# #135 Le figement: comment cette réponse de ton système nerveux dirige ta vie

https://www.youtube.com/watch?v=xsSZg82o6zU

[00:00] Bienvenue dans cet épisode.
[00:01] Nous continuons avec notre thème du trauma ce mois-ci et avec ce qui en est le centre, la réponse traumatique.
[00:09] Autrement dit, quand notre système nerveux dit "Je vais être dépassé, c'est trop pour moi, je me fige."
[00:15] [grognement] Comprendre ce qui se passe dans la réponse de figement fait partie de ces sujets qui changent la vie.
[00:20] Pourquoi ça change la vie ?
[00:22] Parce que tu comprends enfin là où tu es resté coincé.
[00:27] Et ainsi parce que c'est le seul moyen, tu regagnes le pouvoir de faire le chemin inverse et retrouver ton chemin vers une vie libérée de l'anxiété, libéré du manque d'énergie, libéré du brouillard et de tous les autres symptômes qui vont avec cette réponse de survie, avec la réponse de figement.
[00:45] Donc on plonge dans le figement.
[00:46] Je te souhaite une belle écoute.
[00:50] Bienvenue dans Pas de souci, le podcast pour se libérer de l'anxiété avec Camille Thomas.
[00:56] Je suis Camille et avant d'être coach de santé, j'ai été une grande anxieuse.
[00:58] Je me suis libérée de
[01:00] L'anxiété, le jour où j'ai compris que ce n'était pas dans ma tête.
[01:04] [musique] Pas de souci, c'est le podcast pour celles et ceux qui sont fatigués par tout ce qu'ils ont essayé et qui savent qu'ils ont le pouvoir de guérir de l'anxiété naturellement.
[01:12] Alors, si tu veux vivre sans anxiété et que tu as l'intuition qu'on ne t'a pas tout dit, ce podcast est pour toi.
[01:18] Je te retrouve tous les lundis pour explorer les pistes qui te permettront d'accéder au calme à l'intérieur de toi.
[01:26] Quand quelque chose est trop intense ou qu'on risque d'être blessé ou qu'on peut pas empêcher cette chose terrible d'arriver, notre système nerveux, il a littéralement la capacité de nous couper de tout ça pour que la douleur soit pas trop grande.
[01:39] Et c'est un cadeau de la nature.
[01:41] Et aussi ça peut être super [rires] embêtant quand notre système il reste coincé là-dedans et que finalement il continue à nous couper la réalité des choses et des choses comme un examen que j'ai à passer, une conversation avec quelqu'un quand il faut que je parle en public et que je frise complètement, que je pars en figement quand je lance un business.
[01:59] Toutes ces choses de la vie.
[02:01] Qui me demandent qui sont un challenge.
[02:03] Hein, qui sont un challenge peut-être.
[02:05] Mais que j'ai envie d'accomplir, dont on a envie voilà de qu'on a envie de de faire, dont on a envie de profiter.
[02:11] Et notre système nerveux autonome, il continue à nous couper de tout ça.
[02:13] Comment sortir du figement ?
[02:15] Une question qu'on me pose tout le temps et qui revient à demander comment réguler son système nerveux.
[02:21] Donc une question qui n'appelle pas une réponse tout à fait simple [rires] parce que nous les humains sommes des créatures complexes.
[02:28] Donc je me suis dit que j'allais commencer cet épisode par des caractéristiques de la réponse de figement.
[02:34] Finalement pour répondre à la question déjà comment savoir si tu es dans une réponse de figement et notamment dans une réponse de figement chronique ?
[02:41] Je vais rappeler aussi ce qu'est la réponse de figement et ensuite on verra trois points qui me semblent fondamentaux pour commencer à en sortir.
[02:48] Je vais citer quelques signaux ici, quelques signes et il faut bien noter ici que ces signes bien sûr ils sont pas les mêmes pour tout le monde.
[02:56] Alors des signes physiques, ça peut être le rythme cardiaque, un ralentissement du rythme cardiaque, un ralentissement de la...
[03:01] Respiration ou le fait d'être en apnée.
[03:04] Je me rends compte que je suis en apnée.
[03:06] Et puis après je respire à nouveau, mais je peux être en apnée pendant même des longues secondes voire minutes.
[03:14] Euh une sorte d'immobilité OK d'immobilité euh de dans le corps, dans les muscles aussi, les extrémités froides.
[03:21] On peut avoir une transpiration abondante ou pas de transpiration justement, une sorte de lourdeur dans les membres comme si comme si on se traînait un peu.
[03:32] De l'hypervigilance, des tremblements un peu inexpliqués comme ça.
[03:37] Donc ça c'est quelques signaux physiques, quelques signaux plutôt dans la tête cognitif.
[03:43] Ça peut être ralentissement des pensées, de la confusion, de la difficulté à prendre des décisions, à faire des choix rien que les plus petits choix.
[03:51] Genre je vais chez le glacier vanille ou frais, je suis là ah ah ah ah ah ah ah ah et genre je fige.
[03:56] Euh une une diminution de la réactivité de façon de façon générale.
[03:59] On a du mal à exprimer clairement ses idées aussi hein.
[04:02] Qui se conçoit bien s'énonce clairement.
[04:04] Et puis là c'est comme si on a du mal à exprimer ses idées, des problèmes de mémoire aussi.
[04:11] Ça peut être même un sentiment d'irréalité, d'être un peu déconnecté de son environnement.
[04:16] L'esprit vide.
[04:18] OK ?
[04:18] Comme OK, j'ai des blancs souvent, euh, ou au contraire des pensées qui sont en accéléré.
[04:22] OK.
[04:22] Une espèce de d'impression de pas maîtriser son cerveau.
[04:26] Euh et moi, j'ai vraiment vécu ça sur mon chemin euh vers la régulation.
[04:31] J'ai traversé plusieurs grands pans euh de figement, des gros morceaux et c'était exactement ça l'expérience.
[04:36] Je cherchais mes mots, j'avais toujours comme les mots sur le bout de la langue mais ils venaient pas les mots et et j'oubliais tout et je me disais mais c'est pas possible.
[04:45] Genre je sais plus, je sais plus parler français.
[04:46] Qu'est-ce que c'est que ce truc ?
[04:48] Qu'est-ce que c'est que cette [souffle coupé] on m'achetait un sort quoi.
[04:52] C'était vraiment un truc je j'arrivais pas à réfléchir.
[04:53] C'était comme s'il y avait un gros nuage entre mon intelligence, ma rapidité cognitive et mon a.
[05:02] Comme si j'arrivais plus à y accéder, comme si mon cerveau, il...
[05:03] Fonctionnait plus correctement.
[05:05] Et c'était pas agréable du tout comme expérience.
[05:09] Et ça aurait été même vraiment inquiétant si je savais pas de quoi il s'agissait.
[05:13] Si je savais pas ce qui était en train de se passer.
[05:15] Mais puisque je savais, quand je m'inquiétais, ça m'arrivait hein parfois d'être frustré à cause de ça ou de m'inquiéter un petit peu.
[05:22] Ça durait pas plus de quelques secondes.
[05:24] Et et voilà, pendant ces périodes, en fait, ce que j'ai fait, c'est que je me suis adaptée.
[05:27] Donc euh je préparais un petit peu plus ce que j'avais à faire.
[05:30] Je prenais des notes plus précises, je notais tout pour pas oublier aussi.
[05:35] Je me reposais davantage et voilà.
[05:37] Et au bout de quelques semaines, ça s'est dissipé et j'ai retrouvé des fonctions cognitives normales.
[05:43] C'était vraiment mon système qui était en train de libérer un gros morceau de figement.
[05:46] Donc voilà, je je partage cette cette expérience personnelle qui était assez marquante pour moi qui m'est arrivé à deux reprises, peut-être deux ou trois reprises, la troisième de façon un peu plus légère mais où c'était voilà vraiment marquant.
[06:00] Et c'est là où avoir les concepts, hein.
[06:02] C'est pour ça que dans le programme Horize, il y a toute cette théorie parce que on a besoin
[06:05] d'avoir les concepts.
[06:06] Sinon, je me serais dit "Mais qu'est-ce qui m'arrive ?
[06:08] Quoi ?
[06:09] Mais là, je savais OK bah je suis en train de traverser un grand morceau de figement et puis des effets euh émotionnels aussi de la réponse de figement.
[06:18] Ça peut être une sorte d'anesthésie justement, avoir du mal à avoir accès à ses émotions, une une sensation de fatigue comme j'ai j'ai pas l'énergie mais je suis excitée, il y a de l'intensité en même temps.
[06:29] Il y a genre une intensité mais je sais pas quoi faire de cette de cette intensité là.
[06:34] Peut y avoir de la peur, de l'irritabilité, des vagues soudaines de de tristesse ou de déconnexion ou de nostalgie comme ça.
[06:42] Ça peut être des paniques aussi, des crises d'angoisse.
[06:45] OK.
[06:45] [grognement]
[06:45] Donc c'est large le [raclement de gorge] la réponse de figement et peut-être que tu te dis c'est quand même bizarre tous ces signaux, tous ces symptômes qui sont si variés.
[06:52] Et pour cause parce que le figement c'est vraiment le mélange de deux états dans le système nerveux autonome.
[07:00] C'est le mélange entre notre état sympathique d'action et l'état dorsal qui est le contraire de l'action
[07:05] Qui est vraiment un état d'immobilité, shutdown, effondrement de frein.
[07:09] On arrête tout.
[07:10] OK, donc là c'est un peu what ?
[07:14] Si tu as jamais entendu parler du figement, tu dis "OK, comment est-ce qu'on peut avoir les deux en même temps dans notre système ?"
[07:18] Et pour comprendre, il faut revenir à ce que fait notre corps quand on perçoit un danger.
[07:21] Quand on perçoit un danger, nos muscles, ils commencent à s'accorder.
[07:26] OK ?
[07:27] Il commence à s'accorder pour nous permettre soit de combattre, soit de fuir.
[07:31] Ça c'est les deux premières réponses.
[07:33] C'est la partie autonome, notre partie autonome du système nerveux.
[07:34] C'est pas volontaire.
[07:36] On va le faire.
[07:38] Dès que je me sens en danger, soit je combats, soit je fuis.
[07:40] C'est ce à quoi mon corps se prépare.
[07:42] S'il y a une menace, je cours, je cours pour sauver ma peau ou je m'apprête à combattre et donc mes muscles extenseur et fléchisseur sont sollicités pour travailler de façon coordonnée.
[07:53] Si je ne peux ni fuir ni combattre, il y a 1000 raisons pour lesquelles je pourrais ni fuir ni combattre.
[07:57] Peut-être que je suis un enfant et du coup je sais que je fais pas face, je peux pas faire face à l'adversaire, il y a un accident de voiture et puis ma jambe est coincée.
[08:04] Enfin voilà, il y a il y a 1000 raisons.
[08:06] pour lesquelles ces réponses de survie ne peuvent pas ne peuvent ne peuvent pas être complétés.
[08:14] Mes muscles qui travaillaient de façon coordonnée à ces réponses là fonctionnent maintenant l'un contre l'autre.
[08:20] Donc il y a il y a quelque chose qui m'empêche.
[08:22] OK ?
[08:22] Donc les muscles se verrouillent et on devient comme raide.
[08:26] Il y a des tensions et c'est une réponse brillante ça.
[08:28] Une réponse brillante de notre système qui dit là en fait le danger il est trop grand ou je peux pas empêcher cette chose terrible d'arriver.
[08:37] Je vais dans l'impuissance, on arrête tout.
[08:38] C'est comme un énorme frein sur la physiologie.
[08:41] Donc faut s'imaginer les muscles qui étaient en train de se mettre en action puis boum ça s'arrête.
[08:44] OK.
[08:44] Et ça c'est pas que au niveau des muscles dans le corps, c'est toute la physiologie qui entre en contraction.
[08:50] Donc ça c'est ce qu'on appelle une sphère d'Auberman.
[08:53] C'est un jouet.
[08:53] Vous trouvez ça en magasin de jouet.
[08:55] Mais c'est une super représentation du système nerveux et de ce mouvement de contraction et d'expansion.
[09:00] Donc qu'est-ce qui se passe dans la réponse de figement ?
[09:03] Le système il est, vous voyez ma sphère ici, elle bouge mais là il est hop tout contracté.
[09:04] OK ?
[09:04] Tout
[09:07] Tout contracté le système.
[09:11] Et nous, qu'est-ce qu'on veut faire ?
[09:13] C'est qu'on veut que notre système nerveux retrouve de mouvements.
[09:15] OK ?
[09:17] Le mouvement naturel du système nerveux, c'est contraction, expansion, contraction, expansion.
[09:22] Donc comme je le disais juste avant, quand quelque chose est trop intense ou qu'on risque d'être blessé ou qu'on peut pas empêcher cette chose terrible d'arriver, notre système nerveux, il a littéralement la capacité de nous couper de tout ça pour que la douleur soit pas trop grande.
[09:37] Et c'est un cadeau de la nature.
[09:39] Et aussi, ça peut être super embêtant quand notre système il reste coincé là-dedans et que finalement il continue à nous couper la réalité des choses et des choses comme un examen que j'ai à passer, une conversation avec quelqu'un quand il faut que je parle en public et que je frise complètement, que je pars en figement quand je lance un business, toutes ces choses de la vie qui me demandent, qui sont un challenge, qui sont un challenge peut-être mais que j'ai envie d'accomplir, dont on a envie, voilà, de qu'on a envie de faire, dont
[10:07] On a envie de profiter.
[10:09] Et notre système nerveux autonome, il continue à nous couper de tout ça.
[10:12] Et donc c'est là où cette réponse de figement qui est devenue chronique en fait plus tard dans la vie, une fois que bah on n'est plus en danger.
[10:19] Peut-être qu'on est sorti de notre environnement de l'enfance où on est sorti de cet accident qu'on a eu, de ce choc et cetera.
[10:24] Mais notre système lui, il a pas compris.
[10:27] Il a pas intégré.
[10:29] C'est pas qu'il a pas compris, c'est pas au niveau cognitif hein.
[10:31] Il a pas intégré que c'est que ça s'est terminé, que ça y est, c'est fini, que c'est dans le passé.
[10:37] On est encore dans cette réponse de figement chronique.
[10:38] Et ici, je veux préciser qu'il peut y avoir beaucoup de honte autour de cette réponse de figement.
[10:41] Et aussi la honte, la honte est une émotion tellement forte qu'elle peut déclencher le figement.
[10:48] Donc le figement et la honte, c'est deux choses qui s'aiment beaucoup et que souvent on rencontre ensemble.
[10:54] Donc pour enlever une couche de honte, ce rappel super important, le figement c'est une réponse de survie.
[10:59] OK ?
[11:01] C'est une réponse de survie qui a été utile à plein de moments.
[11:04] Adopte cette phrase.
[11:06] Quand tu sens peut-être que tu vas dans
[11:08] Le fiement, dis-toi ça.
[11:08] Dis-toi ça.
[11:11] Ça m'a permis de survivre.
[11:12] C'est une réponse de survie qui a été utile à plein de moments.
[11:16] Et déjà, il y a quelque chose qui se relâche un peu.
[11:18] OK ?
[11:20] Là où ça nous embête, et c'est ce qu'on vient de dire, l'ennui, c'est quand on n'a pas eu l'occasion de renégocier ce qui s'est passé et qu'on y est resté coincé.
[11:28] Autrement dit, quand on n'a pas eu l'occasion de sortir de la réponse de survie.
[11:31] J'ai parlé de l'exemple des enfants.
[11:34] C'est un exemple très fréquent celui-là.
[11:36] Euh qu'est-ce qui a fait que j'ai pas pu sortir du figement et que c'est devenu chronique ?
[11:40] C'est un environnement où il y avait pas assez de sécurité pour être [raclement de gorge] qui j'étais, pour se mettre en colère si j'avais besoin, pour me réorienter tranquillement après être tombé.
[11:52] Quelque chose que les enfants font naturellement mais tout de suite, il y avait quelqu'un qui est arrivé qui me disait "Allez, tu es un grand garçon ou tu es une grande fille, on te lève."
[11:58] Ou les environnements où on doit être un enfant parfait.
[12:04] Ces enfants qui finissent par et ici c'est mon portrait robot qui finissent par se réfugier dans les
[12:08] Bonnes notes, dans les livres.
[12:10] OK ?
[12:10] Parce qu'on a compris que le mieux c'est de pas se faire entendre, sinon il va nous arriver des bruttils.
[12:16] Et c'est là où on entre dans ce qu'on appelle le figement fonctionnel.
[12:20] Cette réponse de figement qui est devenue chronique, mais en fait on continue de fonctionner.
[12:24] C'est ce qu'on appelle le figement fonctionnel.
[12:26] C'est quelque chose que j'ai appris ça dans le travail somatique, hein.
[12:30] Ça veut dire quoi ?
[12:30] Ça veut dire qu'il y a cette réponse de figement qui est à l'œuvre.
[12:33] OK ?
[12:33] On s'anesthésie, euh tout ralentit, on s'engourdit, on se déconnecte de notre corps.
[12:40] Donc il y a toutes les caractéristiques du figement.
[12:42] OK.
[12:42] Au niveau de notre physiologie, de notre énergie vitale, de nos sensations, de nos émotions, de ce que j'ai décrit plus haut.
[12:50] On se coupe, on se déconnecte, on s'anesthésie et cetera, mais on reste fonctionnel.
[12:54] Parfois, on entre dans une réponse de figement qui est extrême.
[12:59] Par exemple, peut-être que ça t'est déjà arrivé quand on est complètement en état de choc.
[13:02] On appelle ça aussi la sidération.
[13:05] Hop, je vais mon système nerveux autonome, il m'emmène en figement.
[13:06] OK, ça c'est le.
[13:09] Figement total.
[13:12] On pourrait, on pourrait l'appeler comme ça.
[13:13] C'est vraiment ce, cet état dorsal du système nerveux autonome.
[13:17] Mais ce qui est intéressant, c'est que pour beaucoup d'entre nous, on n'est pas là-dedans au quotidien.
[13:21] On continue quand même à fonctionner dans le monde.
[13:24] C'est pour ça qu'on l'appelle figement fonctionnel.
[13:26] Mais au niveau de notre physiologie, tout est en figement.
[13:29] Comment tu peux savoir que tu es en figement fonctionnel ?
[13:32] Si tu fonctionnes, OK ?
[13:34] Tu fonctionnes.
[13:35] Mais par exemple, je disais tout à l'heure, tu es souvent en apnée, OK ?
[13:38] Sans t'en rendre compte, la respiration, elle se coupe ou ta respiration, elle est à peine perceptible.
[13:46] Ça, ça peut être un signe de figement.
[13:48] Un autre signe, ça peut être une, une sensation d'impuissance générale dans la vie.
[13:54] Comme si tu avais pas accès à cette énergie vitale.
[13:56] Peut-être que, et même quand tu es en colère ou que tu es irrité, tu te dis "Ah, ça va passer."
[14:00] Euh, ou une personne qui dit "Ah, je suis en colère."
[14:03] Mais tout son corps montre qu'en fait, elle, elle est dans l'impuissance.
[14:06] En fait, il y a, il y a une déconnexion entre ce que je ressens.
[14:08] Puis ça devrait être un état qui est...
[14:09] Fort en énergie, la colère.
[14:11] Et puis en fait non, je il y a pas cette énergie disponible dans le corps.
[14:15] Si peut-être tu as du mal à te concentrer et pas seulement à te concentrer, tu sens que ton cerveau il est pas à son plein potentiel et tu dis "OK, si j'ai pas mon Red Bull ou si j'ai pas mon café, laisse tomber, je fonctionne pas."
[14:25] Si tu te sens submergé par des choses qui sont toutes petites, par exemple tu as un rendez-vous dans la journée et wou énormément d'anxiété là-dessus, c'est déjà trop.
[14:33] Si tu sens que ton corps retient de façon générale, ça peut être la difficulté à perdre du poids, mais ça peut être se sentir aussi, ça peut être de la rétention d'eau, ça peut être tu sens que de façon générale, ça circule pas bien euh dans le corps.
[14:47] Si le seul moyen pour toi de fonctionner, c'est ta critique intérieure qui est hyper active ou d'aller chercher des choses, je disais tout à l'heure, le café, voilà, des des stimulants parce que c'est comme s'il y avait pas l'énergie dans le corps, mais bon bah faut bien fonctionner.
[15:01] Ça c'est vraiment typique du figement fonctionnel.
[15:04] Maintenant, comment sortir de cette réponse ?
[15:06] Comment aider notre système nerveux à fonctionner à nouveau à son plein ?
[15:10] Potentiel ?
[15:12] Et tu noteras ici que j'ai pas dit comment l'aider à fonctionner de façon normale parce que tant qu'on se sent pas en sécurité, tant que le système il a pas intégré, je suis sorti de cet environnement dangereux, cet événement traumatique est terminé, bah le système nerveux il fonctionne de façon complètement normale.
[15:30] C'est normal qu'il reste en figement.
[15:32] Donc il fonctionne bien, il fonctionne normalement.
[15:34] Ton système nerveux maintenant, c'est comment l'aider à euh retrouver ce mouvement et plus être juste dans la contraction.
[15:45] Et donc ici, on va voir trois points qui me semblent fondamentaux pour sortir de la réponse de figement.
[15:51] Donc, la sécurité dans l'environnement.
[15:52] Déjà, on va parler de ça.
[15:54] Ensuite, on va parler de la sécurité interne et puis on va parler de l'éducation.
[16:00] Est-ce qu'il y a de la sécurité dans l'environnement ?
[16:01] Et ça c'est super important parce que si c'est pas le cas, ça va être vraiment difficile de faire le travail avec le système nerveux.
[16:08] Pourquoi ?
[16:09] Parce que notre système nerveux autonome, il scanne en permanence l'environnement
[16:12] Euh je je parle vraiment en détail de la neurose, ce scan permanent que fait notre système nerveux autonome pour déterminer si on est en sécurité ou pas.
[16:14] C'est ce qu'on appelle la neurose dont j'ai parlé en détail dans l'épisode précédent sur l'intuition.
[16:20] Donc c'est l'épisode 121.
[16:22] Euh va écouter cet épisode.
[16:34] Donc dans notre système, il y a vraiment ce système d'alarme interne.
[16:36] Est-ce que je suis en sécurité ou pas ?
[16:37] Souvent dans le système nerveux central, on parle de l'amidal qui est une partie du cerveau bien connue, voilà pour être plus actif chez les personnes qui ont de l'anxiété par exemple, nous mettre dans l'hypervigilance.
[16:49] Euh mais c'est pas que l'amidale, c'est vraiment aussi tout le tron cérébral hein.
[16:55] Donc cette jonction là entre le cerveau et notre colonne vertébrale.
[16:57] Le tron cérébral c'est une partie extrêmement importante du cerveau euh parce que c'est là où vraiment il y a il y a toutes ces connexions nerveuses hein qui se font entre des systèmes moteurs sensoriels.
[17:09] OK ?
[17:11] C'est c'est vraiment une partie du une partie du cerveau qui
[17:13] Fait du lien OK ?
[17:14] Qui est fidé du lien entre notre tête et notre corps.
[17:16] Le tronc cérébral, il joue aussi un rôle super important dans les fonctions cardiaques, les fonctions respiratoires, le la conscience, le fait d'avoir conscience des choses, le sommeil.
[17:26] Donc tout ça là, ce que je viens de citer, c'est des fonctions qui sont essentielles à notre survie.
[17:31] Donc on parle souvent de l'amidale comme système d'alarme du corps, mais c'est plus large que ça.
[17:34] C'est vraiment tout notre tronc cérébral.
[17:36] OK ?
[17:38] Pourquoi je parle de ça ?
[17:38] Parce que c'est très fréquent d'avoir plein de tensions dans cette zone.
[17:42] Le cou, les trapèzes, la nuque et bien sûr ça vient agir sur notre perception, sur notre perception de stress, sur notre perception de danger dans l'environnement sans qu'on s'en rende compte.
[17:53] Si cette partie-là, elle est complètement compressée, complètement tendue, bah elle fait pas son job de la même façon que si elle est décontractée, détendue, qu'il y a du flow.
[18:01] Je me suis un peu égarée.
[18:02] Mon point c'était prends soin de ta nuque, de tes trapèzes.
[18:04] [rires]
[18:05] [souffle coupé]
[18:06] Mais mon point ici sur le figement et sur la c'est sur comment sortir du figement euh et sur le point de la sécurité dans l'environnement, il faut de la sécurité dans l'environnement pour
[18:14] Faire ce travail.
[18:16] Si en tant qu'adulte, je suis toujours dans un environnement où je peux pas être moi-même finalement comme quand j'étais enfant.
[18:21] Peut-être que là maintenant, je suis plus en danger au sens où je l'étais quand j'étais enfant et du coup, j'ai peut-être moins besoin de certains mécanismes, mais je suis toujours dans un environnement où je sens que je peux pas être moi-même.
[18:32] Peut-être qu'il y a des relations qui sont pas super saines, voire toxiques.
[18:34] Voilà, il y a 1000 raisons pour lesquelles il y a un environnement dans lequel je peux pas [grognement] me déposer.
[18:40] OK ?
[18:42] Ouvrir la porte de chez moi et [soupir] la porte de chez moi mais la porte du travail aussi, eh bien sûr.
[18:48] S'il y a pas ça, s'il y a pas un environnement où il y a de la sécurité, je vais pouvoir avancer un peu dans ce travail avec le système nerveux, mais mon système nerveux central et puis mon système nerveux autonome aussi vont continuer à être en mode on est en danger, on est encore en danger.
[19:04] Tu essayes de nous donner là, de nous faire faire plein de par tromatique et tout ça, mais on est encore en danger.
[19:09] Donc même si on n'est plus livré impuissant au sens où on l'était dans l'enfance, on est encore en danger.
[19:13] Donc la sécurité dans
[19:15] L'environnement, ça ça va être important.
[19:17] Et donc je t'invite à réfléchir là-dessus, à amener de la confiance pour toi à quels endroits est-ce que peut-être il y a encore de l'insécurité dans ton environnement et à quels endroits tu pourrais amener plus de sécurité.
[19:31] Ensuite, le 2è point, c'est la sécurité à l'intérieur de soi.
[19:33] Donc ça c'est dans l'environnement, on était en dehors et puis à l'intérieur de soi, comment est-ce que je vais cultiver un sentiment, un ressenti dans le travail somatique ?
[19:42] Peter Levine, il appelle ça le fa sense de sécurité.
[19:46] Je me sens en sécurité à l'intérieur.
[19:48] Et ça, c'est quelque chose qui se travaille.
[19:49] Je vais prendre l'exemple de comment est-ce qu'on le travaille en somatic experiencing.
[19:53] Ça c'est la modalité qu'on utilise euh dans notre programme Rise, c'est le travail sur les trauma de Peter Livine.
[20:00] Mettons que il y a quelqu'un qui vient à moi et qui me dit "J'ai des tensions."
[20:04] Reprenons l'exemple des tensions dans la nuque par exemple.
[20:06] Plein de tensions dans la nuque.
[20:09] OK ?
[20:09] Moi, je vais poser une question à la personne.
[20:10] Je vais dire "OK, donc il y a plein de tensions dans la nuque, on peut prendre quelques secondes pour ressentir ça et puis je vais te demander est-ce"
[20:17] qu'il y a un autre endroit du corps ?
[20:19] en contraste. Tu me parles là de de
[20:21] tension, tu me dis que c'est raide, ça
[20:24] semble presque peut-être froid aussi.
[20:27] Est-ce qu'il y a un autre endroit du
[20:28] corps qui est plutôt détendu ? On même
[20:32] pas complètement détendu, mais peut-être
[20:35] davantage détendu, plus détendu, un peu
[20:37] plus ouvert,
[20:39] avec une température un peu plus
[20:41] agréable aussi peut-être. Et donc ce que
[20:43] je fais c'est que j'invite la personne à
[20:46] sentir un autre endroit du corps, aller
[20:48] sentir du contrat. C'est ça peut être un
[20:49] endroit tout petit du corps, des
[20:51] endroits parfois presque un peu
[20:53] bizarres. Mon pouce, mon doigt de pied,
[20:56] mes yeux semblaient, mes oreilles. OK
[20:59] bah portons notre attention sur tes yeux
[21:01] ou portons notre attention sur ce doigt
[21:03] de pied qui là semble neutre, semble
[21:05] assez détendu et posé sur le sol. OK.
[21:09] [grognement]
[21:09] Et ça, ça paraît tellement simple mais
[21:11] c'est super puissant. Déjà parce que
[21:13] s'il y a un endroit que tu peux trouver
[21:15] là dans ton corps qui est moins tendu,
[21:17] qui est pas figé, bah il y en a sûrement
[21:19] d'autres. Il y en a sûrement plusieurs
[21:21] autres que tu pourrais trouver. Et puis
[21:23] parce qu'en portant notre attention
[21:24] là-dessus, ça change littéralement notre
[21:27] perception de l'endroit où il y a des
[21:30] tensions. OK ? Souvent ce qu'on va faire
[21:32] c'est qu'on va travailler en
[21:33] aller-retour puis on se rend compte
[21:34] qu'au bout d'un moment et bah dans le
[21:37] coup il y a moins de tension parce que
[21:38] le le système c'est tout le système
[21:40] nerveux, le cerveau avec le système
[21:42] nerveux central mais tout le système
[21:43] nerveux qui commence à imprimer ah il
[21:46] peut y avoir de la détente. Ah mais il y
[21:48] a de la détente en fait. Ah ça peut
[21:52] aller mieux. Ouais ça va passer.
[21:55] Ah là maintenant tout de suite ça va. Là
[21:58] maintenant tout de suite, je suis pas en
[21:59] danger. Et ça c'est la même chose avec
[22:01] des émotions qui logent dans le corps.
[22:03] Par exemple, quand on a dû réprimer nos
[22:05] émotions et aller dans le figement,
[22:07] quand on avait des émotions parce
[22:08] qu'elles étaient pas les bienvenus, on
[22:10] va devoir faire le travail dans le corps
[22:11] aussi à ces endroits-là. Donc là, on
[22:13] posera la question, OK, là on est en
[22:16] train de parler de ça, qu'est-ce qui
[22:18] vient pour toi ? Ah, je me sens triste,
[22:20] où est-ce que tu la sens la tristesse ?
[22:21] Et bon là sur les émotions souvent c'est
[22:23] rarement dans les doigts de pied, les
[22:24] ongles et [rires] tout ça. C'est
[22:27] rarement dans les extrémités. Ça va plus
[22:29] être dans les parties centrales, les
[22:31] viscères. Oh yes, ça me fait un nœud
[22:33] dans l'estomac ou oh, je sens mon cœur
[22:35] qui
[22:37] ce J'ai comme une une boule là, une
[22:40] oppression dans la poitrine. Les
[22:41] poumons, le cœur, une boule dans la
[22:43] gorge. OK, ça va être plutôt tout le
[22:44] tron là au niveau des émotions. Et donc
[22:48] là, on peut faire ce travail, on sent
[22:49] quelque chose d'émerger puis on va
[22:50] connecter à ça. Et ça peut être aussi
[22:52] simple que poser la main déjà. OK, je
[22:57] pose la main et puis peut-être qu'est-ce
[22:58] qui devient comme image ? Et puis on
[23:01] peut travailler de la même façon. Tiens,
[23:02] c'est il y a il y a une oppression, il y
[23:04] a quelque chose de très lourd. Est-ce
[23:05] qu'il y a un autre endroit du corps qui
[23:06] serait plus léger ? Et on travaille en
[23:08] contraste. OK, là je donne vraiment
[23:10] comme un aperçu dans une séance de
[23:11] somatic experiencing. Comment est-ce
[23:13] qu'on travaille dans le corps, ça c'est
[23:14] des choses qu'on fait et et qu'on et
[23:17] qu'on t'apprend à faire dans notre
[23:18] programmerize aussi. Donc ça c'est
[23:21] commencer à cultiver la sécurité à
[23:23] l'intérieur de soi au niveau des
[23:25] sensations. Et plus on va faire ça, plus
[23:27] on va commencer à trouver de la sécurité
[23:30] dans nos propres sensations, dans nos
[23:31] propres dans notre propre corps. Et puis
[23:33] on a notre troisième point qui est
[23:35] l'éducation. Et ça c'est vraiment last
[23:37] but not least. C'est pas la chose qu'on
[23:39] doit faire tout à la fin. C'est la chose
[23:41] qu'on doit faire dès le début. On doit
[23:43] s'éduquer sur ces sujets parce que sans
[23:46] éducation, sans savoir que ça existe
[23:48] tout ça, même disons sans savoir que les
[23:51] traumas existent, sans savoir que j'ai
[23:53] un système nerveux, sans savoir que le
[23:56] le mouvement que fait le système
[23:59] nerveux, hein, on peut pas comprendre ce
[24:02] qui se passe en nous. Aussi longtemps
[24:03] qu'on porte notre attention sur les
[24:04] sensations dans la nuque, qu'on est
[24:05] comme ça. Et qu'est-ce que je propose à
[24:07] la personne quand je lui dis tiens,
[24:08] est-ce qu'il y a un autre endroit qui
[24:09] est un peu moins tendu ? B je lui
[24:11] propose une petite ouverture. Puis après
[24:14] le système c'est normal, lui il est en
[24:15] figement peut-être depuis des années.
[24:16] Donc il va se refer. Puis après on
[24:19] refait un petit peu, on repratique un
[24:21] petit peu. Hop et on repratique. Mais
[24:23] regardez déjà ce qui se passe là. Si tu
[24:25] me vois si si tu es en vidéo, si tu es
[24:27] sur YouTube, tu vois avec ma sphère
[24:28] Aberman, je suis en train de le montrer,
[24:30] il commence à y avoir un mouvement. Ça
[24:32] se ferme et ça se réouvre. Ça se ferme
[24:34] et ça se réouvre. Et là, on recommence à
[24:37] avoir du flow. Et on commence déjà à
[24:38] être dans le contraire du figement parce
[24:40] que dans le fichigement tout était
[24:41] fermé, tout était immobile. OK ? Là, on
[24:43] recommence à donner du mouvement, à
[24:46] mettre du mouvement dans le système et
[24:47] et cette recontraction, elle est
[24:49] totalement normale. Dès que ouverture,
[24:51] une relaxation, le système, hop, il se
[24:53] recontracte automatiquement. C'est un
[24:55] peu c'est un peu comme quand tu
[24:58] commences à relâcher l'hypervigilance.
[25:00] On dit "OK, regarde là, il y a de la
[25:02] sécurité dans l'environnement, tu
[25:03] t'orientes, tout va bien là maintenant
[25:06] et tu relâches l'hypervigilance et tu te
[25:07] sens encore plus hyper vigilant parce
[25:10] que paradoxalement l'hypervigilance,
[25:12] elle te faisait te sentir en sécurité
[25:14] toutes ces années. L'hypervigilance,
[25:15] elle te faisait avoir ce sentiment de je
[25:17] suis prêt, je suis prête. Si si quelque
[25:19] chose arrive, je suis prêt, je suis
[25:21] prête." Sauf que c'est un raisonnement
[25:24] qui est un peu erroné dans le sens où ça
[25:25] ça le le coût pour l'organisme, il est
[25:27] énorme. Ça vient cette hypervigilance,
[25:29] elle vient avec énormément de tension et
[25:31] notamment des tensions dans les yeux,
[25:33] des tensions au niveau du tron cérébral
[25:34] he dont je parlais tout à l'heure, plein
[25:36] de tensions dans le corps et c'est très
[25:37] gourmand en énergie l'hypervigilance et
[25:39] tu le sais parce que tu es fatigué, tu
[25:40] es épuisé, ça peut nous faire devenir
[25:42] plus irritable, plus agressif qu'on
[25:44] aimerait aussi. C'est normal, on est
[25:45] tout le temps en mode combat, hein. Et
[25:47] donc qu'est-ce qu'on va faire quand on
[25:48] on commence par exemple la pratique de
[25:50] l'orientation, qui est une des premières
[25:51] choses qu'on fait dans le programmerise
[25:53] ? Et ben quand on commence à faire la
[25:54] pratique de l'orientation et que je
[25:55] commence à me rendre compte "Ah là
[25:58] maintenant, là maintenant tout va bien."
[26:01] C'est une petite ouverture. OK ? Après
[26:03] hop, l'hypervigilance va revenir.
[26:05] Totalement normal. Voilà, il faut faire,
[26:07] il faut faire, il faut pratiquer,
[26:09] pratiquer, pratiquer, pratiquer. Donc on
[26:12] veut y aller doucement dans ce travail,
[26:15] pratiquer régulièrement et connaître les
[26:18] concepts. Et pourquoi c'est tellement
[26:20] important de connaître les concepts ?
[26:21] Parce que quand je vais proposer ces
[26:22] petites ouvertures à mon système
[26:24] nerveux, bah regardez là, il y a des
[26:27] petits trous et donc il y a peut-être
[26:28] des petites choses qui vont se libérer,
[26:30] s'échapper mais dans le sens c'est bien
[26:32] qu'elle s'échappe parce qu'on veut les
[26:34] libérer des émotions, des sensations.
[26:36] Donc je peux avoir des frissons, je peux
[26:38] avoir de la colère qui remonte ou je
[26:40] peux avoir une grande tristesse ou un
[26:42] rire que je comprends pas. OK,
[26:45] je traverse un un petit pan de un petit
[26:48] pan de figement. OK. qui est en train de
[26:50] de fondre doucement et donc wou je c'est
[26:54] comme si ça fiche dans ma tête ce dont
[26:56] je parlais tout à l'heure avec mon
[26:57] expérience, c'est comme si j'ai mes
[26:58] capacités cognitives elles sont comme un
[26:59] peu perturbées. Il faut savoir ce qui se
[27:01] passe à ce moment-là. OK ? C'est pour ça
[27:03] que dans le programme Rise, je dis
[27:05] toujours aux personnes le travail qu'on
[27:07] fait et la façon don on travaille et la
[27:09] façon dont on travaille et la façon dont
[27:10] on vous accompagne, c'est aussi
[27:11] important parce que qu'est-ce qui se
[27:13] passe ? Si j'ai une émotion qui sort ou
[27:15] une ou une sensation qui est là puis moi
[27:17] je suis quelqu'un qui a peur de ces
[27:18] sensations, bah ça fait ça et boum, je
[27:20] me recontracte tout de suite. Et donc au
[27:23] lieu de laisser ce cette énergie de
[27:26] survie, cette sensation là, ce qu' avait
[27:27] besoin d'être libéré dans le corps, être
[27:29] libéré et puis laisser cette réponse se
[27:32] compléter.
[27:33] et ben je me recontracte et donc je
[27:36] réenfouis à nouveau à l'intérieur. Je
[27:37] réprime à nouveau ce que j'ai fait toute
[27:39] mon enfance. OK ? Parce que j'avais pas
[27:40] le choix. Mais là on veut faire le
[27:42] mouvement contraire dans ce travail. OK
[27:44] ? Donc connaître les concepts pour que
[27:47] ce mouvement naturel, ce mouvement
[27:50] fluide, ce mouvement de bonne santé, ce
[27:52] flow hein qui est interrompu par toutes
[27:54] ces réponses de survie coincé à
[27:55] l'intérieur. L'état de figement, c'est
[27:57] un état dans lequel on peut avoir
[27:58] l'impression qu'il se passe rien parce
[28:00] qu'il y a cet état dorsal, mais c'est un
[28:01] état hyper hyper intense et très
[28:04] gourmand en énergie. Il y a toutes ces
[28:05] énergies de survie en dessous euh et qui
[28:08] sont qui sont gardés comme ça à
[28:10] l'intérieur par cette chappe de
[28:11] figement. pour que tout ça puisse être
[28:13] libéré et puis retrouver ce flow, on a
[28:16] besoin d'avoir les concepts. Sinon, à
[28:17] chaque fois qu'il va se passer quelque
[28:18] chose, on va pas comprendre ce qui se
[28:19] passe, on va avoir peur et on va se
[28:21] recontracter. Et si tu as entendu voilà
[28:23] des signes physiques, cognitifs,
[28:25] émotionnels qui te rappellent peut-être
[28:27] des personnes ou des personnes [musique]
[28:28] voilà qui qui euh ont des difficultés
[28:31] avec ça en ce moment, comme toujours,
[28:32] envoie-leur cet épisode. C'est comme ça
[28:34] queon peut partager ce travail tellement
[28:35] tellement précieux sur le système
[28:37] nerveux, sur les traumatismes. C'est un
[28:38] travail qu'on doit absolument partager.
[28:40] Je te remercie de le faire, d'être
[28:42] ambassadeur, d'être ambassadrice de ce
[28:44] travail-là et de soutenir aussi mon
[28:47] travail, notre travail de toute l'équipe
[28:49] euh par la même occasion. Merci
[28:51] infiniment avec toute [musique] ma
[28:52] gratitude et je te dis à très vite pour
[28:54] un nouvel épisode de Pas de souci. M.
