je tâche de le faire
[34:42] avec le sourire, mais je vous garantis
[34:43] qu'il y a pas de quoi sourire dans des
[34:45] tas d'endroits compte tenu de la
[34:46] situation que nous avons à aborder. Il
[34:48] faut donc impérativement changer de
[34:50] rythme et de méthode. L'impératif
[34:53] écologique n'est plus négociable, ne
[34:56] peut plus être reporté et il n'est pas
[34:59] la propriété du parti écologiste. de Rén
[35:01] avant. Je crois que tous les partis
[35:03] politiques ont enfin compris que la
[35:05] question écologique s'appliquait à tout
[35:07] le monde. Chacun il y a ses réponses. Il
[35:09] est bon qu'elle se confronte. Rien n'est
[35:11] pire que le silence, l'invisibilisation
[35:14] ou les choses qui semblent acquises.
[35:15] Vous avez vu par exemple démarrer, je
[35:18] m'en sens un peu coupable, un démar
[35:21] absurde à propos des climes. Je passais
[35:23] dans ce salon des start-ups et nos
[35:25] discussions avec les gens que je
[35:26] croisais, c'était le lien entre la
[35:28] morale, la philosophie et la science.
[35:31] Hein, est-ce que tout ce qui est
[35:32] possible est souhaitable ? Et autres
[35:33] questions euh qui m'intéressaient ce
[35:35] matin. On m'interrompt et on me dit "Ah,
[35:37] madame Le Pen a dit qu'il fallait mettre
[35:38] des climes partout quand même.
[35:40] Maintenant, ma formation écologiste est
[35:42] suffisante pour que j'ai commencé par
[35:44] rigoler en disant il connaît vraiment
[35:45] rien." Et en effet, hésitons-nous ce
[35:48] genre de de polémique ou de buzz qui n'a
[35:51] pas de sens. Alors, évidemment qu'il
[35:53] faut refroidir là où il fait trop chaud
[35:56] et qu'on est en état de de détresse
[35:58] physique ou biologique, là où les
[36:00] personnes les plus âgées se trouvent, 90
[36:02] % des épades n'ont pas de système. Les
[36:05] écoles, les hôpitaux, à peine 15 % sont
[36:08] équipés. Bref, bien sûr qu'il en faut,
[36:11] mais n'allons pas faire la bêtise de
[36:13] dire "Ah ben, ça y est, on a trouvé le
[36:14] moyen d'aller plus vite au Brésil et
[36:16] d'en revenir dès le soir parce qu'on a
[36:17] le Concorde. Donc, il faut qu'il fasse
[36:19] froid. Alors vite, mettons des climes
[36:21] partout parce que chers amis, chers
[36:23] concitoyens, chères madame Le Pen, si
[36:25] j'ose et si je peux me permettre, si
[36:26] vous mettez de la clime partout, vous
[36:28] ferez augmenter la température des
[36:30] villes de 3,6.
[36:33] Est-ce que vous croyez que la solution
[36:35] au réchauffement, c'est de réchauffer
[36:36] davantage pour que vous ayez de la
[36:39] fraîcheur aux alentours de votre frigo ?
[36:42] Évidemment que la canicule a révélé
[36:44] toutes ces inepsies, ces absurdités,
[36:47] mais surtout le décalage intellectuel
[36:49] entre la réalité et ceux qui sont
[36:51] conduits à décider. Et puis enfin, le
[36:53] décalage social entre ceux qui vivent
[36:56] sous les toits et ceux qui vivent dans
[36:58] le confort de demeure plus vaste et
[37:00] mieux aéré. Les inégalités sociales se
[37:03] révèlent avec une force singulière quand
[37:06] il s'agit de ce type de catastrophe dont
[37:09] il n'est pas vrai de dire que tout le
[37:10] monde souffre de la même manière. Bien
[37:11] sûr que tout le monde en souffre mais
[37:13] pas de la même manière parce que les
[37:15] moyens de régler le problème ne sont pas
[37:17] les mêmes selon qu'on en a les moyens
[37:19] financiers ou pas. Donc voilà
[37:22] l'émission, la cartographie, l'équipe et
[37:25] l'offre. L'offre c'est aidez-nous.
[37:28] L'équipe qui s'est mise au travail va
[37:30] entrer jusque dans le détail. Pour nous,
[37:33] il y a pas de différence entre faire
[37:34] campagne et exercer le pouvoir. Faire
[37:37] campagne prépare l'exercice du pouvoir.
[37:39] Si entre maintenant et notre victoire
[37:43] possible, il y a une prise de conscience
[37:46] de masse qu'il existe une solution
[37:48] durable,
[37:49] alors nous serons en état de la mettre
[37:51] en œuvre. Parce que bien sûr une réforme
[37:53] de cette ampleur ne fait pas que des
[37:55] gens satisfaits. Il y a toujours ici là
[37:57] des pieds écrasés, des régions qui hier
[38:00] vivotaiit confortablement dans leur
[38:03] petit clit et qui du jour au lendemain
[38:05] s'entendent dire qu'elles vont être
[38:06] remplacées.
[38:08] Mais j'ai vu par exemple que je sais
[38:10] plus où que quelqu'un
[38:13] s'excitait beaucoup à propos du tracé.
[38:15] Et je me dis tiens pourquoi le tracé
[38:16] soulève une discussion comme ça ? parce
[38:18] que évidemment ça correspond pas au
[38:20] tracés des actuelles régions. Donc si on
[38:21] pouvait avoir un peu de bazar, pourquoi
[38:24] pas ? Ça ferait du bus hein. Voilà. Donc
[38:26] c'est toujours le même raisonnement. Là
[38:27] on a besoin de sérieux et de gens qui se
[38:30] disent qu'est-ce qu'il est qu'est-ce
[38:31] qu'ils sont en train de proposer ces
[38:33] insoumis. Sans doute il y a des
[38:34] imperfections. Ça va de soi. Ça va de
[38:36] soi et je on est ouvert à toutes les
[38:39] critiques qui peuvent venir mais il faut
[38:42] faire avancer. C'est pourquoi je rêve
[38:45] que d'autres partis politiques adoptent
[38:47] l'idée des écoorégions et comprennent
[38:50] que c'est en transformant l'État
[38:52] lui-même qui ne peut pas être qu'une
[38:54] bureaucratie. En transformant l'État, en
[38:57] y mettant ce qu'on met dans une
[38:59] République. L'État c'est forcément le
[39:02] renfort de la démocratie. Il nous faut
[39:04] des assemblées élues publiant des bilans
[39:07] avec des gens qui s'engagent devant des
[39:08] populations, des gens qui se font
[39:10] engueuler ou féliciter. C'est-à-dire, il
[39:12] faut que les régions, les écorégions
[39:15] soient avant tout une œuvre humaine,
[39:17] quelque chose à la portée d'intelligence
[39:19] de chacun et de connaissance parce que
[39:22] c'est de là que vont venir beaucoup de
[39:24] solutions, mais c'est surtout de là que
[39:26] vont venir beaucoup de décisions. Je
[39:28] rêve donc que les autres partis
[39:31] politiques s'emparent de l'idée
[39:33] d'écorégion. Nous ne déposons pas un
[39:36] label de propriété sur cette idée, mais
[39:38] nous pensons que si la 6e République
[39:40] doit rompre avec l'ancien régime,
[39:42] l'actuel régime de la 5e République,
[39:46] c'est pas seulement parce qu'elle elle
[39:48] doit devenir vraiment sociale avec notre
[39:50] projet du 100 % sécurité sociale, mais
[39:53] parce qu'elle doit devenir la première
[39:56] République écologique du monde mettant à
[39:58] l'ordre du jour un facteur nouveau qui
[40:01] n'était pas connu dans le passé
[40:03] politiquement. ou qui soulevait beaucoup
[40:05] de critiques de toutes sortes. C'est ce
[40:07] qui s'appelle l'intérêt général humain.
[40:10] [grognement] L'intérêt général humain
[40:12] concerne l'espèce humaine qui se
[40:14] découvrant comme espèce singulière
[40:16] réalise son lien intime avec tout le
[40:18] reste de la biodiversité et le le seul
[40:20] écosystème qui soit compatible avec sa
[40:23] vie. Voilà. Évidemment, nous avons
[40:26] besoin de renfort.
[40:29] Des fois, des idées qui paraissent très
[40:31] intéressantes,
[40:33] le son mais le sont moins qu'on ne le
[40:35] croit.
[40:36] Nous aurions besoin de l'appui des
[40:38] écologistes pour cette idée. Car
[40:40] voyez-vous, face à la canicule, l'idée
[40:42] de 5 jours de congé climatique pour les
[40:44] travailleurs n'est pas l'idée la plus
[40:46] performante à nos yeux. D'abord parce
[40:48] qu'il existe en Côte du travail et que
[40:51] le droit de retrait euh ne peut pas être
[40:53] limité à 5 jours. Si la canicule dure 12
[40:56] jours, bah c'est 12 jours. Et ça
[40:57] obligera comme ça tout le monde à
[40:59] réfléchir aux conséquences économiques
[41:01] de laisser aller euh le le la le
[41:04] changement climatique. Je prends cet
[41:06] exemple pas pour créer une polémique,
[41:07] c'était pas du tout mon objectif, mais
[41:09] pour dire que les organisations à
[41:12] caractère collectiviste comme nous
[41:13] sommes nous-mêmes ou comme le sont les
[41:15] ver dès lors qu'il mettent en ils
[41:17] mettent en lumière eux aussi
[41:18] l'écosystème al l'écosystème ça se
[41:20] défend collectivement, ça se défend pas
[41:22] seulement individuellement. Les
[41:24] organisations de type collectiviste ont
[41:26] le devoir de converger sur des réformes
[41:29] structurelles
[41:31] et l'économique suivra dès lors que les
[41:35] régions, les écorégions ne seront pas
[41:37] seulement occupées à interdire certaines
[41:40] pratiques en effet nuisible, mais
[41:43] qu'elles seront occupées à inventer des
[41:46] solutions alternatives. C'est possible.
[41:49] J'ai reçu hier de mon ami de longue
[41:51] date, vétéran de la longue marche,
[41:53] l'ancien maire de Grabels, René Revol
[41:56] qui était maire de Grabel jusqu'aux
[41:57] dernières élections. Comment il avait
[41:59] mis en œuvre la planification écologique
[42:01] dans sa ville pour faire en sorte que
[42:03] les écoles soient autoréfrigérées par
[42:06] différentes techniques d'isolation,
[42:08] c'est bois teril et cetera et qui lui
[42:12] permet d'avoir des différentiels de
[42:13] température pouvant aller jusqu'à 15°.
[42:16] C'est quand même pas rien euh quand
[42:18] dehors il fait 40° et bien euh il euh
[42:21] toute cette réussite prouve que c'est
[42:23] possible, qu'on peut faire autrement,
[42:25] que ce n'est pas la catastrophe finale
[42:27] que nous n'appelons pas aller tous se
[42:28] pendre parce qu'il va faire trop chaud.
[42:30] Non, on peut s'en sortir à condition de
[42:33] changer nos méthodes et pas seulement en
[42:36] en faisant des injonctions individuel.
[42:39] Ne faites pas c, ne faites pas ça.
[42:41] L'écologie politique stratégique n'est
[42:43] pas une affaire seulement de conscience
[42:46] civile ou civique. C'est une affaire de
[42:49] réforme, de fonds et on peut même les
[42:51] appeler révolutionnaires. Tant cette
[42:54] réforme est radicale. Voilà pourquoi
[42:57] nous avons besoin dans la campagne qui
[42:59] va commencer que cette fois-ci nos
[43:01] écorégions ne connaissent pas le mauvais
[43:03] sort qu'a connu notre plédoyer sur l'eau
[43:06] en 2022. Si nous finissons par gagner
[43:09] cette élection présidentielle, et bien
[43:12] les écorégions feront partie des
[43:15] première mesure de nature à changer la
[43:18] constitution de la 5e République. Il y
[43:21] aura d'un côté davantage d'initiative
[43:23] avec le réforme le référendum citoyen,
[43:26] le référendum révocatoire et de l'autre
[43:28] une autre organisation. Je m'aperçois
[43:30] que j'ai pas encore regardé une seule
[43:32] fois le chronomètre et que ça fait déjà
[43:34] 43 minutes. J'ai donc dépassé de plus de
[43:36] 13 la limite que je m'étais donné. Alors
[43:40] voilà,
[43:41] c'est le matin où le faire. Je vais
[43:44] encore m'expliquer à plusieurs reprises
[43:46] puis la série des réunions va commencer
[43:48] et nous espérons pouvoir organiser au
[43:50] moins une réunion écoorégion et bien par
[43:54] département d'ici au déroulement de
[43:56] l'élection présidentielle. Mais encore,
[43:58] faut-il trouver former tous ceux qui
[44:00] sont en état d'aller expliquer et de se
[44:02] renseigner département par département
[44:05] sur la façon avec laquelle cette
[44:07] question se présente. Alors, on va
[44:09] renouer avec d'anciennes habitudes. Euh
[44:11] je vais euh m'en aller et puis c'est mon
[44:14] camarade Manuel Bonpard euh qui va vous
[44:17] expliquer
[44:19] la suite de notre campagne, son bilan et
[44:21] le reste, toute chose qu'il a bien
[44:22] présente à l'esprit et moi un peu moins.
[44:26] Je me sens obligé par respect et amitié
[44:29] pour ma camarade, la présidente du
[44:31] groupe insoumis de vous rappeler que les
[44:33] insoumis viennent de déposer à
[44:34] l'Assemblée nationale un cinq
[44:37] propositions de loi sont à l'ordre du
[44:39] jour en urgence sur ces questions de
[44:41] canicule et de vous signaler que elle
[44:45] une délégation assoumise par demain je
[44:48] crois
[44:48] partis
[44:49] ils sont partis là
[44:50] ou hier soir
[44:51] ils sont partis de d'accord bon ils en
[44:54] ont pour 24 he donc j'ai 24 heures de
[44:56] battement avant d'arriver parce qu'ils
[44:58] vont en Nouvelle-Calée de nuit. Il y a
[44:59] donc la présidente du groupe et Bastien
[45:02] Lachot qui est l'homme en charge du
[45:04] dossier avec Mathilde et ils tiendront
[45:07] là-bas trois meetings si mes
[45:09] renseignements sont bons et je vois pas
[45:10] pourquoi ils seraient pas bon.
[45:12] Au moment où nous venons de les
[45:14] indépendantistes et leurs alliés
[45:16] viennent de remporter les élections
[45:18] locales que vous interprétez fort
[45:19] curieusement dans vos journaux comme une
[45:21] victoire desloyalistes. C'est-à-dire que
[45:23] quand il y avait deux partis qui en
[45:24] restent plus qu'un parce que l'autre a
[45:26] éliminé
[45:27] électoralement, vous concluez que c'est
[45:29] une victoire. Quand une organisation
[45:31] perd un siège, vous considérez que c'est
[45:33] une victoire. Et quand nous on en gagne
[45:35] deux, vous considérez qu'on a pas fait
[45:36] la démonstration. En attendant, sur 54
[45:39] sièges, et bien il y en a 26. qui sont
[45:42] aux indépendantistes et et à leurs
[45:44] alliés et 24 pour la droite dit assez
[45:47] curieusement loyaliste, je ne sais pas à
[45:48] quoi ils sont loyaux.
[45:51] Voilà, ben j'ai fini. Merci à tout le
[45:52] monde et à très bientôt. Manu
[46:00] merci à vous d'être d'être présente et
[46:03] et présent. Euh Coline, tiens, regarde
[46:05] parce que ça je pense que c'est utile.
[46:07] Euh bon, je je il y a beaucoup de choses
[46:10] qui ont été dites sur l'actualité,
[46:11] peut-être juste en tant que que député
[46:13] de de Marseille des Bouches Duran avoir
[46:15] quand même un mot ce matin de soutien de
[46:18] solidarité avec les sapeurs pompiers qui
[46:20] sont mobilisés depuis maintenant
[46:23] plusieurs heures pour faire face à des
[46:24] incendies qui sont des incendies
[46:26] extrêmement violents et avoir un mot de
[46:28] soutien aussi pour des personnes. Je
[46:29] crois qu'il y a plusieurs centaines de
[46:30] personnes qui ont dû être évacuées pour
[46:33] faire face à ces incendies. Et puisqu'on
[46:35] parlait d'anticipation
[46:37] euh et de prévision, on est
[46:38] malheureusement là sur la question des
[46:40] incendies et des moyens dont on dispose
[46:42] pour faire face aux incendies dans une
[46:44] nouvelle illustration de l'absence
[46:46] totale d'anticipation et de prévision de
[46:48] ce gouvernement. parce que je dois vous
[46:49] rappeler qu'en octobre 2022, le
[46:51] président de la République, Emmanuel
[46:52] Macron, avait annoncé des
[46:54] investissements supplémentaires,
[46:55] notamment l'achat de nouveau canadaire
[46:58] et que malheureusement ces
[47:00] investissements n'ont pas eu lieu. La
[47:03] Fédération nationale des sapeurs
[47:04] pompiers disait il y a quelques jours
[47:06] que la concrétisation de cette ambition
[47:08] demeurait malheureusement balbuciante.
[47:11] Et j'ai sous les yeux d'ailleurs,
[47:12] puisqu'on parle d'une campagne
[47:13] d'élection présidentielle, un décret
[47:16] signé le 22 21 février 2024 par monsieur
[47:19] Atal qui était à l'époque premier
[47:22] ministre. Je le dis parce que je vois
[47:24] beaucoup de candidats à l'élection
[47:25] présidentielle qui se présentent comme
[47:26] des personnes absolument nouvelles qui
[47:29] n'auraient pas de bilan. un décret signé
[47:31] le 21 février 2024 par monsieur Atal qui
[47:34] annulait des crédits et notamment 50
[47:37] millions d'euros pour la sécurité soci
[47:39] civile et qui avait donné lieu à
[47:40] l'abandon d'une commande de deux
[47:42] Canadaires supplémentaires. Donc
[47:44] puisqu'on est en campagne des élections
[47:46] présidentielles et que monsieur Atal est
[47:47] candidat, je crois qu'il est bien que on
[47:49] puisse éclairer tout le monde sur les
[47:51] bilans de celles et ceux qui se
[47:53] présentent désormais au suffrage des
[47:54] Françaises et des Français. Ceci étant
[47:56] dit, euh vous avez sous les yeux un
[47:58] dossier de presse qui vous présente
[48:00] quelques éléments de bilan de la
[48:02] campagne depuis euh 2 mois à la fois en
[48:04] terme de bilan chiffré. J'y reviens pas
[48:07] en détail, je pense que vous les avez
[48:09] sous les yeux à la fois en terme de
[48:11] nouvelles émissions, nouvelles
[48:12] créations, nouvelles éléments de
[48:14] communication que nous avons produit
[48:16] pour la campagne. Et je veux citer en
[48:18] particulier la nouvelle émission de
[48:20] campagne qui aura lieu jusqu'à la fin de
[48:21] la campagne présidentielle qui sera
[48:23] animée par Mathilde Panot, la présidente
[48:24] du groupe parlementaire insoumis à
[48:26] l'Assemblée nationale dont la première
[48:28] éédition a eu lieu vendredi dernier 26
[48:30] juin et qui s'ajoute à d'autres formats
[48:32] que vous connaissez bien, notamment
[48:33] notre conférence à destination des
[48:35] nouveaux médias. ou l'émission Allô
[48:37] Mélenchon. Et puis il y aura dans le
[48:40] dossier d'autres euh nouveaux moments,
[48:43] nouveaux instants, nouvelles émissions
[48:45] qui visent aussi, comme on a essayé de
[48:47] le faire ce matin, à faire en sorte que
[48:49] cette campagne présidentielle et ben
[48:50] elle permette de parler, de débattre des
[48:53] questions de fond qui sont devant nous
[48:55] aujourd'hui. Nous sommes engagés, vous
[48:57] le savez, dans le travail de mise à jour
[49:00] de notre programme l'avenir en commun.
[49:02] [grognement]
[49:02] Et je veux excuser Clémence Guetté qui
[49:04] aurait pu être avec moi ce matin mais
[49:06] qui préside en ce moment une séance à
[49:08] l'Assemblée à l'Assemblée nationale. Et
[49:10] donc jusqu'au 20 juin dernier, il y
[49:12] avait la possibilité d'apporter des
[49:14] contributions citoyennes à notre
[49:16] programme. Comme l'a dit Jean-Luc
[49:17] Mélenchon, c'est plus de 24000
[49:19] contributions qui ont été reçues. Et je
[49:22] veux souligner aussi qu'en parallèle de
[49:23] ces contributions citoyennes, nous avons
[49:25] organisé des auditions programmatiques,
[49:27] une vingtaine d'auditions
[49:29] programmatiques qui ont qui ont été mené
[49:31] et tout ce matériau récolté vise à
[49:34] permettre qu'à l'automne on produise une
[49:36] nouvelle version, une version actualisée
[49:38] du programme l'avenir en commun.
[49:40] Jean-Luc Mélenchon vous a parlé du
[49:41] déplacement euh en Kanaki Nouvelle
[49:44] Calédonie euh avec euh Mathilde Panot et
[49:48] et Bastien Loch Lachud pardon qui
[49:50] commencera là dans les prochaines heures
[49:51] une fois qu'ils seront euh descendus de
[49:54] de l'avion dans lequel ils sont en ce
[49:56] moment. et vous dire aussi que Jean-Luc
[49:57] Mélenchon d'ici euh à la coupure
[50:00] estivale, on va dire, euh sera aussi
[50:03] présent au festival d'Avignon euh la
[50:05] semaine prochaine euh à l'occasion d'un
[50:08] déplacement et à l'occasion aussi
[50:10] l'opportunité d'aborder les thématiques
[50:12] liées en particulier à la culture qui
[50:14] est aujourd'hui, vous le savez, menacé,
[50:16] qui sera présent le samedi 11 juillet
[50:18] dans une mobilisation qui est une
[50:21] mobilisation écologique très importante
[50:23] pour nous. il le sera accompagné de de
[50:25] parlementaires insoumis qui est la
[50:26] mobilisation qui aura lieu contre le
[50:28] canal scè nord euh et donc Jean-Luc
[50:30] Mélenchon, il sera présent et enfin que
[50:33] le 14 juillet il participera à une fête
[50:35] populaire en Île [grognement] et
[50:36] Villaine avec la députée Mathilde Ignet,
[50:39] ça sera à Pimpon dans le département d'î
[50:41] viline. Donc Jean-Luc Mélenchon sera
[50:44] présent dans ces différentes
[50:45] initiatives. Ensuite, évidemment, il y
[50:47] aura la coupure estivale, vous le savez
[50:49] et vous savez que notre rentrée, elle se
[50:52] fera au moment des universités d'été de
[50:54] la France insoumise, qu'on appelle les
[50:57] hpis pour celles et ceux qui ne sont pas
[50:59] encore coutumés de ce vocabulaire et qui
[51:02] auront lieu entre le jeudi 20 et le
[51:04] dimanche 23 août. Ce que je peux vous
[51:05] dire pour l'instant sur ces anfis, c'est
[51:07] que par rapport aux années précédentes,
[51:09] les chiffres d'inscription aux anfis
[51:11] sont très importants puisqu'on a plus de
[51:13] 1000 inscriptions supplémentaires à la
[51:15] date et donc je peux d'ors et déjà vous
[51:18] annoncer que nous avons plus de 3000
[51:19] personnes qui se sont préinscrites pour
[51:22] se par participer à ces amphi dans cette
[51:25] période estivale. Pour autant, même s'il
[51:27] y aura une coupure, elle sera pas totale
[51:29] puisque je vous annonce aujourd'hui
[51:31] aussi que à partir du samedi 18 juillet
[51:35] et jusqu'au mercredi 29 juillet, nous
[51:37] aurons quatre parcours de caravane
[51:39] populaires qui couvriront en tout 48
[51:43] étapes qui seront réparties dans 11
[51:44] régions partout en France et qui visent
[51:47] à mener un travail, une campagne
[51:51] d'inscription en particulier sur les
[51:52] listes électorales puisque vous le savez
[51:54] qu'en 2022 selon l'INC, c'est 11
[51:56] millions de personnes qui étaient soit
[51:58] non inscrites soit mal inscrites sur les
[52:00] listes électorales, ce qui représente
[52:02] plus de 20 % des électrices et des
[52:05] électeurs. Pour nous, c'est un enjeu
[52:06] très important cette campagne
[52:07] d'inscription sur les listes
[52:08] électorales. Et donc là, vous avez les
[52:09] quatre parcours des caravanes populaires
[52:12] qui auront lieu entre le 18 juillet et
[52:13] le 29 juillet et sur certaines de ces
[52:15] étapes, mais on vous donnera les
[52:17] précisions en temps voulu. Évidemment,
[52:19] des parlementaires, des animatrices, des
[52:21] animateurs de la campagne seront
[52:23] mobilisés. Et enfin, pour pas être trop
[52:25] long, euh la dernière le dernier point
[52:27] sur lequel je voulais euh vous donner
[52:29] quelques informations, c'est le travail
[52:31] que nous avons engagé pour la collecte
[52:33] des 500 parrainages euh d'élus.
[52:36] Vous le savez, on défend l'idée qui
[52:38] était d'ailleurs dans un rapport qui
[52:39] avait été travaillé, rédigé par Lionel
[52:42] Joseppin à l'époque. Nous défendons
[52:44] l'idée d'avoir un dispositif de
[52:46] parrainage citoyen pour les élections
[52:48] présidentielles. On avait repris le
[52:50] chiffre de 150000 parinages citoyens qui
[52:52] étaient dans ce rapport Josemin. De ce
[52:54] point de vue-là, le le compte est
[52:56] largement rempli pour nous puisque nous
[52:58] avons dépassé les 3200 parrainages
[53:00] citoyens. Malheureusement, ce dispositif
[53:02] de parrainage citoyen n'est pas encore
[53:04] une réalité pour permettre de pouvoir se
[53:06] présenter à l'élection présidentielle.
[53:08] Donc nous travaillons sur la collègue
[53:09] des parrainages d'élus et donc nous
[53:12] avons commencé à envoyer la semaine
[53:14] dernière des courriers aux 36000 maire
[53:17] courrier que on tient à votre
[53:18] disposition si ça vous si ça vous
[53:20] intéresse des référents qui ont été
[53:22] nommés dans l'ensemble des des
[53:23] départements et j'espère et je pourrais
[53:26] je crois à la rentrée au moment des
[53:28] enfis vous faire un premier bilan de
[53:31] cette campagne des parrainages d'élus
[53:34] [grognement] qui est pour nous une étape
[53:36] à franchir qui n'est pas une formalité
[53:37] Et donc on y travaille absolument
[53:40] sérieusement. Voilà quelques infos en
[53:43] vraque un peu mais tout est dans le
[53:44] détail du dossier de presse pour que
[53:46] vous vous y voyez clair sur les
[53:48] prochaines étapes de nos campagnes. une
[53:50] campagne qui a commencé, on va dire, par
[53:53] impulsion avec des gros temps forts au
[53:55] moment de la déclaration de candidature
[53:56] de Jean-Luc Mélenchon, au moment
[53:58] évidemment du meeting de de Saint-Denis
[54:01] dont je veux dire qu'il aura quand même
[54:02] réuni une affluence supérieure à
[54:04] l'ensemble des autres meetings de tous
[54:05] les autres candidats réunis, que ce soit
[54:08] avec notre événement organisé à la fête
[54:10] de la musique pour laquelle je veux
[54:11] remercier le préfet de police de Paris
[54:12] pour la publicité qui a contribué, je
[54:15] crois, au succès de cette initiative.
[54:17] Euh et la prochaine le prochain temps
[54:19] fort, la prochaine impulsion sera au
[54:21] moment de la rentrée avec nos
[54:23] universités de rentrée. Voilà, merci à
[54:25] vous et maintenant je suis à disposition
[54:26] si vous avez des des des questions
[54:27] qu'elles soient sur l'actualité ou sur
[54:29] la campagne. Rachel
[54:31] euh oui Jean-Michelchon, on a appelé aux
[54:33] écologistes. Il y a des écologistes ces
[54:35] derniers jours sont montrés ouvert à des
[54:38] discussions avec vous. Premièrement,
[54:41] comment vous accueillez cette nouvelle ?
[54:44] Et deuxièmement, est-ce que pour vous il
[54:45] y a matière à discussion ? qui parle des
[54:47] points de divergence programme notamment
[54:49] sur l'Europe où est-ce que ça doit être
[54:50] un ralliment sans condition ?
[54:52] Non. Euh d'abord j'ai vu effectivement
[54:55] que dans les débats internes écologistes
[54:59] un certain nombre de figures et des
[55:01] figures très importantes. J'ai vu la la
[55:03] la prise de position de la présidente du
[55:05] groupe à l'Assemblée nationale Sil
[55:06] Châelin dans certain nombre de de
[55:07] parlementaires défendent l'idée qu'il
[55:10] faut ouvrir des discussions avec nous.
[55:12] Je veux pas m'exprimer à leur place.
[55:15] D'abord, ce que je veux vous dire, c'est
[55:16] que je je c'est des prises de position
[55:17] que je comprends parce que étant
[55:20] moi-même député à l'Assemblée nationale,
[55:22] je vois bien comment euh sur l'essentiel
[55:25] des sujets euh on a les mêmes positions
[55:29] de vote que quand on se déplace, quand
[55:31] on se mobilise dans euh sur des luttes
[55:34] en particulier des luttes écologiques
[55:35] que bien souvent les parlementaires qui
[55:37] sont avec nous sur ces luttes sont des
[55:39] parlementaires écologistes. que qu'il y
[55:40] a des convergences qui sont euh
[55:42] évidentes. Et donc c'est une position
[55:44] que que que je comprends. Euh je pense
[55:47] je trouve ça positif que le débat ait
[55:49] lieu chez les écologistes. Après, moi je
[55:50] suis respectueux du débat interne euh
[55:52] qui va avoir lieu et qui a lieu chez les
[55:55] écologistes. Vous savez, nous-mêmes,
[55:57] nous avions mis sur la table une
[56:00] proposition que j'avais appelé une
[56:01] proposition d'une nouvelle alliance
[56:03] populaire qu'elle s'adressait à celles
[56:05] et ceux qui étaient restés fidèles au
[56:06] programme du Nouveau Front populaire.
[56:08] C'est le cas des écologistes qu'on voter
[56:10] avec nous l'essentiel des motions de
[56:11] censure. D'ailleurs, on va déposer, on
[56:13] va codéposer avec les écologistes une
[56:15] motion de censure qui sera examinée dans
[56:16] les dans les prochains jours. Donc je
[56:19] trouve ça très très positif et et
[56:21] l'objectif de de cette proposition de
[56:23] nouvelle alliance populaire qu'on puisse
[56:24] avoir une discussion, un débat sur le
[56:26] programme, euh la campagne euh la
[56:30] séquence électorale, présidentielle,
[56:31] législative. Donc nous, on reste
[56:33] évidemment dans cet état d'esprit.
[56:35] Maintenant, ces débats sont en cours, je
[56:37] les respecte et si les écologistes le
[56:40] décident, évidemment que nous sommes
[56:42] ouverts et favorables à une discussion
[56:45] et à constituer cette alliance qui je
[56:46] pense serait très importante qui à mon
[56:47] avis serait cohérente du point de vue
[56:49] des prises de position politique qui
[56:50] sont les nôtres.
[56:52] Oui.
[56:52] Comment est-ce que vous voyez la la
[56:54] probable candidature de Roussellen ?
[56:59] Écoutez, il y a un congrès euh du parti
[57:03] communiste. Là aussi, moi je j'ai pas
[57:06] vocation à mimisser à l'intérieur des
[57:09] discussions internes dans les autres euh
[57:11] organisations politiques. Ce que
[57:13] j'observe, c'est que en tout cas sur les
[57:16] premiers votes qui ont eu lieu avant ce
[57:17] congrès,
[57:19] la position qui est la position très
[57:22] solitaire en vérité de de de Fabien
[57:24] Russell a plutôt reculé euh par rapport
[57:28] au congrès précédent que là aussi il y a
[57:31] des prises de position de parlementaires
[57:34] communistes qui défendent l'idée d'un
[57:36] travail commun dans un un pôle de
[57:38] rupture. Là aussi, je trouve que c'est
[57:41] une idée qui est cohérente parce que là
[57:42] aussi à l'Assemblée nationale, nos
[57:44] convergences elles sont très fortes. Je
[57:47] sais plus de 9 15 % des votes qui sont
[57:49] des votes communs entre les députés
[57:51] communistes et les députés insoumis à
[57:52] l'Assemblée nationale. Qu'à un moment
[57:54] quand on est engagé dans une campagne
[57:55] présidentielle, c'est pour transformer
[57:57] la société et pour défendre des
[58:00] propositions politiques communes. Et je
[58:02] pense qu'il y a largement euh une base
[58:05] commune pour porter des propositions
[58:07] ensemble avec le parti communiste. Euh
[58:11] je crois, moi en tout cas, je rencontre
[58:12] beaucoup de communistes qui euh ne
[58:14] veulent pas reproduire ce qui pour eux a
[58:16] été euh une erreur en 2022 forme
[58:20] d'entêtement sur une candidature
[58:22] jusqu'au bout de de de Fabien Rousell et
[58:26] qui a contribué à nous coûter la
[58:28] capacité de nous qualifier au second
[58:29] tour de l'élection présidentielle.
[58:31] Donc moi comme pour les écologistes, je
[58:34] pense que j'espère que le débat il y a
[58:36] un débat qui a lieu et si ce débat doit
[58:39] aboutir positivement, on en sera très
[58:40] heureux puisque notre proposition de
[58:43] nouvell alliance populaire est toujours
[58:44] sur la table.
[58:46] Oui Léo et après je [grognement]
[58:49] les parinages un point en haute aux
[58:52] filles que pour l'instant vous avez
[58:53] aucun parrainage ou promesse de de
[58:55] parrainage
[58:56] si on en a.
[58:57] Bah en fait, comme je vous le disais
[58:59] tout à l'heure, les courriers qu'on a
[59:01] envoyé, ils ont ils sont partis à partir
[59:02] de la semaine dernière. Ils arrivent là
[59:05] euh depuis le début de la semaine, ils
[59:07] commencent à arriver dans les mairies.
[59:08] Donc c'est des courriers qui visent à
[59:10] demander des engagements à parraîner la
[59:12] candidature de Jolenchon. On a déjà eu
[59:14] quelques retours de ces courriers et
[59:15] puis ensuite il y a ce qui passe pas par
[59:17] ces courriers euh qui euh sont notamment
[59:20] euh les parrainages dont on dispose
[59:22] parce que les parlementaires à
[59:23] l'Assemblée nationale, les députés
[59:25] européens, les maires insoumis,
[59:27] conseillers départementaux, les
[59:28] conseillers régionaux, euh les
[59:30] conseillers élus à l'Assemblée des
[59:31] Français et de l'étranger ont la
[59:32] possibilité de parraigner des candidats.
[59:34] Moi, je considère, si vous voulez qu'on
[59:36] a aujourd'hui une base à l'intérieur du
[59:38] mouvement insoumis comprise entre 150 et
[59:41] 200 possibilité de de de parrainage. Et
[59:45] quand je vous disais qu'on vous ferait
[59:46] un point à la rentrée, c'est plutôt pour
[59:47] vous dire quelles auront été les retours
[59:49] de notre première étape de campagne de
[59:53] collecte avec ces courriers qui sont
[59:54] envoyés dans les mairies et puis des
[59:55] équipes militantes qui vont pendant
[59:57] l'été faire ce travail. L'été est
[59:59] souvent propice pour faire ce travail de
[01:00:01] recherche de de de parrainage. Voilà.
[01:00:03] Donc on y travaille encore une fois
[01:00:04] sérieusement, on s'y prend tôt parce que
[01:00:06] c'est un objectif et une difficulté à
[01:00:09] franchir sur notre chemin.
[01:00:10] Oui, tout à l'heure la motion de censure
[01:00:12] des des écologistes. Combien de députés
[01:00:14] [grognement] de votre groupe vont
[01:00:15] s'associer à cette motion de censure ?
[01:00:16] Et hier, Sébastien Lecnu a dit que ça
[01:00:17] allait ajouter de l'instabilité
[01:00:20] politique à la crise que nous vivons.
[01:00:21] Est-ce que selon vous c'était le bon
[01:00:22] moment pour la pour la déposer ? Alors,
[01:00:24] d'abord vous dire, nous on a on a on a
[01:00:27] pris la décision de d'appuyer cette
[01:00:29] initiative et de l'appuyer avec le
[01:00:31] nombre députés de députés nécessaires
[01:00:33] permettant le dépôt de cette motion de
[01:00:36] censure. Il faut députés à l'Assemblée
[01:00:38] nationale pour déposer une motion de
[01:00:39] censure. On va pas tous signer tous les
[01:00:43] députés insoumés pour une raison simple,
[01:00:44] c'est que on a le droit au déposer une
[01:00:47] motion de censure sur la base de
[01:00:48] l'article 492 de la constitution pendant
[01:00:49] les périodes de session extraordinaire.
[01:00:52] Euh donc on se garde
[01:00:56] euh j'allais dire une cartouche mais
[01:00:58] c'était peut-être un petit peu violent
[01:00:59] et moi je je je préfère un un une parole
[01:01:04] plus apaisée. On se garde une
[01:01:06] possibilité de pouvoir déposer une autre
[01:01:08] motion de censure si c'est si c'est
[01:01:10] nécessaire. Euh voilà. Et pour le reste,
[01:01:13] bon que monsieur le cornu soit pas
[01:01:16] content, qu'on cherche à le renverser me
[01:01:19] surprend pas totalement. Euh quand
[01:01:21] j'entends certains me dire "Vous croyez
[01:01:23] que ça sera mieux une canicule sans
[01:01:26] gouvernement", je dois vous dire que
[01:01:27] j'ai pas vu qu'il y avait un
[01:01:27] gouvernement pendant la canicule
[01:01:29] précédente. Donc j'ai pas l'impression
[01:01:30] que de ce point de vue-là, ça soit un
[01:01:32] argument très performant. Mais nous, en
[01:01:34] tant que parlementaire, de quels outils
[01:01:35] ? Je veux dire, je rappelle à tout le
[01:01:36] monde quand même qu'il il appartient, il
[01:01:38] fait partie de notre rôle, de nos
[01:01:40] missions en tant que députés à
[01:01:41] l'Assemblée nationale d'avoir une action
[01:01:42] de contrôle de l'activité du
[01:01:44] gouvernement. Et quand le gouvernement a
[01:01:46] failli en terme de lutte contre le
[01:01:48] réchauffement climatique, pas ce qu'il a
[01:01:50] failli en terme de lutte contre le
[01:01:51] réchauffement climatique, quand il a
[01:01:52] failli en terme de lutte euh et de
[01:01:54] préparation, d'adaptation au changement
[01:01:56] climatique, parce qu'il a failli sur ce
[01:01:58] sujet, pardon, mais quand vous avez une
[01:02:00] étude des syndicats enseignants qui vous
[01:02:01] disent que la moyenne de température
[01:02:03] dans les écoles primaires l'année la
[01:02:05] semaine dernière a été de 32°grôpitaux
[01:02:09] qui sont des passoirs thermiques, vous
[01:02:12] pouvez me dire que tout a été fait
[01:02:13] parfaitement quand il a fallu attendre
[01:02:15] la deuxième canicule de l'année pour que
[01:02:17] le gouvernement se dise qu'il allait
[01:02:18] peut-être falloir commander des
[01:02:19] climatiseurs pour les mettre dans les
[01:02:20] hôpitaux. Quand vous avez des gens qui
[01:02:24] sont maintenant candidats à l'élection
[01:02:25] présidentielle qui tous se sont succédés
[01:02:27] comme premier ministre et ont coupé dans
[01:02:29] le fond vert qui est notamment divisé
[01:02:31] par 4 qui est le fond qui est consacré à
[01:02:33] aider les collectivités locales à
[01:02:34] rénover en particulier les
[01:02:36] établissements scolaires. Bah oui, le
[01:02:38] gouvernement a une responsabilité et une
[01:02:40] manière de mettre en cause la
[01:02:41] responsabilité du gouvernement, ça
[01:02:42] s'appelle une motion de censure. Ça vise
[01:02:44] précisément à mettre en cause la
[01:02:45] responsabilité du gouvernement. C'est
[01:02:47] une initiative qu' pris les députés
[01:02:49] écologistes. On la prouve, on la cosigne
[01:02:51] et on la votera.
[01:02:53] Euh,
[01:02:53] d'après une enquête de Radio France,
[01:02:55] Bali Bagayoko est intervenu en faveur de
[01:02:57] deux personnes, deux frères euh
[01:02:59] condamnés pour trafic de drogue. Est-ce
[01:03:01] que vous avez échangé avec Bali Bagaoko
[01:03:04] à ce sujet ? Est-ce qu'il vous a donné ?
[01:03:05] Non, j'ai pas échangé avec j'ai pas
[01:03:07] échangé avec Bali Bagayoko
[01:03:11] et donc je connais pas le contenu de
[01:03:12] cette enquête.
[01:03:13] pour pour vous faire une fleur et éviter
[01:03:17] que vous-même vous soyez un peu
[01:03:19] ridiculisé à venir chercher des
[01:03:20] polémiques à un moment où on essaie de
[01:03:21] parler d'une conférence de presse sur
[01:03:23] les grandes questions structurantes
[01:03:24] comme celles qui consiste à savoir si
[01:03:26] l'écosystème dans lequel on vit sera
[01:03:27] encore vivable dans 30 ans. J'en diraiis
[01:03:29] pas davantage. Je rappelle juste quand
[01:03:31] même à tout le monde, sans connaître les
[01:03:33] fonds exactement de cette de cette
[01:03:35] enquête, que c'est que même une
[01:03:37] personne, même si elle a été condamné ou
[01:03:39] si elle a eu des problèmes avec la
[01:03:41] justice dans son passé,
[01:03:44] ensuite c'est un citoyen, une citoyenne
[01:03:46] comme un autre. Et quand encore une fois
[01:03:49] sans connaître le cœur de l'affaire,
[01:03:51] quand un élu, un parlementaire, je
[01:03:54] prends mon exemple, je vais pas prendre
[01:03:55] celui de Bali Bagayeko et sollicité par
[01:03:58] des gens qui disent bah là en fait on
[01:04:01] subit un blocage administratif et
[01:04:03] cetera. Il appartient aux élus de savoir
[01:04:04] si ce blocage administratif il est
[01:04:07] justifié, il est pas justifié euh
[01:04:09] [grognement] sans forcément connaître le
[01:04:10] passé de toutes les personnes qui
[01:04:12] viennent vous solliciter en fait. Donc
[01:04:15] je trouve, je vois bien que depuis son
[01:04:16] élection Bali Bagayoko comme d'autres
[01:04:19] insoumis d'ailleurs subit une forme de
[01:04:21] d'acharnement
[01:04:23] euh raciste,
[01:04:26] euh de messages sur les réseaux sociaux,
[01:04:28] de gens qui lui cherchent des noises.
[01:04:30] Euh ça a commencé immédiatement après
[01:04:32] son élection où il a subi quelques-unes
[01:04:34] des gardes à vues médiatiques dont nous
[01:04:35] avons désormais l'habitude. Et comme il
[01:04:37] s'en est très bien sorti et qu'il a
[01:04:39] réussi à éviter tout ça, bah je vois que
[01:04:42] certains veulent utiliser d'autres
[01:04:43] méthodes. Mais franchement ça me
[01:04:44] préoccupe assez peu.
[01:04:47] D'autres remarques aux questions ? Léo
[01:04:50] sur vous avez parlé de la de la musique
[01:04:51] tout à l'heure. Alors je me demandais
[01:04:53] comme il y a une prise de parole de
[01:04:54] Mélenchon, est-ce que les coûts
[01:04:56] engendrés par l'organisation de cette
[01:04:57] musique rend dans le compte de campagne
[01:04:59] ? Oui,
[01:05:00] oui, oui. D'ailleurs, depuis le début,
[01:05:01] il était prévu que cet événement et
[01:05:03] d'ailleurs, si vous avez été présent au
[01:05:05] moment de cette fête de la musique et
[01:05:07] j'espère pour vous parce que c'était un
[01:05:08] moment extraordinaire, vous
[01:05:10] remarquereiez que la scénographie, les
[01:05:13] panneaux qui localisaient les différents
[01:05:15] espaces, la scène était siglée aux
[01:05:17] couleurs de la campagne présidentielle
[01:05:19] et donc évidemment, c'est un événement
[01:05:21] de campagne présenté, préparé comme tel
[01:05:23] et qui rentrera dans les comptes de la
[01:05:24] campagne présidentielle. Nous, on fait
[01:05:25] toujours les choses
[01:05:27] précisément
[01:05:29] dans les règles et telles qu'il faut les
[01:05:30] faire.
[01:05:32] Le deuxème temps de la prise d'anelle
[01:05:34] aura lieu le 2 mai. Est-ce que pour vous
[01:05:36] c'est un bon un mauvais corps ?
[01:05:39] Écoutez, il y a eu une réunion lundi qui
[01:05:42] était organisée à l'initiative du
[01:05:43] ministre de l'intérieur où ces questions
[01:05:46] ont été posées puisqu'il y avait deux
[01:05:48] possibilités, deux scénarios qui étaient
[01:05:50] posés sur la table. Bon, nous ce que
[01:05:52] nous avons dit c'est que ces deux
[01:05:53] scénarios avaient des inconvénients et
[01:05:55] notamment le fait que l'élection
[01:05:58] présidentielle aura lieu pendant une
[01:06:00] période de vacances scolaire euh et que
[01:06:03] de notre point de vue, c'était un
[01:06:04] inconvénient, mais manifestant, on
[01:06:05] pouvait pas faire autrement puisque les
[01:06:07] deux scénarios avaient cette cet
[01:06:08] inconvénient. Euh et donc ce qu'on
[01:06:11] souhaitait euh c'était que les le
[01:06:13] gouvernement, l'État s'engage à faire le
[01:06:16] nécessaire euh pour favoriser
[01:06:18] l'inscription sur les listes
[01:06:19] électorales, la possibilité de déposer
[01:06:21] des procurations pour que les gens c'est
[01:06:24] un enjeu pour nous que la participation
[01:06:25] soit la plus importante possible. Après,
[01:06:26] il y avait le débat entre ces deux dates
[01:06:28] là. On a plutôt plaidé pour la date la
[01:06:31] plus tardive parce que on considérait
[01:06:33] qu'elle permettait d'avoir une campagne
[01:06:34] qui soit la plus loin possible, qui
[01:06:36] permet d'avoir le plus de temps de débat
[01:06:38] et surtout qu'elle permettait d'avoir
[01:06:39] une inscription sur les listes
[01:06:40] électorales qui soient la plus tardive
[01:06:42] possible au mois de mars.
[01:06:45] Voilà. Après, j'ai vu que monsieur Rota
[01:06:48] essaie de monter une polémique sur ce
[01:06:49] sujet. Euh, j'en ai déduit qu' avait
[01:06:53] vraiment peur de notre présence au
[01:06:54] second tour de l'élection présidentielle
[01:06:55] parce que son raisonnement c'est que
[01:06:56] comme le 1er mai serait euh la veille du
[01:06:59] second tour de l'élection
[01:07:00] présidentielle, ça nous favoriserait.
[01:07:01] C'est ce que dit monsieur Rota.
[01:07:04] Alors, c'est bien, il a raison de
[01:07:07] considérer que nous serons au second
[01:07:09] tour de l'élection présidentielle et
[01:07:11] pour le reste, on n pas besoin des
[01:07:13] mobilisations du 1er mai pour considérer
[01:07:15] que si on est au second tour de
[01:07:16] l'élection présidentielle, on est en
[01:07:17] mesure de l'emporter. Mais monsieur
[01:07:18] Retail à peur et ça ça me réjouit.
[01:07:22] Pas
[01:07:22] Ouais, allez-y. Et puis après ça hier a
[01:07:25] fait un podcast sur digital où il
[01:07:28] déclare que Jean-Luc Mélenchon euh est
[01:07:30] un fou àisation. Euh c'était une propos
[01:07:33] ou pas ? Est-ce que ça lance une
[01:07:36] campagne qui va être extrêmement
[01:07:37] violente ?
[01:07:39] Bah si on veut pas que cette campagne
[01:07:40] soit violente, le mieux c'est qu'on
[01:07:41] relait pas ce type de prise de position.
[01:07:42] Qu'est-ce que vous en pensez ? Question
[01:07:44] suivante.
[01:07:47] Non non, vous avez parlé des enfis.
[01:07:48] Est-ce [grognement] que vous êtes déjà
[01:07:48] des premiers moments forts à nous
[01:07:50] dévoiler ? Euh,
[01:07:51] j'ai déjà des premier moments fort mais
[01:07:53] à vous dévoiler pas encore. Non, on vous
[01:07:56] on peut-être qu'on refera le point avec
[01:07:58] vous ou on vous enverra des éléments
[01:08:00] avant avant le départ. On a encore
[01:08:02] quelques quelques éléments sur lesquels
[01:08:04] on travaille.
[01:08:06] Euh ce que je peux vous dire pour votre
[01:08:08] organisation à vous euh c'est que le
[01:08:11] dimanche euh [gémissement] il faut être
[01:08:14] là. Voilà.
[01:08:17] Non mais parce que parfois certains
[01:08:19] disent "Est-ce que le dimanche on est
[01:08:20] obligé de rester ?" Alors je préfère
[01:08:21] vous dire prévoyez-vous. Ah bah non,
[01:08:23] faut être là jusqu'à jusqu'à comme
[01:08:25] jusqu'à 13h 14h comme d'habitude, pas de
[01:08:27] problème. Et puis après ça commence le
[01:08:29] jeudi et le jeudi faut être là aussi.
[01:08:31] Voilà. Et le mieux c'est d'être là entre
[01:08:33] le jeudi et le dimanche. [halètement]
[01:08:36] Est-ce que vous avez d'autres questions
[01:08:37] ? Non. Franchement je vous on vous
[01:08:38] donnera des informations quand on en
[01:08:39] aura davantage.
[01:08:42] Oui.
[01:08:42] Sur les éches euh c'était dans le
[01:08:45] programme 2022. Euh qu'est-ce qui fait
[01:08:48] que
[01:08:49] qui vous a dit que c'était dans le
[01:08:50] programme de 2022 ? Dans les champ là
[01:08:54] dans le programme
[01:08:55] l'idée mais je pense qu'on l'avait pas
[01:08:57] qualifié comme tel. Ou alors c'est moi
[01:08:59] qui dois avoir un doute. C'est possible.
[01:09:01] Il avait une question de remodeler les
[01:09:02] régions.
[01:09:02] Ça c'est vrai, vous avez raison. Ça
[01:09:03] c'est vrai.
[01:09:04] Et autour de des bassinsants,
[01:09:06] qu'est-ce qui fait que aujourd'hui enfin
[01:09:09] qu'est-ce qui a changé depuis 2022 ?
[01:09:11] Qu'est-ce qui fait que [grognement]
[01:09:12] il y a toujours ce travail qui
[01:09:14] Bah, qu'est-ce qui a changé ?
[01:09:17] Je pense que tout le monde voit à quel
[01:09:19] point le le la question
[01:09:23] climatique, environnemental, écologique,
[01:09:27] on a perdu du temps et donc elle devient
[01:09:29] de plus en plus pressante, de plus en
[01:09:30] plus criante et elle va nécessiter des
[01:09:33] [grognement] réponses qui sont des
[01:09:34] réponses de plus en plus ambitieuses à
[01:09:37] la fois pour
[01:09:39] limiter le réchauffement climatique. Je
[01:09:42] rappelle à tous les gens qui parlent de
[01:09:44] dette écologique, le principe du
[01:09:47] changement climatique, c'est un
[01:09:48] processus irréversible.
[01:09:50] Donc en fait, on ne le rembourse pas.
[01:09:54] Ce qui est perdu est perdu. Et de ce
[01:09:56] point de vue-là, il y a un caractère
[01:09:57] assez criminel dans l'inaction politique
[01:10:00] depuis de ces dernières années parce que
[01:10:02] c'est du temps qu'on ne pourra pas
[01:10:03] récupérer. Donc, je pense que ça
[01:10:05] nécessite pour nous que la question
[01:10:08] écologique soit pas juste. C'était pas
[01:10:10] le cas pour nous. Je pense qu'elle était
[01:10:12] déjà assez centrale, mais je crois qu'il
[01:10:13] faut le renforcer encore davantage. Soit
[01:10:14] pas juste un chapitre d'un programme et
[01:10:16] qu'elle soit vraiment au cœur du
[01:10:18] pilotage de l'organisation de toutes les
[01:10:20] politiques publiques. On avait surtout
[01:10:23] insisté en 2022 sur ce qu'on a appelé la
[01:10:25] règle verte dans la constitution.
[01:10:26] C'était l'idée qu'on prend pas davantage
[01:10:28] à la planète chaque année que ce qu'elle
[01:10:29] est capable de régénérer. On avait
[01:10:31] abordé, je crois qu'on a gagné plutôt
[01:10:33] une bataille culturelle sur ce sujet le
[01:10:35] principe de la planification écologique.
[01:10:37] En tout cas, le mot a été repris. Ça
[01:10:38] veut pas dire que les politiques ont
[01:10:40] suivi. Euh et je pense qu'en mettant le
[01:10:43] les écorégants en lui donnant plus de
[01:10:44] force euh je pense qu'on complète ce ce
[01:10:47] tableau qui vise à ce que l'écologie
[01:10:48] soit vraiment au cœur de toutes les
[01:10:50] décisions politiques qui sont prises et
[01:10:51] y compris dans l'organisation
[01:10:53] administrative du pays. Voilà peut-être
[01:10:56] pour vous dire pourquoi on insiste
[01:10:57] davantage sur ce sujet aujourd'hui.
[01:11:00] D'autres remarques aux questions ? Oui.
[01:11:02] Oui. Toujours sur les écorégion. Une
[01:11:04] réforme territoriale, c'est une réforme
[01:11:06] qui est lourde. Comment vous comptez
[01:11:10] mettre en place ce type de réforme ? À
[01:11:12] quel moment du mandat si vous arrivez
[01:11:15] aux responsabilités ? Sachant qu'il y a
[01:11:17] une échéance électorale en 2028. Vous
[01:11:20] avez raison, il y a une échéance
[01:11:21] électorale. Euh évidemment pour nous,
[01:11:23] dans des modalités qu'on vous précisera,
[01:11:25] le travail comme l'a montré Jean-Luc
[01:11:26] Mélenchon euh euh débute sur ce sujet,
[01:11:28] même si on a déjà des réflexions bien
[01:11:29] engagées, mais pour nous euh ça doit
[01:11:31] être des mesures qui sont prises dans
[01:11:33] les premiers mois de l'exercice du
[01:11:35] pouvoir, précisément parce que elles
[01:11:37] peuvent pas avoir ce caractère de
[01:11:38] centralité
[01:11:40] dans la nécessité de la de la
[01:11:41] planification, de la bifurcation
[01:11:43] écologique et attendre un milieu de
[01:11:46] mandat ou une fin de mandat. Donc ça
[01:11:47] doit faire partie des décisions qui sont
[01:11:49] prises immédiatement. Voilà, je peux
[01:11:51] vous répondre sur le timing. Sur les
[01:11:53] modalités précises et concrètes, bah ça
[01:11:54] fera partie du travail qu' engagé qui
[01:11:58] est engagé par le groupe de travail
[01:11:59] animé par Gabriel Amar et Claire le
[01:12:01] jeûne et qui vous précisera ces éléments
[01:12:04] quand ce travail aura avancé.
[01:12:08] Pas d'autres remarques aux questions ?
[01:12:09] Oui,
[01:12:10] mardi une décision de la cour d' Paris
[01:12:12] qui déterminera que Marine Lean Bardera
[01:12:15] sera candidat pour le rassemblement
[01:12:16] national. Est-ce que ça change quelque
[01:12:17] chose que vos campagnes ?
[01:12:21] Ça change ? Non, moi j'ai pas de d'abord
[01:12:24] j'ai pas de préférence et honnêtement
[01:12:26] j'ai pas de préférence à exprimer. Euh
[01:12:31] nous, notre objectif, vous le savez,
[01:12:32] dans cette campagne,
[01:12:35] c'est de proposer euh [grognement] une
[01:12:37] bifurcation pour ce pays
[01:12:40] et surtout de tout faire pour à la fois
[01:12:42] le sortir des mains de la Macronie qui
[01:12:45] l'a amené au point catastrophique auquel
[01:12:47] il est aujourd'hui et d'empêcher
[01:12:50] que l'extrême droite s'empare du pouvoir
[01:12:52] en essayant de capitaliser sur cette
[01:12:56] situation de de crise multiforme que
[01:12:57] l'on connaît Aujourd'hui, de ce point de
[01:12:59] vue-là, nous, quel que soit l'adversaire
[01:13:01] à l'extrême droite, on considère qu'on
[01:13:03] est en mesure de le battre dès le
[01:13:06] premier tour ou au second tour. Euh
[01:13:08] évidemment, si Marine Le Pen est
[01:13:10] candidate, euh elle aura des formes de
[01:13:13] vulnérabilité et des angles d'attaque
[01:13:16] pour nous dans la campagne qui seront
[01:13:17] peut-être pas les mêmes que si Jordan
[01:13:19] Bardella est candidat, mais en tout état
[01:13:21] de cause, on considère qu'on est en
[01:13:23] mesure de de venir à bout de de ses
[01:13:25] adversaires. Et je voudrais quand même
[01:13:27] remarquer
[01:13:29] que depuis maintenant plusieurs
[01:13:31] semaines, on voit à quel point le
[01:13:34] Rassemblement national est un
[01:13:35] Rassemblement est un parti qui est
[01:13:37] profondément fracturé, qui est
[01:13:38] profondément divisé de point de vue de
[01:13:40] la ligne politique qu'il va proposer aux
[01:13:42] Français et aux Français. euh que sur
[01:13:45] une question aussi fondamentale que
[01:13:47] celle des retraites qui quand même une
[01:13:49] question centrale qui a occupé une
[01:13:51] grande partie du quinquena qui vient de
[01:13:52] s'écouler, ils sont pas capables d'avoir
[01:13:54] une position qui est une position
[01:13:56] commune. Et quand j'entends maintenant
[01:13:57] que il se mettrait peut-être d'accord
[01:14:00] sur le fait qu'on va supprimer l'âge de
[01:14:02] la retraite à 67 ans à Toplin quel que
[01:14:05] soit le nombre d'années de cotisation et
[01:14:06] cetera, je voudrais quand même dire à
[01:14:08] tout le monde que cet âge cet âge de 67
[01:14:10] ans hein que l'âge auquel même quand on
[01:14:13] a eu une carrière trop àchée pour avoir
[01:14:16] les trimestres de coachisation euh on se
[01:14:19] retrouve avec quand même une un minimum
[01:14:21] pour pouvoir vivre. C'est un âge qui
[01:14:23] concerne en particulier les personnes
[01:14:25] les plus précaires, les personnes qui
[01:14:27] ont alterné des périodes d'emploi et des
[01:14:29] périodes de non emploi, les femmes et
[01:14:31] que si ça c'est un parti qui prétend
[01:14:33] défendre les catégories populaires les
[01:14:35] plus exploitées, les plus précarisés,
[01:14:38] paupérisés de ce pays, franchement c'est
[01:14:40] qu'ils ont vraiment rien compris et que
[01:14:42] je pense que les les pauvres, les
[01:14:44] femmes, les gens au carré ont pas
[01:14:46] vocation [grognement] à servir de cher à
[01:14:48] canon aux arbitrages
[01:14:50] internes du rassemblement national.
[01:14:51] national et ça c'est le cas sur la
[01:14:54] question des retraites mais je vous
[01:14:55] rappelle ces derniers mois que ça a été
[01:14:57] le cas sur la question des retraites
[01:14:58] cette division et cette fracture interne
[01:15:00] que ça a été le cas sur la question de
[01:15:03] la taxe sur les super profits des
[01:15:05] pétroliers que ça a été le cas sur la
[01:15:07] suppression de la flat taxe à l'époque
[01:15:09] c'est-à-dire l'imposition sur le capital
[01:15:11] on parle de mesure à plusieurs milliards
[01:15:12] d'euros de recettes pour l'état
[01:15:15] et je vous passe la dernière étape de de
[01:15:20] de la mise en scène
[01:15:22] de de du grand prix de Formule 1 de
[01:15:24] Monaco qui je crois quand même est la
[01:15:27] consécration d'une tentative qui est
[01:15:29] engagé de transformer
[01:15:32] ou d'assumer radicalement quel est le
[01:15:33] vrai visage du Rassemblement national,
[01:15:35] c'est-à-dire un parti pro MEDF, pro
[01:15:39] jetset,
[01:15:41] pro ultra riche et c'est ça maintenant
[01:15:43] qui apparaît aux yeux de tous. Et de ce
[01:15:45] point de vue-là, je pense que les
[01:15:46] Français ne veulent pas de ça à la tête
[01:15:47] de l'État.
[01:15:50] En plus les caravanes, vous allez vous
[01:15:51] allez faire pour aller en télé à voter.
[01:15:53] Est-ce que vous allez faire aussi de
[01:15:54] démarche sur le numérique comme vous
[01:15:56] avez fait pour le municipal avec un site
[01:15:59] en ligne ? Alors, on a déjà un site en
[01:16:00] ligne euh qui permet de faciliter la
[01:16:03] vérification de l'inscription sur les
[01:16:04] listes électorales. Après, il se trouve
[01:16:06] que pour des raisons extraordinaires,
[01:16:09] alors que le gouvernement devrait
[01:16:10] normalement agir pour faciliter
[01:16:12] l'inscription de toutes et tous sur les
[01:16:13] listes électorales, il y a 2 ans, ils
[01:16:15] ont modifié euh le dispositif qui
[01:16:17] permettait à n'importe qui de vérifier
[01:16:19] s'il est bien inscrit ou pas sur les
[01:16:20] listes électorales. Ils ont mis ils ont
[01:16:23] imposé une nécessité aujourd'hui qui est
[01:16:25] maintenant de valider son compte, vous
[01:16:26] savez avec le dispositif France Connect,
[01:16:28] c'est par les impôts et cetera.
[01:16:30] Je suis pas sûr qu'à un moment où je je
[01:16:33] je ça fait des des années et des années
[01:16:35] que moi je parle du et que à la France
[01:16:37] assoumise on parle du problème
[01:16:38] d'inscription sur les listes électorales
[01:16:39] et je je trouve ça stupéfiant que
[01:16:41] personne ne se dise que une démocratie
[01:16:43] dans lequel vous avez un électrur sur 5
[01:16:45] ou une électrice sur 5 qui est tout
[01:16:46] simplement dans l'incapacité de pouvoir
[01:16:48] voter que ça ne pose pas un problème à
[01:16:50] tout le monde.
[01:16:52] Euh donc faciliter, moi je dis au
[01:16:55] gouvernement faciliter l'inscription sur
[01:16:56] les listes électorales. Faites une
[01:16:57] campagne publique sur le sujet. Nous, on
[01:17:00] avait même envisagé, ça fait partie des
[01:17:01] préconisations du rapport qu'a fait
[01:17:03] Antoine Léomand dans une commission
[01:17:04] d'enquête à l'Assemblée nationale il y a
[01:17:06] quelques mois, qu'on passe à un système
[01:17:08] comme il en existe dans d'autres pays
[01:17:10] dans le monde d'inscription automatique
[01:17:12] sur les listes électorales. Enfin, on
[01:17:13] devrait quand même être capable de on
[01:17:15] est capable quand une personne se
[01:17:16] déplace de savoir où elle s'est
[01:17:18] déplacée. Bon, peut-être qu'on pourrait
[01:17:19] déplacer son inscription sur la liste
[01:17:21] électorale en même temps. Donc voilà, je
[01:17:23] je ça fait partie effectivement et il y
[01:17:25] aura des outils numériques pour
[01:17:28] faciliter cette inscription sur les
[01:17:29] listes électorales. On y travaille mais
[01:17:31] honnêtement ça devrait pas être à nous
[01:17:32] de faire ce travail.
[01:17:35] Ça va, c'est bon pour tout le monde ? Et
[01:17:36] ben merci de votre présence et belle
[01:17:38] journée à vous.
